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L'Arbre sans Racines
L'Arbre sans Racines
"Rencontre de deux personnes qui se devinent comme des jumeaux."




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 Chouette 30 septembre 2009 à 17:45 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
L'ARBRE SANS RACINES



Ce matin là, lasse et fourbue, je décidais de ne rien entreprendre de physique, tant je me sentais éreintée par le poids de tout le travail abattu ces deux dernières semaines!

Dès la fin du petit-déjeuner, je décidais de m'octroyer une journée rien qu'à moi !
C'est donc avec joie que je préparais ma table et mon siège pliables en m'installant sous mon arbre préféré dans le fond du jardin!

Dès que je pris cette décision, je fus d'une humeur si contagieuse, que mon mari me demanda en souriant : « que ce passe t-il ? » Je répondis avec entrain:

« Aujourd'hui je ne suis là pour personne, je suis en congé ! »

Il dut se dire : « elle me surprendra toujours ! » Je n'eus pas de réponse !

Je n'en avais cure, j'avais prévu dès cet instant : je me ferai servir comme une princesse ! A l'ombre de mon arbre, j'entrepris de lire si j'en avais le désir ou d'écrire... quand ça me plairait.

Délicieux moment de jouissance...fière d'en avoir pris la décision.
A peine installée, j'entendis déjà gémir mon mari : « où as-tu mis mon short ? » Non ?
J'hallucine ! Comment avoir la paix...Quelle utopie !! Impossible, même en restant ici dans notre jardin ?

Je décidais de ne pas répondre à sa question ! J'étais à la limite de l'insolence en lui criant : « aurais-tu trouvé le mien ? »
Il grommela quelques mots inaudibles et semblait râler ! Tant pis pour lui !

Fulminante, je pliais bagages ! Quand pourrais-je être un jour tranquille, sans être dérangée par des demandes et des attentes intempestives ?

Je décidais de prendre ma voiture et d'aller me réfugier dans un splendide parc à quelques kilomètres de la maison. Je remplissais un sac de livres, mes carnets d'écritures, évidemment j'emportais la table et le siège pliants !

J'entendis déjà l'appel « Où tu vas ? » Je répondis illico!
« Trouver un endroit calme et tranquille sans personne, qui me demande : toutes les cinq minutes...
« T'es où? Tu fais quoi?Où t'as mis ceci ?Où t'as mis cela ? »

A voir la tête de mon mari, j'avais compris qu'il n'était pas certain que je partirais ....Avoir une journée de tranquillité...faire ce que j'avais envie...sans être interpellée pour des broutilles ! Oui, je l'avoue, j'étais à la limite de l'énervement, je dus faire un effort pour ne pas exploser....je ne retrouverai mon calme, qu'une fois installée et peinarde sous un arbre !

Je me mis au volant. Zut ! J'avais oublié de prendre des boissons! Je tentais d'aborder l'oiseau rare : « Chéri : tu pourrais m'apporter deux sodas ? » Là, je me sens mielleuse et audacieuse !
Bien sûr, pour toute réponse j'entendis : « vas les chercher toi-même ! »
Raté, ma vieille ! Pas de chance ...je sors de la voiture et me précipite vers la cuisine...où bien sûr...dans sa colère ... s'était déjà tapi...mon oiseau rare, à mon insu !!! Je restais surprise...
« Pourquoi tu te caches derrière la porte ? » Il osait me répondre : « Tu es sûre de vouloir partir ? » ...Quoi ?
C'est un guet-apens ? Non, ce n'est pas possible ! Pire qu'un enfant de cinq ans, privé de sortie !
« Tu reviens à quelle heure ? » «Donnes-moi un petit bisou!» : Smak furtif. Je gardais mon calme.... je me sentais prête à exploser!
« Mon chéri, tu sais que je t'aime, mais là, tu vas me lâcher les baskets, je souhaite passer une journée tranquille et paisible, loin de toi ! » « A quelle heure tu rentres ? »
« Plus tu m'énerveras, plus tard je reviendrai ! C'est d'un puéril !!! »
« As-tu pensé au souper ?? » Quoi ? « T'as vu l'heure ? Il est dix heures du matin...ce n'est pas possible ! »
J'en rajoute...en blaguant.... (Il est très radin) ... il ne trouvera pas ça drôle du tout... et je lui rétorque avec une pointe d'ironie:
« T'inquiètes pas mon chéri... tu m'emmèneras faire un petit resto ce soir ? Non ? »
Là, je sens que c'est moi qui l'énerve! Depuis le début de ma retraite j'ai un malin plaisir à le faire mousser de temps en temps. J'oserais même dire que c'est quelque fois, intentionnel de ma part.
Il ne supporte absolument pas mon humour quand il se sent vaincu, encore moins quand sa femme s'affirme !
Cette fois je ferme la portière et je démarre avec un air moqueur en soufflant ...un baiser du creux de ma main vers mon oiseau rare !!
A entrevoir ses yeux, je devine qu'il n'est pas content ! Il ne sait pas où je vais, ni chez qui ? Ni avec qui ?
Sincèrement, ce n'est pas très gentil de ma part, mais ça me fait un bien fou de le tourmenter un peu!!!
Au volant, je mets la musique à fond et chantonne allègrement tout le long du chemin jusqu'au parc !
Je me gare ! A peine arrivée à la grille du parc, la table pliante me glisse des mains, elle tombe sur mon gros orteil droit. Je pousse un léger cri de douleur ! Aie !

Tentant maladroitement de rattraper le siège pliant, en me relevant je vois des pieds chaussés de mocassins...impeccablement cirés !
Surprise...je me retrouve face à un homme de style gentleman qui tient ma table sous le bras! Je tente de ne pas bégayer tant mon étonnement est visible ! J'en rougis presque. Qu'est ce qui m'arrive ? Je reste aussi muette que lui. Il bredouille en me demandant :
« Qu'aller vous faire avec cette table et ce siège ? » Penaude, mais souriante : je réponds :
« Monsieur, je ne suis pas venue pique - niquer ! » Presque agressive...il n'y a pas lieu de l'être, me dis-je à voix basse !
Je reste interrogative du fait qu'il reste planté là ...il a presque l'air stupide avec ma table sous le bras ! Il aurait pu continuer son chemin, non ? Aussi embarrassé l'un que l'autre, il me suit dans l'allée principale du parc !
« Où allez vous, Madame ? » Je bredouille déjà moins, mais reste toujours aussi perplexe devant son élégance, son aisance et l'assurance de son verbe. « Je me rends sous le cèdre du Liban au bout de l'allée qui mène au Musée, Monsieur ! »
J'ai l'impression de parler la bouche pincée en cul de poule !! Je me sens idiote, de faire la précieuse...mais ça m'amuse follement !
« Ah, vous êtes une habituée, Madame? » « Non, Monsieur, c'est la première fois que je viens seule ! »
« Autrefois nous y venions régulièrement en famille, il y a plus de trente ans, aujourd'hui j'y viens pour trouver de l'inspiration!»
« De l'inspiration ? » « Oui ! Je suis à la retraite depuis quelques mois, comme j'ai toujours beaucoup aimé cet endroit, je crois pouvoir m'y ressourcer pour écrire ! »
« Vous écrivez Madame ? »
Non, je tente d'écrire des petites nouvelles, j'en écris à quatre mains via le Net avec une personne que je n'ai encore jamais rencontrée, et j'ai un projet de biographique sous forme de fiction en chantier ...
« Madame ? Appelez-moi Andy ! » « Ah, oui, Andy, c'est un diminutif ? » Qu'importe ! Je ne réponds pas.
« Bien sûr...il rajoute : « c'est votre vrai prénom ? Sans réponse il me dit : moi, c'est Nestor ! » J'ai failli éclater de rire ! Il n'a vraiment rien du domestique de Tintin au Château de Moulinsart !!!
« Je comprends votre sourire, Andy, vous avez de l'humour ! » J'ose ajouter : vous n'avez vraiment rien du domestique de Tintin et du Capitaine Haddock !! » Non, là je trouve que ... je deviens familière !
Nous avons l'air ridicule au milieu de cette allée, lui ma table sous le bras et moi le siège et mon sac à la main ... mais sa compagnie me devient tout à coup agréable ! Du calme, me dis-je en me parlant intérieurement! Te rends-tu compte ? Sois prudente, ne t'embarque pas...il va te monopoliser toute ton après Ė midi !

"Tu voulais la paix...Et ton projet d'écriture ?" La petite voix intérieure s'interrompt et me dit :
« Eh, bien tant pis pour ce que tu avais à faire, tu pourras encore mieux décrire cette rencontre en laissant libre cours à ton imaginaire, de surcroît, il me semble érudit, disert et courtois ! »
Arrivés au cèdre, il me propose de l'accompagner à la cafétéria du Musée en m'offrant un café ! J'acceptai volontiers, mais je le rends attentif, je ne peux pas y aller avec la table et le siège?
« Ce n'est pas un problème Andy, me dit-il : nous allons les déposer au vestiaire du Musée et nous aurons toute la liberté pour discuter ensuite ! » Je me dis que cet homme est vraiment très élégant...tant, dans le verbe que dans le geste !
C'est qu'il m'intrigue. Il me semble être chez lui ici ? Etrange...
Il se doute que je reste coite par son aplomb et de suite il me rassure en me disant : « je suis le Conservateur du Musée ! » Sic ! Je reste interdite, je n'arrive pas à dire un mot !
Nestor, ce prénom ne lui va pas du tout ! Charles-Edouard...c'est un prénom plus drôle... un soupçon de snobisme ...Je ris seule...
Nestor me dis : « Pourquoi ce sourire ? » Gênée, je ne réponds pas !
Je me dis que j'exagère un peu...il finirait par être aussi fier que les paons qui se promènent sur les pelouses !! Je ne dis mot !! Comme par hasard j'entends au loin, comme un écho...Léon...Léon, Léon...les paons en choeur !!!
(Je décide de prendre un autre ton ....moins pincé, je quitte cette bouche en cul de poule !)

Nous nous dirigeons vers le vestiaire... je me sens très loin d'imaginer une seule seconde que je vais atterrir dans une telle histoire !
« Monsieur, euh ...pardon, Nestor, je ne comprends pas ce qui vous porte à me suivre et à vouloir m'offrir un café, le but de ma visite ne se déroule absolument pas tel que je l'avais prévu ! »
« Je vous remercie de m'avoir aidé à porter ma table, je pense que vous avez mieux à faire ! »
« Excusez-moi Andy, c'est un plaisir pour moi d'être en votre compagnie, vous me semblez être quelqu'un d'un grand intérêt et avec qui j'aimerais avoir des discussions intéressantes ! »
« Nestor, je suis désolée : vous ne m'avez jamais vue ni rencontrée, permettez-moi d'être étonnée...je souhaiterais que nous en restions là ! »
« Je ne souhaite nullement vous importuner, mais j'aimerais que vous sachiez Andy que, dès que je vous ai vu, je me suis rendu compte que vous étiez effectivement quelqu'un de très rare !! »
Rare ? (Une pièce de Musée ?) ...j'éclate de rire !! Nestor interrogatif et perplexe rit de bon cúur avec moi... il ne sait pas pourquoi !
Je réplique en lui disant ne rien comprendre à sa façon mystérieuse d'aborder la gent féminine, cette manière m'insécurisais, je dirais même me tétanisais!»

« Vous me donnez, l'impression de lire au fond de l'âme ! Cela m'effraie, je ne me laisse pas découvrir par le premier venu, oui, vous êtes le conservateur du Musée, vous avez probablement fait des études d'archéologie et quoi d'autre encore, vous, vous ne savez rien de moi? »
« N'ayez pas peur Andy, je ne vous ferez aucun mal, je désire et souhaite tout simplement que nous soyons amis et qu'au fil de nos rencontres, vous acceptiez que je vous offre un café !
" Etrange proposition, Monsieur ! Pardon.
Nestor, je vous demande un temps de réflexion...je ne peux accepter votre offre sans que je me pose des questions ? »
D'emblée je décidais : « Et bien Nestor, allons y le boire ce café, ensuite nous verrons si nous pouvons envisager de devenir les amis du Parc et du Musée ! »
Nous nous sommes rendus à la cafétéria et là je me suis laissée apprivoiser, j'ai découvert Nestor sous un aspect moins incisif et de surcroît, fin psychologue ! Je suis restée bouche bée !!
Le plus stupéfiant ? Nous avons les mêmes origines sociales ! Sa mère l'a abandonné chez ses grands-parents quelques mois après sa naissance en 1945, tout comme moi...j'ai découvert que nous n'avons que quelques mois de différence.
Touchant de l'entendre se raconter...je l'ai écouté sans interruption, dès qu'il eut terminé ; par bribes je lui confirmais avoir vécu une multitude de situations identiques aux siennes ! Sans aucun doute a-t-il eu la même impression que moi pendant notre conversation ; le sentiment d'avoir rencontré son jumeau ! Trop d'émotions, hésitante... je n'osais pas lui poser la question.
Nous avons découverts ensemble que nous avons passés plus de cinquante ans à retrouver nos origines, nos racines ! Ni lui, ni moi, ne savons qui est notre père ! Nous avons été et sommes toujours des secrets de famille! Surprenant et incompréhensible !
Dès cet moment, trop impulsive et relativement enjouée, je lui annonçais que le titre de mon nouvel écrit serait : « L'arbre sans racines ». « Je le mets au pluriel, Nestor ? »
« Cela me touche beaucoup Andy, aurais-je la primeur de le lire ? »
Peut-être...en l'état présent, très certainement, je me sentais fébrile ! Là, prise à mon propre jeu de spontanéité... je me sentais piégée...presque impossible de faire marche arrière ! Non...je n'avais aucun regret!
Comment Nestor pouvait-il deviner qui j'étais ? C'est cela qui me décontenançait le plus! J'eus presque l'impression qu'il avait des dons de voyances !!
Il lui restait encore un an à travailler. Ensuite la retraite et enfin le temps des voyages et des découvertes archéologiques.
Nous avons projeté de nous revoir au moins deux fois par semaine ! Par beau temps, nous nous promettions de découvrir la beauté et toute la richesse des essences d'arbres rares importées par Waroquier lors de ses expéditions, plantés dans ce magnifique Parc entourant le Musée de Mariemont.
Lorsque le temps serait maussade, froid ou pluvieux, nous nous réfugierions au Musée ou la cafétéria.
Je restais malgré moi, méfiante et interrogative!
« Nestor, maintenant il faut que je rentre...je n'ai pas vu le temps passé ! » Il semblait déçu que je parte. Je ne lui disais rien de plus...j'étais certaine de revenir dans trois jours ! Il esquissait un timide sourire de joie et de plaisir.
J'avoue que j'aurais aimé lui parler jusqu'au bout de la nuit ! A son regard, je devinais, qu'il en était de même pour lui !
« Bonne soirée, Andy ! » ...dans trois jours ? »
« Oui, Nestor ! C'est promis ! Bonne soirée...J'ajoute timidement : Fais des beaux rêves ! » J'avais osé... le tutoyer et lui avouer que j'avais le sentiment d'avoir trouvé mon frère jumeau !! Nous nous séparâmes ...sans un mot...chacun dans ses pensées, comme si nous nous demandions, qu'est-ce qui c'était réellement passé ?
J'aurais aimé l'embrasser...ne fusse que par gratitude pour la richesse et le partage de nos échanges ! Nous nous sommes éloignés....fait un léger et timide signe de la main...de loin...chacun au volant de sa voiture !
Sur le chemin du retour, je dus doubler de vigilance afin d'arriver sans dommages à la maison !
J'eus des regrets...j'eus tant aimé lui poser encore une multitude de questions. Je suis rentrée relativement désarçonnée par cette rencontre.
Seule condition imposée de ma part : pas de téléphone ni d'adresse e-mail pour le moment, ce que Nestor accepta immédiatement!
Seules, seraient essentielles, nos rencontres dans le Parc afin de continuer à apprendre à mieux se connaître ! Nous nous sommes promis de préserver notre secret afin qu personne ne puisse nous blesser ou interférer dans cette amitié naissante !
J'avoue, que c'est une rencontre incroyable, je la garde dans un petit coin secret pour l'instant... Le plus difficile me semblait à venir ! Rentrer à la maison sans ne rien laisser paraître !

Dès mon arrivée, je fus accueillie à bras ouverts...Je compris pas de suite et à mon plus grand étonnement mon mari me pressa de prendre une douche, de me changer. Il avait réservé deux places, nous étions attendus au restaurant.
J'avais décidé de garder mon secret, il me fallait du temps pour comprendre et intégrer cette rencontre, qui à cet instant, me semblait irréelle ! Sous la douche, j'avais l'impression et le sentiment d'être quelqu'un d'autre depuis quelques heures !
Comment mon mari allait-il réagir face à ce changement que moi je ressentais, allait-il s'en apercevoir? A cet instant, j'aurais tellement aimé être seule, non pas pour ruminer...mais pour mieux me remémorer toutes les étapes de notre conversation.
Heureusement, pas une seule fois mon mari me demanda : « qu'as- tu fait de beau ? »
Etrange...ce n'était vraiment pas son habitude !
Me voilà encore plus intriguée !
Peut-être mon absence avait-elle fait qu'il se rappela la raison de mon départ précipité ? J'osais espérer qu'il allait tenter de se remettre en question et d'accepter que je puisse avoir la possibilité d'avoir des activités et des centres d'intérêts différents des siens ?
Mon mari est resté un certain temps interdit par mon silence...Il me demanda si j'avais eu un problème ?
« Evasivement, je répondis, non ! » Nous avons parlé de tout et de rien...dans ma tête, j'étais ailleurs...de manière inconsciente, je faisais quelques escapades fugitives au Parc...ce Nestor était omniprésent...
Me secouant et sursautant : quand mon mari me disait :
« Tu m'écoutes ? » Il me rappelait à la raison...je me sentais par moment complètement absente ! Je me sentais quelqu'un d'autre...quel étrange sentiment !
Cette journée avait été réellement bouleversante ! Nous rentrâmes à la maison, j'étais épuisée.
Muette, je suis montée dans ma chambre...toujours aussi interrogative...je ne comprenais rien à cet évènement ! Oui, pour moi c'était vraiment très important : avoir rencontré une personne qui avait le même vécu, qui lisait au fond de moi tel un livre ouvert !
Désarçonnée ! Oui, c'était le terme adéquat : j'étais entièrement désarçonnée !
J'eus du mal à m'endormir cette nuit là ! Je ressentais une grande sérénité et une certaine inquiétude...les deux à la fois, c'était une étrange ambivalence !
Je ne me sentais absolument pas amoureuse, mais j'étais et restais intriguée d'avoir rencontré un frère jumeau ! Je restais sous l'effet d'étonnement que ce type de rencontre puisse avoir existé... elle avait réellement eut lieu!
Je n'entendis pas mon mari se mettre au lit ce soir là !
J'avoue qu'au petit matin en me réveillant je me sentais encore tellement bouleversée que je surpris quelques larmes qui perlaient dans le coin des yeux, les vieux fantômes étaient encore venus roder cette nuit ? Pourquoi une telle émotivité? J'en avais pourtant vu bien d'autres dans ma vie !
A cet instant, j'aurais aimé être avec Nestor...rien que pour savoir, comment lui se sentait ? Quelle conséquence avait eu cette rencontre sur lui ? Que d'interrogations ? Je ressentais la nécessité d'en parler tout simplement ! Je regrettais presque de ne pas avoir échangés nos numéros de téléphone ! Comment faire... faire comme si...cette rencontre n'avait pas eu lieu ?
Je me sentais vraiment dans un état second. Je me décidais enfin à sortir du lit ! J'humais la bonne odeur du café frais dans la cage d'escalier. Je me demandais quelle attitude adopter vis-à-vis de mon mari ?
Je sentais qu'à partir de ce jour, plus jamais rien ne serait comme avant !
Mon mari était déjà levé depuis un certain temps et avait déjà préparé un bon café et des tartines grillées !
Je riais en allant l'embrasser !
« Ah ! Tu sembles de bonne humeur ce matin ? » Je ne pouvais pas répondre, muette, je restais presque indifférente !
Dès la première gorgée, je me cachais la tête dans le bol de café ! Je me tenais la tête entre les deux mains, les coudes sur la table.
« Qu'est-ce qu'il y a pour que tu fasses une tête pareille, alors que tu souriais il y a à peine cinq minutes ? »
« Excuses-moi, j'ai un peu mal à la tête et je n'ai pas très bien dormi cette nuit ! »
« Ah, ton idée de resto hier soir ? » « Peut-être une mauvaise digestion ! » Aucune envie de réagir ! J'évitais la remarque et répondis évasivement...
« Euh, oui mon chéri ! Tu as, sans aucun doute raison ! » Je devinais à son regard que ma réponse lui fit un plaisir fou !
Inévitablement je me remis à penser à cette rencontre ! Un frère jumeau ! Je restai pensive ! Oui, il m'avait réellement impressionné, personne à qui en parler.
Garder un secret si lourd ? Même pas à Santi, ma meilleure amie? Peut-être...dès que je l'aurai rencontré une deuxième fois ?
Ensuite, quand je le connaîtrais un peu plus, alors pourrais-je mieux lui en parler et expliquer mon état actuel?
J'étais attirée et apeurée à la fois ! Je ne saurais dire s'il y avait de la méfiance ? Certainement pas...mais je resterai étrangement absente jusqu'à notre prochaine rencontre.
Qu'avais-je à craindre ?
Que je puisse être déçue ? Je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même ! Quelles seraient les conséquences d'une déception éventuelle ? La sagesse m'imposait d'être lucide et prudente ! La réflexion était légitime.
Ne faisant rien de mal, il était hors de question de me culpabiliser ! Ce n'était certes pas une rencontre ordinaire, et je n'allais pas rater l'occasion de laisser grandir cette amitié naissante, tout en m'imposant une certaine prudence !
A force de me mettre des limites, je sentais que je devais aussi faire confiance !Oui, l'habit ne fait pas le moine ! Je savais...mais ce qui m'importait, c'était de revoir Nestor le plus vite possible!
Je savais que je n'avais qu'à me présenter à l'entrée du Musée...à travers son bureau vitré à l'étage, il ne pouvait voir que moi dès qu'il aurait levé la tête un bref instant de ses
paperasses ! Oui, j'irais ! C'était presque devenu vital.
Mon empressement de le revoir très vite me tiraillait, je devais absolument savoir comment il se sentait après nos échanges, nos confidences ? Avait-il pu dormir ?
Etait-il heureux ? Avait-il peur ? Avait-il confiance dans cette nouvelle amitié ? N'allait-il pas être déçu ?
Etait-il aussi perturbé que moi ? Mes éternelles questions ?
J'en avais la tête à l'envers! Impossible de me sortir Nestor de la tête....Je me sentais complètement envahie par un vague...comme une marée montante très houleuse, ce n'était en aucun cas une inquiétude!
Après autant d'années d'errances, je rencontrais enfin quelqu'un qui avait une part du même vécu que moi, ma soif d'échanger avec lui était plus forte que tout !
Ne pas m'empresser trop vite, surtout ne pas perturber mon mari, il me fallait trouver un motif pour pouvoir revoir Nestor !
Je ne me sentais absolument pas prête, de rentrer dans une situation de mensonge ! D'ici là, je verrai bien comment présenter mon départ !
L'estomac noué, je m'activais à quelques tâches ménagères, mais je restais troublée ! Je me sentais mal, je ne souhaitais aucun autre lien avec Nestor, qu'échanger notre vécu, bien entendus, nos réussites !
...La suite ne me faisait pas peur...!
Au terme de deux jours de réflexions, d'une humeur mitigée avec mon mari ...le pauvre, il n'était encore au courant de rien...je pris mon courage à deux mains pour lui raconter cette extraordinaire rencontre avec Nestor! Je lui exposais le plus naturellement possible la vraie raison de mon désir de le revoir! Le seul but ?
Continuer notre conversation d'il y a deux jours en ce qui concernait le secret de famille à chacun!
J'étais soulagée d'avoir eu le courage d'aborder le sujet! C'est ce que je devais expliquer à mon mari. Si j'avais voulu, j'aurais pu lui inventer n'importe quoi, alors que là, je jouais la carte de l'honnêteté !
Mon mari pouvait ne pas être heureux de cette annonce et avoir quelques inquiétudes, mais il devait admettre que j'avais décidé de revoir Nestor ! Je vous avoue que j'ai failli faire des bonds de joie, surtout pas devant lui...
Je voulais avoir la certitude qu'en nous revoyant, nous pourrions continuer à échanger positivement à propos de nos dépassements, où et comment nous avions trouvés la force d'être les personnes que nous étions aujourd'hui , tous les obstacles que nous avions franchis et surmontés dans nos parcours respectifs !
J'avais décidé de nous interdire dès la prochaine rencontre...de nous lamenter ! Notre galère était depuis très longtemps derrière nous, j'avais ressenti que nous nous étions reconstruits envers et contre tous, j'étais certaine que nous nous sentirions soulagés et sereins de pouvoir encore en parler plus longuement à deux !
J'avais l'impression que le futur allait me donner des ailes !! Je ne me reconnaissais plus, j'étais comme une adolescente ! Tout à coup...j'eus peur! Non, je ne me culpabilisais pas !
Mais comment allais-je pouvoir maîtriser la suite de cette rencontre, j'appréhendais la crainte que Nestor ne tombe amoureux ! Et moi, comment allais-je être disposée après autant de connivence ?
Là, je divague seule ...nous n'avions même pas encore parlés de notre vie actuelle...je ne savais même pas si Nestor avait quelqu'un dans sa vie...comme lui ne savait rien de moi, ni de mon mariage l'année dernière! J'avais l'accord de principe de mon mari de revoir Nestor ! C'est ce qui m'importait !
J'avoue que les deux journées qui suivirent cette rencontre, m'avaient mis dans une certaine léthargie ! J'avais l'impression de vivre à côté de moi ! Mais cet état me motivais et me dynamisais étrangement. Je me sentais ...comme sur un petit nuage.
Mes gestes et mes actions étaient d'un mécanisme acquis...aucun geste n'avait de sens réel pour moi !

Le jour de ma deuxième rencontre avec Nestor...après le dîner, en sirotant le reste d'un bon vin, je scrutais attentivement le regard de mon mari. Je pris conscience qu'il semblait inquiet à mon sujet...supporter mes sautes d'humeur...mes silences ! Mes absences ...même quand j'étais présente ? J'eus un bref instant l'humilité d'inverser les rôles ! Comment moi, aurais-je réagi dans la situation inverse ?
Je crois honnêtement, que j'aurais eu une pointe de jalousie ! Je me devais d'être un peu moins démonstrative, me montrer plus patiente. Ce que je mis en application sur le champ pour notre bien-être à tous les deux ! Je crois que j'aurais été aussi ouverte à ce qu'il puisse revoir la personne rencontrée.
L'essentiel : c'était d'en parler ensemble !
Je terminais de ranger la cuisine, lorsque tout à coup mon mari me dit ne pas se sentir bien.
Je lui proposais de s'allonger sur le divan et qu'il fasse sa sieste coutumière...que j'étais sur le point de partir et demanderais à notre voisin et ami de venir voir s'il allait mieux après son petit somme quotidien.
Evidemment, je compris immédiatement qu'il me jouait ce petit tour afin que je reste auprès de lui !
Impossible et ingérable, sa réaction m'insupportais, je n'avais jamais la possibilité de rester zen ! J'estimais que cette réaction était enfantine!
A chaque fois que j'élaborais un projet, quel qu'il soit, je devais me battre pour l'obtenir. Je sortis de la maison et me rendis chez le voisin.
« Bonjour, François ! Mon mari me dit qu'il ne se sent pas bien, alors qu'il sait que je dois partir et être à quinze heures trente au Parc. » Il me répondit :
« Pfff ! Andy, à son âge, il ne changera plus...tu dois t'en faire une raison ! » ... Cela me faisait une belle jambe me dis-je, en pestant !
« Toi, François s'il te plaît.... rassures-moi, qu'est ce que tu en penses ? Dès que je dois sortir il me fait son cinéma, le jour où ça sera réellement sérieux, ni toi, ni moi ne pourrons croire qu'il est réellement malade...ce n'est pas possible !! »
« Ecoute Andy, fais ce que tu as à faire, j'ai ton numéro de portable et s'il y a un problème je t'appelle ! » « C'est gentil François, je serai de retour vers dix huit heures au plus tard ! Bonne après-midi, je te revaudrai ça ! »
Rassurée, rentrant à la maison, mon oiseau rare dormait à poings fermés ! Non ! Ne culpabilise pas ! Vas-t'en ! »
J'avais un étrange pressentiment dès que je pris le volant. Je me raisonnais : ... n'aie aucune appréhension, tu vas retrouver Nestor !! Je ne me sentais absolument pas aussi enjouée qu'en me réveillant le matin !
Zut, je finirai par croire que l'étrange personnage : c'était moi ! Tu as accepté de le revoir ? Alors fonce et vas-y !
Arrivée au bout de l'allée arborée...je sentais mon cúur battre plus rapidement qu'à l'accoutumée. Reste calme, me disais-je, tout ira bien. J'appréhendais malgré moi nos retrouvailles. Pourquoi cet étrange sentiment ?
Je décidais que dès qu'il me verrait, je l'écouterais et poserais mes questions ensuite, ce déroulement me semblait plus aisé et me rassurait. Dès que j'eus franchi la porte, Nestor descendit les marches quatre à quatre !
J'en fus fière en tant que femme ...mais inquiète à la fois par autant d'empressement !
Naturellement, chacun fut sincèrement heureux de revoir l'autre ! Il me tutoyait immédiatement ce qui me rassurait!Son sourire ?
Alors là, j'étais éblouie et tellement émue que spontanément je me levais légèrement sur la pointe des pieds et d'instinct je déposais, sans réfléchir, un léger baiser sur sa joue !
Il ne sembla pas étonné, il fit de même ! J'étais ravie d'avoir humé l'odeur de sa peau, je n'avais aucune honte d'avoir eu ce geste de tendresse après trois jours d'attente et de stress !
« Bonjour, ma chère Andy, j'ai passé trois jours entièrement sous le charme de notre rencontre ! » « Deux nuits blanches, tel un zombie, entièrement à côté de mes pompes!
Je souriais et j'étais contente de son lâcher prise : mes pompes ???...Charles - Edouard ! Quel langage !! Le Nestor se montrait Ėil ... au naturel ?
« Il me dit : Je ne saurais expliquer ce qui m'est arrivé!»
Je restais interdite et amusée à la fois, ne sachant que répondre. J'avais décidé de l'écouter...je m'y appliquais ! Ensemble, presque automatiquement, nous nous sommes rendus vers la cafétéria...en silence.
A cet instant, je me rendis compte que notre rencontre l'avait autant perturbé que moi.
Trop heureuse intérieurement, je me disais...jusqu'où iras-tu ?
Là, où le destin me mènera !
A peine arrivés, il me présenta au gérant et ami en disant : « Voici mon amie, Andy ! » « Voici, Emile, un ami de longue date. » « Enchantée, bonjour, Emile ! » Je restais un instant interdite : il n'allait pas mêler son ami à notre conversation ?
A croire qu'à mon seul regard il avait compris en disant : « A tout à l'heure? Emile ! »
Je me sentais rassurée et nous pouvions enfin rejoindre notre coin tranquille : à la même table qu'il y a trois jours.
Je l'écoutais attentivement, l'observais encore d'avantage et de plus près, lui semblait faire de même, sans faire aucune remarque, ni l'un, ni l'autre ! Dès le café servi...Nestor se mit à raconter, marquant quelques poses en le sirotant.
Il était rentré entièrement perturbé suite à notre rencontre, jamais il n'avait vécu un tel évènement, je ne pus qu'acquiescer, précisant avoir vécu le même chamboulement...
Dès cet instant il me dit « C'est un vrai tsunami Andy, je ne sais plus où j'en suis ! »
« Nestor, soyons prudents ! Moi, je me suis mariée l'année dernière avec mon compagnon de 20 ans de vie commune, toi, je ne sais même pas si tu es libre ? »
« Andy, je suis libre comme l'air depuis plus deux ans...célibataire et deux enfants mariés ! Trois fois divorcé !..." (Sic!) ...
Là, je changeais de couleur et restais interdite !
Trois divorces? et un enterrement pensais-je tout bas? (sic)

« Nestor, je suis bouleversée depuis notre rencontre et je dois t'avouer que j'ai été très heureuse d'avoir partagé ce que nous nous sommes confiés, notre secret de famille, nous avons beaucoup de points en commun...le sentiment d'avoir rencontré un jumeau, c'est tel que moi je définirais cet évènement ! »
Je lui racontais ma situation plus en détail encore, mes enfants, petits-enfants, le père de mes enfants...mes différentes tranches de vies et mes expériences professionnelles.
Il buvait littéralement mes mots ! Je dus me rendre à l'évidence, qu'une telle osmose était à présent un réel dilemme !
Non, pas que j'avais peur, je n'étais absolument pas amoureuse...pour lui cela semblait couler de source et il avait déjà tracé des plans sur la comète, seul, sans m'en dire un mot, me semblait-il !
Je dus être ferme dans mes propos, je souhaitais actuellement que nous en restions là : des amis ! Il m'avoua que pour lui, il en était tout autrement. Je me sentais très mal à l'aise, c'est vrai que j'avais rencontré mon autre...jumeau... moi, j'aimais mon mari !
Je ne pouvais rien lui promettre pour l'instant. Arriva donc ce que je redoutais le plus. Il accepta, mais ne souhaitait pas me perdre !
« Aussitôt, je répondis : moi non plus, Nestor mais restons uniquement, amis » !
Il semblait heureux de ma réponse.
Comment allais-je pouvoir rester insensible à son charme envahissant ? Combien de temps pourrais-je résister ? Je ne pipais mot !
« Je laisserai du temps au temps, me répondit-il ! »
Je ne pouvais répondre que la même chose. J'étais persuadée que cette rencontre était unique !
Jamais plus à mon âge, je n'aurais l'opportunité de rencontrer un être avec lequel je retrouverais une telle complicité...une telle osmose, un si profond sentiment jumelé!
Là dès cet instant, jamais je ne me passerais de l'amitié de Nestor, quoi qu'il advienne...quel que soit l'issue de cette rencontre!
J'étais cependant très intriguée, j'avouerais même perturbée par ses trois divorces, ce qui pour moi, semblait définir une certaine instabilité affective !
Je lui en fis part à l'instant même, il était hors de question de se quitter cette fois sans aller au bout de tout ce que nous avions à nous dire ! Je souhaitais que la clarté soit faite pour chacun.
Pas un instant je n'avais pensé à mon mari. Je n'avais pas à en avoir honte !
Immédiatement je me rendis compte que ma vie pouvait entièrement basculer, je devins prudente ! Je n'en dis pas un mot à Nestor.
Un bref instant, je revins à la réalité...regardant ma montre, il était déjà dix sept heures quarante cinq !

J'avais prévenu mon mari et François, d'être rentrée vers dix huit heures.
Je vis à son regard que Nestor s'imagina que j'étais tracassée...Non, je ne l'étais pas un instant ! Je décidai de téléphoner à François pour prendre des nouvelles de mon mari ! Dès que je l'eus en ligne, il me rassura !
« Ne t'inquiète pas Andy, il s'est réveillé, frais comme un gardon!"
« François, dis-lui que je rentrerai plus tard que prévu ! »
« Attends, il est ici, je te le passe, nous sommes sur la terrasse !! »
"Qu'allais-je lui dire ? J'étais embarrassée!"
J'avais décidé d'assumer ! Je dis donc à François :
« Bien, merci, passes Ė le moi ! Bonne soirée »
« Allo ! T'es où ? « « Je suis encore au Parc ! Je rentrerai plus tard que prévu... vers vingt et une heures, ça ne te pose pas de problème ?»
« Non pas du tout, amuses-toi bien avec ton Nestor ! »
« Je répondis : Ce n'est pas mon Nestor ...tu sais très bien que c'est toi que j'aime...»
« D'accord...je vais sortir avec François!Bonne soirée !! Bisous » J'étais rassurée, je n'avais ressenti aucune amertume.
Nestor qui s'était brièvement éloigné vint aux nouvelles ! Il me lança un regard envoûtant qui en disait long...je le regardais droit dans les yeux et sans un mot, je lui fit comprendre que je restais sur mes positions...
J'avais souhaité que nous continuions notre entretien afin que cette fois, chacun puisse rentrer sans être frustré et que nous puissions retrouver une certaine quiétude dans notre vie personnelle au quotidien !

J'avais la nette impression qu'il souhaitait éluder son problème d'instabilité affective !
Il me demanda l'heure...un prétexte ?...savoir sans aucun doute quand et à quelle heure je rentrais. Je le rassurais...lui annonçant être libre jusqu'à vingt et une heure trente.
Il pivota telle une toupie sur un pied pour m'exprimer sa joie que nous puissions encore passer deux heures trente ensemble! Je trouvais sa réaction enfantine et me posais de plus en plus de questions à son sujet !
Il s'excusa pour s'éclipser un instant au Musée, afin de reprendre ses affaires personnelles avant la fermeture. Je lui demandais de reprendre ma table et mon siège ! « Ah oui, j'allais oublier, excuse-moi Andy ! »
Je l'attendais patiemment ! Il ne tarda pas à revenir me rassurant : tout était sous contrôle !
Un peu prétentieux ! Le paon ! Nous empruntions ensemble la grande allée vers la sortie !
Arrivés à proximité de sa voiture, il m'invita à l'accompagner pour nous rendre dans un petit restaurant qu'il souhaitait me faire découvrir. Je mentirais si je vous disais que cela me laissait indifférente !
Il y avait une éternité qu'aucune personne n'avait pris autant soin de moi et avait été aussi attentionné ! Oui, je le devine, vous me direz et à raison :

Tout ce qui brille n'est pas de l'or....

Je pensais cependant qu'arrivé à un certain âge, l'expérience de la vie faisait et ferait qu'intuitivement on ressentait toute la différence! J'avais pris ma décision sans en parler !
Tout comme Nestor, je laisserai du temps au temps ! La route qui s'ouvrait devant moi ne serait certes pas facile...je me sentais prête à tout assumer !
Nous arrivâmes au petit restaurant! Nestor, me présenta au gérant, il était un habitué de la maison, il y avait même sa table personnelle ! Il se doutait en regardant ma moue interrogative que j'avais des doutes! Dès que nous fûmes assis il me dit ne jamais être venu dans ce lieu avec une femme !
Je restais sceptique...je n'avais rien demandé...était-ce nécessaire? Il me répétait encore être célibataire depuis plus de deux ans.
Dans sa trajectoire de vie, il me confia ne jamais être retourné dans un lieu où il aurait pu être allé en couple. Je trouvais que c'était élégant de sa part...un peu trop à mes yeux ! Il voulait sans aucun doute m'épater!
Je ne lui en fis pas le compliment, je voulais rester réservée et apprendre à le connaître par moi-même.
Une petite voix se fit entendre discrètement...et mon désenchantement se pointait à l'horizon !
Notre tête à tête fut agréable...le repas délicieux, mais le temps compté ! L'heure venue...il fallait qu'il me ramène à ma voiture. Cette entrevue me laissa sur ma faim...je n'avais pas eu de réponse à toutes mes interrogations!
Il semblait déçu de mon départ.
« Nestor, excuses-moi, mais nous nous revoyons déjà dans deux jours ! » « Deux jours sans te voir Andy ? » « Non, Nestor, tu m'as promis ! Laisser du temps au temps ! » Il m'avoua être incapable de vivre deux jours sans avoir de mes nouvelles.
Pour le rassurer tel un gamin, moi, imprudente et trop gentille, je lui communiquais mon numéro de portable, et lui demandais de ne m'envoyer que des texto afin d'éviter des difficultés avec mon mari.
Il comprit la situation et accepta ma proposition. Je lui demandais le sien et lui promettais de l'appeler uniquement, si j'en avais la possibilité. Il semblait heureux de ma proposition jusqu'à notre prochaine rencontre.
Je rejoignis ma voiture...en le quittant je l'embrassais timidement sur la joue...Il fit de même...mais semblait vouloir déroger à sa promesse....cherchant mes lèvres ! A mon grand étonnement... je sortis précipitamment de sa voiture en disant :
« Bonne nuit Nestor, à vendredi même heure? Moi, je t'appellerai ce soir vers vingt trois heures!»
J'évitais de me retourner !
Je démarrais en trombe...sans aucun signe de la main, cette fois !
J'estimais qu'il n'avait pas respecté sa promesse, j'étais mécontente! Je le lui dirais ce soir en ligne. Pour l'instant, je devais rentrer, mon mari m'attendait.
Sur le chemin du retour, je mis une musique douce qui m'apaisa de suite...
En rentrant, je fus accueillie par mes deux compères terminant une partie de cartes.
François se leva pour rentrer chez lui, je l'invitais à rester pour prendre ensemble un bon verre de Bordeaux !

Il accepta, j'en fus secrètement ravie, mon mari s'empressait immédiatement à déboucher une bonne bouteille ! Nous parlions à bâtons rompus...et passions un bon moment !
Bien sûr, aucun de nous trois n'aborda la raison de mon retour tardif. J'en fus heureuse. Discrètement je scrutais l'horloge du séjour...vingt deux heures quarante cinq !
J'avais promis à Nestor de l'appeler vers vingt trois heures. Les compères discutèrent les différents plis qu'ils avaient réalisés au jeu de cartes, ce qui ne m'intéressait pas du tout ! Je filais rapidement vers la salle de bains, mon portable dans la poche !
J'avais l'impression d'être une adolescente...se cachant pour téléphoner à son petit ami ! A mon âge... je trouvais ça d'un ridicule !
Dès la première tonalité, Nestor décrocha ! J'étais tellement surprise par la rapidité de son allo que j'en restais muette ! « Nestor, c'est moi ! »
« Oui, oui, j'ai reconnu ta voix, Andy » « Je te dis bonne nuit et je t'appelle demain matin, nous avions de la visite lorsque je suis rentrée ! Je te quitte, bonne nuit !! » « Bonne nuit, Andy...je t'aime... » Je raccrochais aussitôt !
Je rejoignis mes compères ! Ni l'un ni l'autre, ne c'était rendu compte de mon absence, tellement absorbés par leur comptage de points !
Je poussais un léger soupir de soulagement. J'étais revenue tellement perturbée...ce Nestor devenait vraiment envahissant et pressant !
Laisser du temps au temps...après une deuxième rencontre ?...il brûlait les étapes. Je ne me sentais pas de taille à maîtriser cet empressement.
Il avait promis et le voilà déjà enflammé en ligne tel un chiot jappant ...franchement, je me sentais de mauvaise humeur à son égard !
Je décidais que dès que François serait parti, je ferais un texto pour mettre les points sur les i...en lui disant que s'il n'était pas plus modéré...je ne viendrais pas à notre prochaine rencontre ! Ce que je fis !
Dans la minute qui suivi, Nestor s'excusa par texto ! Je lui avais demandé de me promettre de ne pas m'importuner et de ne pas me faire de déclaration pour l'instant !
Je ne lui avais rien demandé d'autre ! Tout ça pour une table pliante qui m'avait échappée des mains ? Non ! J'étais déçue et presque en colère !!
Je ne répondis pas à son texto, mais lui promettais de venir vendredi comme convenu, que la situation entre lui et moi, devait être claire ! Il accepta de prendre patience et d'être correct à mon égard ! Un baiser amical tels de vrais amis oui, rien de plus !
François parti, mon mari me demanda comment allait mon Nestor ? Je devais certainement avoir changé de couleur, le verre de vin aidant...
Je bafouillais...lui disant que je le verrais encore vendredi prochain, qu'ensuite je cesserais sans aucun doute nos rencontres !
Il semblait heureux, mais ne disait pas un mot, je ne fis aucun commentaire !
Apaisée, suite à ce coup de fil et ce texto j'avais déjà plus ou moins pris cette décision, sachant que Nestor ne me laisserait pas tranquille et qu'il ne respecterait pas ma demande...
J'avais été heureuse d'avoir pu discuter et partager l'histoire de nos vies ... mais après deux rencontres me dire ...je t'aime au téléphone, je ne pouvais pas supporter cette impulsivité.
Je me couchais ce soir là, plutôt déçue...mais certaine de prendre la bonne décision, je n'étais pas capable de gérer une double vie et encore moins un pot de colle ! Nestor serait déçu, rien ne se serait passé s'il avait respecté notre pacte, j'avais été claire et je le resterais !
Le lendemain matin mon portable vibra dans ma poche. C'était Nestor ! Pourquoi ? J'étais et me sentais tout à coup très en colère ! Il avait promis de ne pas appeler !! Je n'étais vraiment pas contente. Je le lui dis.
Je pris sur le champ la décision que nos rencontres n'auraient plus de suite ! Il semblait effondré gémissant...presque pleurant ! J'étais encore plus déçue...quel mollasson ?
Je restais ferme sur ma décision et je trouvais que sa réaction était inadéquate à la situation ! Il avait un réel problème affectif, je ne souhaitais même pas l'aborder !
Nous avions discutés et échangés à peine quelques heures...comment pouvait-il se mettre dans un tel état ?
Je devins agressive et lui dis que j'allais immédiatement changer de numéro ! Il me suppliait que nous nous rencontrions encore le vendredi comme prévu !
Je ne changeai pas d'avis ! Ma décision était prise et je m'y tiendrais. Il ne dis plus rien...je lui souhaitais bonne chance et bonne route !!
Je n'eus plus jamais aucune nouvelle ! J'étais certaine d'avoir pris la bonne décision. Ce Nestor, il m'aurait dévoré toute crue, tel un vampire !!
Le vendredi venu, je décidais sans aucune explication de partir comme d'ordinaire, non pas au Parc...voir Santi ma meilleure amie, enfin de lui raconter toute l'histoire de ce Nestor !
Elle trouvait que j'avais été un peu dure...quand je lui reparlais de son comportement de ...mollasson? Elle devint plus compréhensive, non pas que je voulais qu'elle me donne raison.
Mais je devais lui avouer que même si je m'étais laissée prendre un peu au jeu à un certain moment, très bref par ailleurs, j'avais été honnête et claire dès le départ, cette situation était impossible à gérer !
Nous nous décidâmes à aller nous faire coiffer et ensuite faire quelques courses ! Elle était heureuse de mes confidences, elle m'avait sentie un peu éloignée ces dernières semaines ! Rassurée, elle me comprenait ! J'étais soulagée d'être débarrassée de Nestor !
Nous nous quittâmes en nous promettant de nous revoir très bientôt pour faire un petit resto ou un cinéma ensemble!
Je décidais de rentrer à la maison, soulagée et enfin calmée !
A mon grand étonnement, je fus ravie de sentir l'odeur des grillades, dès que j'eus fermé la portière de ma voiture.
François et mon mari préparaient des brochettes et des pommes de terre en chemise sur le barbecue de la terrasse.
« Ah, voilà ma chère épouse ! » François se contenta de me faire un clin d'úil ! Il ne me restait qu'à préparer la vinaigrette, mon mari n'aimant que la mienne!
C'est comme si je n'avais eu qu'à mettre les pieds sous la table! J'étais ravie, même enchantée! Mon mari avait dressé la table ! Ce fut un réel plaisir de partager ce dîner avec lui et François.
J'avais tellement apprécié cet accueil que je leur avouais être agréablement surprise et les remerciais pour ce sympathique dîner improvisé ! Contente, je proposais aux compères d'inviter Santi à partager ce repas, je l'appelais aussitôt!
" J'arrive ! Quelle bonne idée vous avez eu!"
Quelqu'un sonna à la porte...C'était déjà Santi?
" J'allais ouvrir, ce n'était pas elle....
C'était un agent avec un colis par Taxipost...pour moi dis-je étonnée?
Je n'eus pas le temps de refermer la porte que je voyais Santi sortir de sa voiture!
Contentes et ravies de nous retrouvées...elle voulait savoir ce que pouvait contenir ce petit colis?
Je t'en prie...laisses-nous rentrer!
Je retournais le colis dans tous les sens...aucune trace de l'expéditeur?
Bizarre..je dirais même étrange!
Santi voulait absolument savoir! Je dus presque me fâcher, il n'était pas question pour moi de l'ouvrir en présence de mon mari et de François.

" Cela suffisait, ils nous attendent pour le dîner! Arrêtes, je l'ouvrirai quand tu partiras? D'accord?"
Enfin...elle me laisserait tranquille, c'était typiquement féminin, cette impatience?

Je cachais le colis dans la penderie faisant office de vestiaire et nous avons rejoints nos compères, qui firent un excellent accueil à ma meilleure amie.
Nous prenions l'apéritif lorsque mon portable sonna! C'était la sonnerie d'un texto et non d'un appel téléphonique!
Tous voulaient savoir qui m'envoyait un message à cette heure tardive!
Je fis semblant d'être très occupée en me dirigeant vers la cuisine avec les verres vides. Ce ne fut qu'un prétexte...cela m'amusais aussi de les faire languir!
Ma curiosité fut la plus forte...je ne sus pas résister...je reconnu son numéro de qui vous avez deviné?
... Il était de Nestor!
J'eus une certaine appréhension de le lire!
Que pouvait-il avoir à me dire?
Ses déclarations d'amour? Il pouvait se les garder...il était hors de question qu'il me demande que nous nous revoyions!
J'étais sceptique quant à ses promesses de ne plus m'importuner...il pouvait être un ami...tel un frère jumeau, pour moi, impossible qu'il fasse poursuive tel un pot de colle!
Je voulais qu'il me respecte autant que moi je l'étais à son égard!
Devrais-je quand-même encore accepter une rencontre?

C'est vrai que sans avoir lu son message...j'avais déjà l'esprit en activité et mon imagination m'entraina dans un certain délire, presque invraisemblable!!
Enfin je me décidais à me réfugier au "waterclosed" comme disent nos amis anglo-saxons!
Effectivement, je n'étais pas très éloigne de la réalité!
Nestor, souhaitait me revoir!
Dilemme! Qu'allais-je décider?

Dans un premier temps fermer mon portable, afin de ne plus être interpellée pendant cette fin de soirée!
Je décidais aussitôt de ne donner aucune explication ni compte rendu du texto!
Je laisserais passer un peu de temps...ensuite j'en reparlerais avec mon mari, surtout pour ne pas avoir l'air de vouloir faire des cachotteries!
Santi, pas question de lui en parler avant que je prenne ma décision!
L'énigne restait le petit colis dans la penderie?
J'avais le pressentiment que c'était un cadeau de Nestor!
Là, j'avais quand même quelques sueurs, cela voulait donc dire qu'il avait fait des recherches et connaissait mon adresse?
Non? Je le croyait capable de pas mal de choses...mais mollasson comme lui aurait-il le culot de m'oser envoyer un cadeau par Taxipost?
De retour à table...j'avais l'esprit voyageur...j'étais présente physiquement...dans la tête j'étais au Parc!
C'est à peine si j'entendais parler mes compagnons de tablée!
Santina, me lança un regard interrogatif?
Je tentais de rester imperturbable.Pas si facile de faire semblant!

 Chouette 22 octobre 2009 à 15:12 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette

 Chouette 22 octobre 2009 à 22:24 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Le dîner de ce soir dura une éternité, selon moi!
En d'autre temps il m'aurait paru trop court, surtout en si bonne compagnie.

Oui, j'étais un peu soucieuse...on le serait pour moins.
Santi et François devinèrent à mon regard que j'étais tracassée, mon mari lui, ne laissait rien paraître, ce qui pour moi était un soucis supplémentaire, nous verrions cela demain au petit-déjeuner n'est-ce pas?

Cela laissait supposer qu'il était aussi interrogatif que moi au sujet du texto...lui n'étais pas encore au courant du colis caché!
François, prit congé et rentra chez lui! Nous nous saluâmes.
Santi, curieuse tourna en rond! Elle tardait à partir et épiait ce que mon mari faisait encore au salon.
Elle voulait sans aucun doute connaître le contenu de mon petit colis!
Je la laissais lanterner un peu...le jeu devint amusant rien qu'en l'observant! Pas de chance!
Mon mari décida de monter se coucher, il vint nous embrasser et voulait nous laisser seules pour encore papoter un moment.

Je trouvais que ce n'était pas une bonne idée...je devrais donc ouvrir le petit paquet en sa présence!
Pourquoi étais-je aussi inquiète?
Etait-ce un cadeau de Nestor?
J'en avais vraiment le pressentiment!

Assez tardé! Dès que j'entendis la porte de la chambre se fermer, je me précipitais vers le vestiaire.
Santina avait deviné en me suivait pas à pas!

Je pris le colis...en plaisantant...je lui disais :
" et si c'était une bombe à retardement ? "
Elle n'avait pas compris ma remarque, le prenant au premier degré elle répliqua : ouvrons le au jardin! ( sic!)

Pour la farce, je sortis effectivement au jardin...elle m'accompagna jusqu'à l'entrée du garage, éclairé par un énorme spot. Endroit invisible de la fenêtre de la chambre de mon mari, remarque importante!

J'ouvris le colis...au départ il faisait quinze cm²...j'en étais au quatrième petit carton d'emballage.
J'avais la trouille...devinant presque, j'en étais sûre... c'était un bijou!
J'en fit la remarque à Santi.
Elle se contenta de me dire : tu as de la chance Andy...
J'étais certaine que c'était là ma sacrée bombe à retardement.

Je laissais le plaisir à Santi d'ouvrir la dernière...lorsque elle me montra une chaînette en argent avec une superbe chouette avec son bébé qui y pendaient!
Elle sortit un petit carton sur lequel était écrit:
- Nestor! Pour me faire pardonner! A ma petite soeur jumelle! A demain!
Elle criait presque...tellement elle était contente...je lui dis de se taire...elle allait réveiller tout le quartier!!
- Oh pardon, j'étais tellement contente pour toi, Andy!
Ah oui, ça je l'avais constaté!
Elle resta plantée là avec les chouettes ...moi, j'ai cru que j'allais défaillir, j'étais muette!
- Santi, comment Nestor, sait-il que j'adore les chouettes et que ne porte que des bijoux en argent?
Comment sait-il mon adresse? Santi?
J'ai la trouille!
- Santi, qu'est-ce que je vais faire?
- Viens, retournes-toi...je te les mets au cou.
- Non, pas ce soir!
- Demain je lui envoies un texto et je veux le rencontrer pour éclaircir notre relation!
- Santi ne revint pas avec moi vers la maison et retourna vers le chemin où était garée sa voiture! Je l'accompagnais.

- Elle cru bon me dire " en voilà un qui est fou amoureux!"
- C'est vraiment pas l'heure ni le moment, lui répondis-je ...

- Je suis presque sûre qu'il a encore laissé un texto de plus sur mon portable...qu'est ce que je vais pouvoir lui répondre?

- Santi, il est déjà 01h30 du matin...je t'en prie, rentres au plus vite chez toi, fais-moi notre signe habituel dès que tu seras arrivée?
- Ok! Bisous, essaies de dormir...tu parles, c'est une plaisanterie, voilà ta bombe à retardement, j'ai compris maintenant!
- Surtout ne klaxonnes pas, t'entends?
- Bon retour!
- T'es folle? Je suis à la maison!
- Je voulais dire, redescends de ton petit nuage...
- Mon nuage?
- J'ai la trouille oui...
- Assez...files, tu finiras par m'énerver encore plus...
- Pouette, pouette, me fit-elle avec sa bouche en forme de poisson sans eau... en ripostant :
t'as entendu...j'ai pas klaxonné!!!
- Bisou....fiches-moi le camp!!


 Chouette 22 octobre 2009 à 22:43 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
PROBLEME INTERNET

 Chouette 23 octobre 2009 à 21:03 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Dès que Santi eut tourné le coin de la rue, je serrais mon pull autour du cou, j'étais grelotante!
Brrrrr! J'eus un sacré frisson...la nuit devint fraîche et brumeuse.
Je me précipitais très rapidement vers la maison! Sur la pointe des pieds...sans faire de bruit, je mis mon pyjama!
J'étais tentée de voir si Nestor avait encore laissé un texto sur mon portable!
Je l'ouvris et le rallumai! J'avais deviné! Un texto à 24h45? Quel toupet!

" Bonne nuit, Andy! Mille excuses, je t'attends demain " sous le cèdre du Liban " au Parc de Mariemont à 15h! Bisous!

Découvrir ce message à presque 02h du mat? Comment m'endormir sans me poser une montagne de questions! Ce colis postal?
Appeler Santi à cette heure-ci?
Non, elle m'enverrait sur les roses...elle avait très certainement déjà pris son somnifère!
Demain 15h? J'eus beau tourner en rond, surtout ne pas réveiller mon mari...j'allais redescendre?
Je décidais de répondre immédiatement par texto, que je ne m'y rendrais pas...tant qu'il ne m'expliquerait pas comment il avait découvert mon adresse?
Je restais ferme et décidée, il était hors de question de me harceler et de m'importuner! J'étais dure, mais je verrais le lendemain quelle serait sa réaction!

J'avais presque l'impression que j'allais le pousser dans ses derniers retranchements afin de le tester et de réellement savoir s'il était aussi mollasson que je ne le pensais!
J'étais un soupçon machiavélique..vu l'heure tardive...j'avais envie de m'amuser un peu...
Il était amoureux...mais... sans toutefois prendre des risques qui auraient des retombées sur ma vie personnelle, j'avais l'impression que j'allais jouer un peu à la garce...comme dans certains films!!
Le jeu serait serré!
Me voilà réveillée comme en plein jour!
Je redescendis au rez de chaussée...dès mon texto rédigé...j'allumais la télé...même si je m'endormais dans le canapé...ça n'avait aucune importance!
Je regardais la pendule...04h32! Impossible de trouver le sommeil!
Je me torturais l'esprit...un peu stupide le dicton : la nuit porte conseil!!
Plus elle avançait...moins je savais quoi faire à 15h!
Même si j'avais déjà dis que je n'irais pas...je pouvais me présenter au Musée...à la porte vitrée....
" Andy, là tu dérailles complètement, essayes de dormir un peu, ensuite tu auras les idées plus claires!"
" Après le petit déjeuner par exemple? Expliquer ou trouver une justification du texto de hier soir vers 21h30? Qu'est-ce que tu vas raconter à ton mari?"
Le colis? Santi n'en parlerait pas puisqu'elle est arrivée en même temps, ça ni François ni ton mari, n'étaient au courant!!! Pfffffffff!
C'était pas possible...quel imbroglio???
Allais-je réellement préparer et rentrer dans un jeu pareil?



 Chouette 24 octobre 2009 à 13:28 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je fus réveillée en douceur...quelques petits baisers...mon mari s'était assis sur le tapis coté divan...mmmm...j'avais envie de ronronner comme mon chat!
Son doux murmure dans l'oreille :
" je pense que tu as eu du mal à t'endormir...sinon tu serais encore dans ton lit? "
Je m'éveillais progressivement...me souvenant de mes péripéties nocturnes...la nuit ne m'avais pas apporté le conseil que j'espérais...c'était la nébuleuse totale!

Agréablement surprise par la présence aussi douce et calme de mon mari, je sortis de ma léthargie!
Houps! " Allons déjeuner, tu fais le café? Je vais vite chercher les petits croissants? "
Je sortis si vite, que je me rendis même pas compte que j'étais encore en pyjama! Je passais mon imper...la boulangerie se trouvait à moins de 200 mètres de la maison!
Je me regardais furtivement dans le miroir du hall d'entrée :
" Oui, ma vieille, une vraie tête de papier mâché! "
Je passais ma main dans les cheveux..réajustant quelques mèches!
J'avais l'air vraiment moche, allais-je oser sortir habillée comme une souillon?
Zut! Aujourd'hui c'est comme je le sens...il faudra se tenir à carreaux...j'ai l'air d'un hérisson dans tous les sens du terme!!!
" Jamais tu n'es sortie attiffé de cette manière?"
-" Zut, toi, la petite voix intérieure...laisses-moi encore un peu en paix!
D'abord déjeuner...après tu pourras encore venir me torturer la tête avec ce qui me reste comme problèmes à résoudre aujourd'hui!"
- " Oui, oui, je sais...ce ne sera pas du gâteau!"
- " Mais rassures-toi, je compte sur toi pour me donner un coup de main? C'est ça, ne me répond surtout pas...je me débrouillerai bien seule!!!
" Ah oui, tu as le culot de me narguer? Et, oui, je sais que je me suis mise dans ce pétrin...mais c'est pas moi qui me suis envoyé le colis??

" Non, je n'en porterai pas le chapeau toute seule, c'est qui qui me harcèle...
" Chez le boulanger : coucou, Madame n'est pas encore complètement réveillée?? Comme d'habitude? 6 croissants?
Madame?"
Ou avais-je la tête?" Heu, excusez-moi, Mademoiselle, oui, 6 croissants et un petit pain complet svp!"

Je trouvais que j'avais vraiment l'air si lointaine...il était temps que je redescende de mon nuage, j'avais l'impression de marcher et de vivre à côté de moi!
C'était complètement surréaliste!
Je saluais et remerciais l'étudiante qui me servait chaque dimanche...je finis par comprendre qu'elle pouvait particulièrement me trouver étrange ce matin!

Je ratais la marche de la sortie du magain....mes croissants éparpillés sur le trottoir...en les ramassant je ne voyais que le pantalon de mon pyjama!

J'eu tout à coup tellement honte que je me suis enfuie...arrivée à la maison hors d'haleine, mon mari me demandant si j'avais été puirsuivie par un fantôme???

 Chouette 25 octobre 2009 à 12:34 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je retrouvai immédiatement mes esprits!
Je dressais la table pour le petit-déjeuner, le café était prêt!
Je n'eus pas le temps de m'asseoir que mon portable se mit à vibrer dans ma poche...sans sonnerie!Je l'avait fais volontairement, toujours pour éviter LA scène!
Je voyais apparaitre le n° de Santi!
Elle voulait sans aucun doute savoir la suite de mon aventure...
Un texto me demandant si j'allais aller au rendez-vous?
Si j'avais mis le pendentif?
Si j'avais déjà rappelé Nestor?
Je me sentais submergée! Toutes ces questions me mirent presque de mauvaise humeur!
Je pris le parti de faire comme si de rien n'était...je répondrais au texto quand je prendrais ma douche!
Déjeuner tranquillement avec mon mari et aborder le texto de la veille de Nestor!
Trouver les meilleurs mots pour annoncer à mon mari que j'avais décidé d'aller au Parc et rencontrer Nestor à 15h cet après-midi!

Mon mari changea de ton dans la voix...de couleur...il eut un mouvement de mécontentement croyant que la page de cet épisode était tournée.
Je lui racontais par la même occasion, que j'avais reçu le pendentif avec des chouettes la veille, par Taxipost en même temps que l'arrivée de Santi!
" Quoi? Comment a-t-il trouvé notre adresse?"
" C'est pour ça que je veux des éclaircissements! lui répondis-je!!"
Il devint quasi blême...j'eus le culot de lui montrer le pendentif caché à l'intérieur de mon pull!

" Il s'exclama presque en colère? Et tu l'a déjà mis au cou?"

" J'en eu l'appétit coupé...j'avalais mon café presque de
travers!
Presque déçue par ma trop grande franchise...En constatant, que la vérité n'est pas toujours bonne à dire!"

" Je restais muette!" Le dialogue était au point mort, si pas... même impossible à reprendre dans l'immédiat!
Je me sentais fautive, alors qu'il ne voulait même pas écouter mon explication, telle que les évènements c'étaient réellement déroulés!
Je le plantais là au milieu de la cuisine, mécontente de son incompréhension avant même que j'eus terminé, j'étais en colère!

Je décidais de prendre ma douche, de m'habiller, de téléphoner à Nestor et de partir chez Santi!

Bien sûr, dès que je me retrouvais au rez-de-chaussée, mon mari me poursuivis pour savoir si j'allais bien le rencontrer mon Nestor?
Agacée :" je lui répondis que non, alors même que je savais que j'irais, mais que je partais immédiatement chez Santi!"

" Je me contenterai de lui demander ses explications par téléphone! Ca te vas? Maintenant tu changes de ton, je n'y suis pour rien! D'accord?"
Je le menaçais même d'aller trouver son pote François, s'il refusait le dialogue, il se calma un instant et continua à me harceler à propos de Nestor! De guerre lasse...

Je sortis en claquant la porte et m'engouffrais dans ma voiture, sans même lui porter un regard, comme je le faisais habituellement! J'étais très fâchée!
Je déciderais seule puisqu'il ne voulait même pas connaitre l'origine de la situation actuelle!
Poussant sur le bouton de mon lecteur de CD...sans même savoir quel CD s'y trouvait...je le mis à fond...la 9ème de Beethoven à tue tête, je fus surprise, elle me fis sursauter...mais je la trouvais vraiment adéquate à la situation actuelle, elle apaisa ma colère!


 Chouette 26 octobre 2009 à 22:39 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Beethoven eut un effet plutôt apaisant sur moi... j'étais calmée!

C'est d'excellente humeur que j'arrivais en klaxonnant devant la maison de Santi!
Elle était ravie de me voir...surtout très curieuse de ce que j'allais décider pour l'après-midi!
A l'écouter...elle m'aurait presque accompagnée!

Un vrai moulin à paroles, elle me posait pleins de questions et me donnaient quasi les réponses en précisant ce qu'elle ferait, si elle était à ma place!
Malheureusement ou heureusement, c'est selon, elle ne l'était pas!
" Tu rigoles, tu t'imagines que je puisses être capable de faire ce que tu racontes...te connaissant, même toi, tu serais incapable de faire ce que tu viens de raconter!"

" Fais ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais!?"

Un vrai scénario de cinéma! A cette allure, si je l'écoutais...je sauterais dans les bras de Nestor...entamant une double vie!

" Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, ma vieille! "
Lui répondis-je...
" Ecoutes, Santi, je me sens complètement déboussolée!
Mon mari était d'une humeur massacrante quand j'ai eu l'honnêteté de lui parler du pendentif et le fait que Nestor connaissait notre adresse, j'ai eu beau lui expliquer que je n'y pouvais rien...il n'a même pas voulu écouter ce que moi j'avais à lui dire!"

" Je suis partie en claquant la porte, lui disant que je venais chez toi, comme il étais en colère de voir le pendentif à mon cou, je lui ai dis que je téléphonerais à Nestor pour lui poser les questions, alors même que j'avais déjà décidé d'aller le rencontrer!"
" Tu l'a déjà appelé? dit Andy?"
" Non, je n'en ai même pas eu l'occasion, Tu t'imagines que j'ai été chez le boulanger en pyjama ce matin!"

" En pyjama? Là ma chère Andy, je ne te reconnais plus!!"
" Santi, je t'en pries, n'en rajoute pas, je me sens complètement perdue!"
" En plus si tu me donne des conseils saugrenus, qui me fichent la trouille...je ne sais plus quoi faire!"
" Andy, je sais que tu n'as pas beaucoup dormi, il est déjà midi et demie, je te propose que nous allions manger un petit bout à l'extérieur, on n'en parle plus pendant au moins une heure et ensuite tu prendras seule ta décision?"

" Qu'est-ce que tu en penses? Ensuite nous revenons ici boire un café, tu verras plus clair et tu décideras seule de la suite? Non?"
" Oui,tu as raison Santi, c'est une bonne idée, un peu de répit après le tumulte de ce matin!!"
" Quelques inspires et expires de yoga me feraient le plus grand bien!Merci!"
"Allons-y!" Tu veux qu'on y aille à pied? Un quart d'heure de marche...ça stimule et ça vide la tête! Go!"

Nous sommes arrivées détendues au snack et nous avons pris une salade et un petit pain complet! Il y avait si peu de monde que le calme nous fit le plus grand bien!
Je trouvais Santi adorable de ne plus parler du sujet que nous avions laissé en suspens...moi j'étais concernée, elle voulait être au courant...non pas par curiosité mais par amitié et pour me soutenir!
J'estimais avoir de la chance d'avoir une telle amie depuis près de 34ans! Je pense que c'est réciproque...être là quand l'une ou l'autre à besoin d'aide ou du soutien! Belle preuve d'amitié!
Cette réflexion me traversa l'esprit que j'estimais à sa juste valeur!
J'en pesais toute l'importance, la richesse de ce trésor énorme qu'est l'amitié entre deux êtres!

J'en étais bouleversée..Santi vit malheureusement que des larmes perlaient dans le coin de mes yeux...j'eus souhaité qu'elle ne vit rien à travers mes lunettes, mais nous nous connaissions depuis trop longtemps!

Spontanément je lui criais presque, que je venais de me rendre compte que nous avions la chance réciproque d'être des amies si soudées!
Elle souriait...semblait fière du compliment...je lui disais tout bas : merci,tu es un trésor!
Elle me répondit : c'est réciproque...même si quelque fois quand tu fais ta tête de pioche...mais c'est si vite oublié!!
Nous sommes rentrées en marchant très vite...je bus le café que Santi me servi... il était près de 14H15, mon portable fermé, je n'avais pas encore appelé Nestor!! Il était plus que temps de l'appeler!
Oui, je pouvais lui faire confiance, je l'appellerai...mais tu n'interviens pas avec des commentaires et surtout pas de grimaces ni de signes! Ok, Santi?
Promis!





 Chouette 27 octobre 2009 à 21:16 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Tardant le plus possible...je finis par prendre mon portable et d'appeler Nestor!
" Allo! A peine une sonnerie et Nestor me répondis : Ah, Andy, d'une voix enjouée et heureux de m'entendre...il me dit qu'il craignait que je ne veuilles plus jamais le voir! "
" Oui cela était vrai dans un premier temps...quand tu as voulu brûler les étapes, mon cher jumeau!!"
" Allons droit au but, Nestor, J'aimerais que tu me réponde honnêtement...comment tu as trouvé notre adresse?"
" Andy, je dois avouer t'avoir suivi parce que je ne connaissais pas ton nom de famille et j'ai trouvé les deux noms sur votre boîte aux lettres!

" Pas très élégant?
Tu me l'avoues?
Il aurait été plus correct de me la demander, si tu avais l'objectif de m'envoyer un cadeau en plus pour te faire pardonner?"
" Je sais Andy et je te donne raison, mais oui, c'est toujours cette impulsivité primaire qui l'emporte!"
" Joli, Nestor! Tu aurais pu réfléchir aux conséquences, tu ne crois pas!"

"Tu imagines aisément que j'ai bien sûr eu le droit à une belle scène de ménage et de jalousie par la même occasion ?"
" Tu as été surprise? elles t'ont fais plaisir, les chouettes? Andy!"

" Oui, j'ai été touchée et ravie, mais tu peux comprendre mon étonnement et ma crainte par ailleurs, qui étaient justifiés!!"

" Un envoi par Taxipost qui arrive en même temps que mes invités?"
" C'est presque un hasard que j'ouvrais la porte, cela pouvait avoir été mon mari? Tu imagine mon dîner? Nestor?"

" Le comble...5 emballages! Le dernier c'est Santi, ma meilleure amie qui l'a ouvert pour moi...ensuite le petit mot? C'était touchant, mais dangereux à la fois!"
" Mon amie, ce qu'elle en a dit? ça je te le raconterai peut-être de vive voix? Je suis d'ailleurs chez elle, nous avons pris un petit encas ce midi et maintenant...elle entend et écoute tout ce que te raconte!"
" Oui! Je crois que j'aurais été plus adroite,Nestor!"
" C'est à dire?"
" Je t'aurais téléphoné et invité à te rencontrer, ensuite je t'aurais probablement proposé que tu te retournes pour ensuite mettre le pendentif au cou!
" Nestor? OUI!Je t'écoute!!"

" J'aimerais savoir comment tu savais que je ne portais que des bijoux en argent?"

" Andy, lorsque nous nous sommes vu, j'ai observé ta simplicité dans ta façon de te vêtir et l'assortiment des couleurs, ton sac à main et les bijoux que tu portais la première fois!"

" Les chouettes? Encore une de mes maladresses? Je ne me souviens pas de t'en avoir parlé comme mon animal fétiche? Nestor, tu m'écoutes?
" Andy, je suis toute ouïe!µ
" Tu m'en as parlé sous le cèdre...après que nous soyons revenus de la cafétéria!" Andy? " Oui!!!
" Oui, je l'avoue, Nestor, maintenant je me souviens, désolée, de t'avoir parlé d'une manière un peu agressive..."
" Tu es encore en ligne Andy?"
" Oui, bien sûr, tu ne t'imaginais pas que j'allais raccrocher comme ça...quel soupir...que désires-tu maintenant Andy?"
" Nestor, il est presque 15h15, si je me mets en route maintenant je peux être au Parc vers 16h15 au plus tard? J'aimerais te revoir! Si toi tu es d'accord bien sûr? Nestor!

" Et Toi, mon frère jumeau?"

- Santi, n'osai me faire signe...mais elle fronçait les sourcils...ce qui pour moi était mauvais signe! A croire qu'elle espérait que j'enverrais Nestor, sur les roses!!!

" Je continuais ma conversation tentant de l'ignorer, elle était distraite et à l'écoute...les deux à la fois? Oui!!"

" Réponds-moi le fond de ta pensée...Nestor?"
" Andy, tu t'imagines bien que j'attends ta démarche depuis notre dernière rencontre! D'accord, j'ai été un peu maladroit...mais je peux te promettre que nous nous revoyons comme des jumeaux? Andy!"

" Nestor, je suis superbement heureuse...si tu tiens ta promesse
je salue Santi et j'arrive! Je serais ravie de te revoir...et moi donc, entendis-je à l'autre bout du fil!!!

Santi me regardait avec stupéfaction...ça pour un film, ça en devient un vrai...me dit-elle!
" T'as peur de rien toi!"
" Quel sang froid! Que vas-tu raconter à ton mari?"
" Santi, la vérité...rien que la vérité!!! Tu me connais depuis combien d'années? Je m'en vais rejoindre mon frère jumeau et ensuite si tu es ici vers 19h, je repasse te raconter tout ça? "

" Eh bien toi, tu m'étonneras toujours!!"
" Bon, Santi, penses à moi...tu verras, tout se passera comme sur des roulettes...c'est pas toi qui m'a dis qu'il était amoureux ce Nestor? Eh bien, il va patienter un temps certain....
C'est maintenant que nous allons nous amuser!!! Arrêtes Andy, tu me fiche la trouille! La trouille? Allons, sourit...

 Chouette 28 octobre 2009 à 16:12 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Nous nous sommes quittées, Santi semblait intriguée par mon attitude et mon comportement!
Il n'y eut pas lieu de l'être le moins du monde...je lui avait bien précisé : je vais revoir mon frère jumeau!

Pourquoi devait-elle être inquiète?
Je me le demandais sincèrement!
J'étais calme, sereine et sûre de moi! Je n'avais aucune arrière pensée. Pourquoi, si peu de gens font-ils confiance en une amitié entre homme et femme?
Oui, vous me répondrez, c'est plutôt rare, pour moi... c'était le cas! Vous me jugerez un peu hypocrite? Sachant que Nestor est amoureux de moi?
Quel jeu allais-je jouer?
Cela dépendrait de son attitude et de son comportement!
Je n'étais pas seule dans la relation d'amitié, une seule chose était certaine...je ne cherchais aucune aventure, il était hors de question de rendre Nestor, ni mon mari malheureux et moi encore moins!

Il faisait frais en arrivant au Parc!

Je me dirigeais le plus naturellement possible vers le grand cèdre près du Musée!
Comme je pouvais m'en douter...un simple regard par la porte vitrée, Nestor descendit les marches, quatre à quatre!

Oui, moi aussi, j'étais ravie de le retrouver!
Ce qui me touchais le plus, c'est que nous allions redémarrer cette amitié sur de nouvelles bases!

C'était en tout cas mon objectif...Nestor pourra-t-il y résister?
Je l'y aiderais...pour le bien-être de chacun...inutile de jouer au chat et à la souris...

Nous nous sommes salués comme si nous nous étions quittés la veille...

 Chouette 28 octobre 2009 à 18:00 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je l'embrassais timidement sur la joue, lui fit de même...oui nous étions réellement heureux de nous retrouver, seuls!

Nous nous sommes rendus à la cafétéria, il faisait frais, il nous aurait fallu du courage pour s'asseoir sous notre cèdre du Liban!
Je frissonnais...il me mit son bras autour du cou, " tu grelottes?"
" Oui, je termine une vilaine bronchite qui n'en finissait plus!"
" Je pense que c'est l'émotion de te retrouver qui y est pour beaucoup..."
Il me fit un sourire en coin, je pense qu'il était flatté, honnêtement...je l'étais aussi!

Arrivés à deux pas de la cafétéria, je lui proposais d'aller ailleurs dans un endroit plus intime...nous avions tellement de choses à nous raconter!

Nestor approuva l'idée! Me précisant que dans ce cas il lui fallait repasser par le Musée avant de quitter le Parc.
Je l'attendrais sur le banc de l'entrée!

Il remonta quatre à quatre la volée d'escaliers, ce ne fut pas long du tout, je voyais par la grande vitre qu'il donnait probablement quelques instructions à sa secrétaire, il prit une enveloppe et descendit aussi vite qu'il était monté!

" Me voilà à ta disposition ma chère Andy!"
" Où souhaiterais-tu aller?"
" Aucune idée, Nestor, tu es de la région, je te fais confiance, je te rends seulement attentif que je dois reprendre ma voiture après notre entretien? Je te quitterai vers 18h30' d'accord?"
" Bien sûr ma chère Andy, nous serons à l'heure!"
" Bien sûr, je connais un endroit sympa à moins d'un quart d'heure d'ici!"
" Cela te vas?" " Top là! Allons-y!"
" Nous sommes montés dans sa voiture, ni lui ni moi ne disions un mot! Je pense...que nous étions trop contents d'être ensemble!"
Nous arrivions presque immédiatement près d'un charmant chalet dans un environnement boisé! J'étais ravie du lieu et j'étais certaine que l'endroit était adéquat et serait propice à une conversation calme et sereine... les yeux dans les yeux!"

Nous avons été accueillis par le patron, qui semblait connaitre Nestor, il me salua aimablement! Il nous laissait le choix de la table que nous souhaitions occuper!

" Nestor, dis-je, là près de la fenêtre qui donne sur l'allée du bois!"
" Si tel est le choix de Madame? "
" Je vous en prie, Madame, passer devant!


 Chouette 28 octobre 2009 à 21:53 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Le nier, serait faux, j'étais entièrement sous son charme!

Dès que je fus assise, je me demandais d'où m'étais venue cette agressivité lors de notre dernier entretien téléphonique, quand j'avais décidé de ne plus rencontrer Nestor?
Je tentais de m'interroger...je m'étais même conduite comme quelqu'un d'intransigeant...mes critiques à propos de ses trois divorces, oui! J'estimais que j'avais été dure, même très dure à son encontre, de quel droit l'avais-je jugé?

Aurais-je apprécié l'inverse, non, je ne le crois pas!

Il m'avait si peu raconté, je ne lui en avait pas laissé le temps, j'estimais que je n'avais pas le droit de critiquer sans le connaitre et qu'il me raconte lui-même ses vies antérieures!
Pourquoi avais-je été si hermétique?
D'où me venais cette indulgence, tout à coup?
Je me sentais énigmatique mais ravie de voir mon changement d'attitude, qui étais l'ouverture au dialogue!
Je me sentis vraiment bien!
Je me demandais si j'avais utilisé cette arme, si s'en était une, oui, peut-être pour me protéger...comme si j'avais eu peur... de tomber en amour à mon tour...
Le garçon venait de prendre la commande.
Oui, je le regardais sans mot dire, le temps que nous soyons servis!
Nous avions commandés chacun un café et un croque-monsieur comme encas, je ne souhaitais pas aller au restaurant, même s'il suffisait de changer de salle.
Qui se mettrait à parler le premier?
Je restais perplexe, mais j'avais décidé que je lui en laissait la primeur, c'était plus facile, si peu que j'eusse choisi la facilité?
Ce que je ne crois pas! Je souhaitais simplement apprendre à mieux le connaitre parce que j'étais certaine qu'il était quelqu'un de très intéressant!

Rare? Tel que lui m'avais défini à notre première rencontre?

Oui, je le pense. J'aimais particulièrement son style et son élégance de gentleman ce qui de surcroit n'avait aucune connotation à caractère de snob, non, au contraire!

Ce fut encore la première chose que je remarquais à son arrivée aujourd'hui!
Cela c'était sûr, ses mocassins cirés et blinquant, eurent un effet foudroyants sur moi dès que je m'étais ressaisie à notre premier regard!
Je n'eus aucune crainte...j'étais décidée de laisser du temps au temps, tel que je l'avais demandé personnellement à Nestor!
Le garçon vint nous servir nos cafés et les encas!

" Mmm,quel bon café, j'avais soif, s'exclama Nestor! Avec élégance, ce que j'appréciais particulièrement! "
" A moi de répondre, qu'il était excellent!"
" Andy, maintenant j'aimerais apprendre à mieux te connaitre!"
" C'est réciproque, mon cher Nestor!"
" Je répliquais immédiatement, je t'écoutes!
Mon cher frère jumeau!"
" Au fait, quelle est ta date de naissance? Andy? "
" Le 27 avril 1945!"
" Quoi? Qu'est-ce que tu m'a dis? Veux-tu bien répéter?"
" Le 27 avril 1945! Nestor? Pourquoi? "
" Andy, nous sommes des vrais jumeaux!!!
" Nous sommes nés le même jour!!
" Nestor, j'hallucine!!!"
" Ce n'est pas possible?
Alors même que nous nous sommes appelés jumeaux par boutade?"
" C'est complètement fou cette histoire!!"
" Oui, ma chère Andy, nous sommes jumeaux!" Tu connais ton heure de naissance? Toi?"
" Non, je n'ai jamais pensé à la demander et toi?"
" Pas la moindre idée, mais c'est simple à savoir, je pense qu'il est possible de savoir l'heure à l'hôpital où on est né, non?"
" Accepterais-tu que nous commandions une excellente bouteille de champagne Andy, j'en suis complètement chamboulé...nous le serions pour moins?
" C'est carrément énorme! Si je m'attendais?"
" Il en est de même pour moi, Nestor...c'est une grande énigme, comme un signe du destin...j'en sais rien, mais c'est vraiment troublant!!
" Je suis vraiment ébahie et émue, Nestor, je trouve que c'est extraordinaire! "
" Je ne sais pas quoi te dire, sinon qu'il y a quelque chose qui me dis que cette rencontre devait avoir lieu, Nestor, j'en suis certaine et toi? Tu y crois-toi?? "
" C'est si énorme! Je ne sais quoi dire de plus! Andy!"
" Laisses-moi te serrer dans mes bras! "
" Trop d'émotions...je me suis blottie...ce fut une douce étreinte...sécurisante et rassurante!"

Oui, un léger frisson nous traversa...mais très rapidement je pris conscience du danger... je me dégageais...délicatement!

J'eus du mal à reconnaitre que jamais je n'avais été étreinte de cette manière!.... Il n'était pas question d'en parler à Nestor pour l'instant!

Nous allions seulement apprendre à nous connaitre!
Le temps passa trop vite que je lui suggérait de prendre du champagne à une future occasion, j'étais d'accord de marquer le moment par un très bon verre de Bordeaux dans l'immédiat!

Des occasions nous pourrons en trouver autant que chacun puisse en rêver...mais la sagesse nous dictait d'être prudents.

Nous sommes repartis heureux, Nestor m'a déposé à ma voiture, j'étais très heureuse d'être venue, lui, inutile de lui demander son avis...il ne m'aurait même pas laisser rentrer ce soir!

Je rejoignis ma voiture, je lui déposais un tendre baiser sur la joue, lui fit de même...
La séparation...sans avoir eu le temps de terminer nos confidences, fut difficile!
Nous nous sommes promis de nous appeler ce soir et demain. J'avais pris l'initiative de passer l'après-midi entière avec Nestor...après demain!
Quel toupet?
C'était ma décision, j'en assumerais toutes les conséquences!
Quel risque allais-je prendre?
A mes yeux, aucun, il me suffisais d'être prudente....
Nestor en fut ravi...vous vous en doutiez!!





 Chouette 29 octobre 2009 à 14:05 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je vous l'avoue, c'est le coeur léger que je quittais Nestor!

" Promis je t'appelles vers 23h, Andy!"
Un petit signe complice... de la main et nous nous séparâmes heureux!
Au volant, je démarrais en mettant un CD "Les 4 saisons de Vivaldi!"
J'appuyais sur ma saison préférée...le Printemps!
Je connaissais le morceau par coeur, je le murmurais...je dirais même, je ne l'avais jamais écouté avec une telle intensité!!

Comme je l'avais promis, je repassais chez Santi pour l'informer des dernières nouvelles! Je n'eus pas le temps de me garer qu'elle était déjà sur le seuil!
Je fus accueillie à bras ouverts! Santi trouvait que je respirais le bonheur!
C'est vrai que je me sentais différente qu'avant d'aller rejoindre Nestor, elle le remarqua immédiatement.
" Andy, tu es méconnaissable? Racontes-moi! Tu resplendis de bonheur!"
" Oh, oh, Santi, tu crois pas que tu exagères un peu, non?"
" Là, tu ne peux pas te voir, regardes-toi dans le miroir? C'est comme si t'avais rajeunie de dix ans!"
" C'est pour me flatter que tu me dis ça? C'est sincère?"
" Je suis sérieuse et je te dis la vérité par ce que je vois, Andy...tu es entièrement transformée!"
" Santi, arrêtes, tu me fais rougir!"
" Je t'avoues que me sens plus légère qu'avant mon arrivée au Parc, j'ai trouvé toute la force nécessaire d'affronter la jalousie et la possessivité de mon mari!

Je lui racontais l'essentiel dans les grandes lignes...je gardais mes états d'âme pour moi, mais elle devinait très rapidement qu'il y eut un évènement qui m'avais réellement marqué!

" Santi, tu ne peux pas t'imaginer, Nestor et moi, nous rigolions par le fait de nous appeler " les jumeaux "!
Et, bien ma chère amie, nous sommes bien nés le même jour tous les deux! Nous sommes restés ébahis et émerveillés à notre tour!"
"Peux-tu imaginer un seul instant nos têtes respectives... quand il m'a demandé ma date de naissance, Santi?"

Je dus lui répéter à deux reprises, c'était à peine croyable!

" A partir de cet instant là, plus rien n'était comme avant, c'est comme s'il était réellement mon frère jumeau!"
" Ton frère jumeau, oui, mon oeil! Je te crois capable d'être tombée en amour! T'as pas vu la tête que t'as?"

" Santi, arrêtes, je finirai par avoir la trouille de rentrer à la maison! Tu imagines la tronche que mon mari va tirer quand il va me voir arriver?"
" Sincèrement, si c'est visible à ce point?"
" J'ai la trouille, oui"

" Je crois que je vais d'abord passer chez François, lui il est toujours de bon conseil, il ne prend jamais parti ni pour lui... ni pour moi...il prend du recul et il sait toujours trouver les bons mots aux bons moments! Je crois que c'est la meilleure décision que je puisse prendre dans l'immédiat! "
" Je crois que c'est un très bonne idée, Andy!"
" Houps!!! Il est déjà 19h30, Santi...il faut que je me sauve!"

" Déjà? Tu le revois quand ton Nestor?"

" Tu me sembles bien curieuse? Je ne sais pas encore, il m'appelle ce soir...je t'en dirai plus.. d'ici deux à trois jours!"

" Tu vas me laisser tout ce temps là sans nouvelles?"

"Santi, peut-être pas, mais tu sais que je n'aime pas quand tu fais trop... la curieuse? Promis, je ne te laisserai pas lanterner si tu reste discrète, Ok? Promis?"
" Topes-là! " Ok!


 Chouette 30 octobre 2009 à 15:48 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je pris mon courage à deux mains! Il fallait que je rentre...j'avais des pieds de plomb...

Pour me rassurer sur le chemin du retour, mon seul objectif : parler avec François, voir et analyser jusqu'où je pourrais me confier à lui avant de rentrer à la maison!

Je n'avais pas de crainte particulière...mais j'avais la difficulté de trouver les bons mots dans le but de ne pas blesser, ni de faire du mal à mon mari, que j'aimais!

Il était question de trouver les mots justes afin qu'il n'y ai pas de rupture de dialogue, c'était l'essentiel pour moi et surtout pour lui!

Eviter à tout prix qu'il ne soit buté et qu'il n'y ai plus aucun moyen de se parler avec calme et sérénité!

Je n'étais pas inquiète, mais pas non plus très rassurée!
J'avais le sentiment qu'après avoir parlé avec François, je pouvais envisager un retour dans le calme.
C'est le but que je me suis fixé!

Arrivée à la porte de François, j'eus malgré moi une certaine appréhension. Je sonnais... il m'ouvrit...mais il semblait cependant étonné de me voir!
" Bonsoir Andy, rentres!"
" Bonsoir, François, excuses-moi si je te déranges?"
" Tu ne me déranges pas du tout...viens passons au salon!"
" Je te sers quelque chose à boire Andy, je finissais justement une bonne bière!"

" Merci, François, j'en boirais bien un bon verre avec toi!"
" Assieds-toi, qu'est-ce que tu fais debout? Merci, François!"
Je restais un certain temps sans savoir dire un mot...François m'en fit la remarque : " Andy? tu as perdu ta langue? Là, tu m'étonnes par ton silence? "

" François, si je suis venu te parler c'est parce que nous nous connaissons depuis plus de 20 ans et que tu sais, même si j'ai une forte personnalité, le quotidien avec mon mari n'est pas toujours facile!"

" Je ne souhaite pas que tu te sentes mal à l'aise et encore moins de jouer à l'arbitre entre nous deux, mais comme moi je te connais, je sais que je peux te faire confiance et c'est pour cela que je suis ici!


 Chouette 30 octobre 2009 à 18:17 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
" Je ne sais pas si mon mari t'a déjà de parler de Nestor?"
" Ho! A écouter ton mari...je ne devrais connaitre que lui!"
" Je lui réponds à chaque fois que je ne m'occupe pas des ménages des autres!"
Je me sentais légèrement mal à l'aise...me doutant immédiatement qu'il ne me serait d'aucune aide...ni de conseil! Il se doutait que c'était de lui que j'étais venu lui parler.
" Andy, sois prudente...ne joues pas avec le feu!"
" Ton homme il a son caractère, bien sûr, il n'est pas toujours facile; mais tu dois savoir qu'il tient à toi et que pour l'instant il affabule sur ce Nestor à cause de toi!"
" François, il ne veux pas comprendre ni accepter qu'une amitié soit possible entre un homme et une femme, j'ai beau lui expliquer, il ne m'écoute même pas!"
" Toi, tu es notre ami à tous les deux...je t'apprécie comme ami, mais tu sais aussi faire la différence entre toi et moi?
Non?"
" Moi avec Nestor, c'est pareil. Je ne vais pas t'impliquer dans cette histoire...mais je veux que tu saches que je n'ai aucune intention de jouer avec le feu avec ce Nestor, comme vous dites toi et lui!"

" Andy, tu peux me faire confiance, je ne lui répèterai pas...c'est à toi de voir si tu veux en parler?"

" François, tu as toujours été de bon conseil, mais là à l'instant je ne sais pas quoi te dire.
" Andy, tu n'as pas confiance? "
" Si, si, François, mais ta réticence dès que j'ai abordé le sujet tu me semblais te rétracter en me disant que tu ne voulais t'occuper des ménages des autres, donc je me suis un peu refermée...
" Si maintenant je te racontes l'histoire de Nestor et qu'ensuite tu en reparles avec mon mari? Je ne veux créer aucun malaise entre nous trois, donc je pense qu'il est sage que je réfléchisse avant de t'en parler!"
" C'est presque risible quand il te dis que tu ne devrais connaitre que Nestor!" Alors même qu'il ne daigne pas m'écouter pour que je lui raconte notre vraie histoire!"
" Il ne t'a jamais dit que lui et moi avions été tous les deux abandonnés et élevés par nos grands-parents? Que notre mère à chacun ne s'est jamais occupé de nous? Non, alors?"
" Non, Andy, je suis désolé! Il me casse seulement les oreilles que tu es encore au Parc avec ton Nestor quand nous jouons aux cartes!"
" C'est quand même un peu court, tu trouves pas François?"
" Donc, il ne m'écoute pas et ensuite il me critique derrière mon dos!"
" Mais non, Andy, n'exagères pas, c'est vrai que s'il n'écoute pas, il ne peut pas m'en parler de cette manière...à l'écouter...vous êtes amants!"
" François? Comment est-ce possible d'être aussi fermé? C'est franchement désolant d'avoir des idées aussi arrêtées...sans ne rien me dire te raconter des sornettes?"
" Et toi, tu l'a crus?"
" Bien sûr que non, je lui répète à chaque fois, Andy"
" J'ai vraiment le cafard et...aucune envie de rentrer...je suis franchement déçue!"
" Andy, j'ai beau le raisonner...je ne peux t'être d'aucune aide dans ta situation actuelle, il est complètement fermé à tout entendement!"
" François, je te souhaites une bonne fin de soirée...je crois que je vais réfléchir...

" Bonne soirée, François...je te fais signe si je suis prête à te parler"
" C'est quand tu veux Andy, tu sais que je t'apprécie et je te promets d'être discret! Bonne soirée...j'espère qu'il sera aimable quand tu rentreras?"
" Je l'espère, merci François, bisous!"




 Chouette 31 octobre 2009 à 15:30 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Me retrouvant sur le trottoir, je vis qu'il y avait de la lumière au salon et que les volets n'étaient pas encore baissés!
Vu l'heure, je présumais que mon mari regardait le Journal sur la 2!
J'hésitais un instant entre...rentrer ou ...retourner chez Santi...

Je retournais dans ma voiture et redémarrais en trombe!

Non, j'avais été vraiment trop déçue, je n'avais aucune envie de rentrer à la maison, aucune envie de téléphoner, même pour lui dire que j'étais chez Santi!
Je me garai au coin de la rue et appelais Santi, je voulais savoir si elle était disponible à me recevoir si je revenais?
Elle décrocha et me répondit qu'elle m'attendait!

Je me sentais mal à l'aise...
Avant d'arriver chez Santi, je décidais de téléphoner à Nestor!

Il comprit mon désarroi...me disant que je pouvais passer chez lui! Je lui répondis d'emblée... que si je faisais ça...ce n'était plus jouer avec le feu...mais de provoquer un vrai incendie!!

Je lui racontait succinctement mon entretien avec François, ma réticence à lui en parler d'avantage et les raisons.
Il m'écoutait, cela me semblais déjà être très important,de surcroît : sans commentaires démesurés!
Il me dit par ailleurs qu'il se sentait impliqué puisque le problème... c'était notre amitié!
Je ne souhaitais cependant pas lui dire que mon mari avait déjà oser dire qu'il nous soupçonnait d'être amants...à François!

De cela, j'en parlerais avec Santi, nous étions amie depuis tant d'années, en réalité c'était la seule personne en qui j'avais totalement confiance quand il s'agissait de ma vie personnelle!
Je me sentais réellement blessée depuis mon entretien avec François!
Je remerciais Nestor pour son écoute, lui disant me sentir déjà mieux du fait que je lui avais parlé, oui, il m'avait apaisée! Je lui redisais que nous nous retéléphonerions le lendemain!
" Bonne soirée! A demain!"

Arrivée chez Santi, elle comprit immédiatement que l'entretien avec François ne c'était pas déroulé tel que je l'aurais souhaité!
Nous en discutions ensemble, cette fois dans les détails et surtout de ce que mon mari pensait de moi et de Nestor!

Nous étions tranquillement installées quand le téléphone sonna!
Il était déjà 20h45, Santi décrocha " Oui, oui, elle est ici avec moi!
J'avais compris que c'était mon mari...je fis des grands signes que je ne souhaitais pas lui parler... et je décidais même que je resterais dormir chez elle!

Elle était toujours en ligne...elle disait tantôt oui,oui... tantôt non...non...la longueur de l'appel m'agaça!!!

J'attendais avec impatience qu'elle eut raccroché le cornet!
Santi vint me rejoindre en me disant ; "Eh bien ma chère Andy, pas commode...il est fâché et il a même oser me dire que toi et Nestor étiez amants! "
" Je lui ai bien sûr répondu...qu'il affabulait et qu'il imaginait des choses inexistantes!
J'ai compris qu'il ne t'écoutes jamais...donc il ce fait son propre film! "
" Tu vois Santi, François me dit la même chose...impossible de discuter calmement....ça me rends malade!!"

" Bon écoutes, Andy, nous allons calmement manger un petit bout, il est déjà 21h et on va se mettre un DVD, un film que tu n'as certainement pas encore vu...nous reparlerons de tout ça demain au petit déjeuner! Cela te vas comme programme?"

" Je suis partante! Santi! Quelle chance d'avoir une amie comme toi? Tu es un vrai trésor, tu le sais? Tu le crois au moins? "
" Venant de toi Andy, oui, je le crois, 34 ans? C"est une longue tranche de vie! Tu te rends compte! Ma chance est réciproque...je le sais!"

En mangeant je lui parlais simplement de mon appel avec Nestor, juste avant de revenir chez elle et le sujet fut clos pour la soirée!

Nous nous sommes couchées très tard! Pas de réveil à mettre pour demain matin!

" La première qui se réveille...fait le café? Ok! Clamions-nous en coeur!"



 Chouette 02 novembre 2009 à 13:15 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Après une superbe nuit de sommeil...aucune fantôme n'était venu la perturber...je me réveillais d'excellente humeur!

Je n'entendis aucun bruit à l'étage...Santi dormait encore?
Je descendis les escaliers à pieds de chaussettes afin de ne pas la réveiller, je me rendis à la cuisine pour nous préparer le bon café promis la veille !!

J'entendis des pas à l'étage...Santi s'était réveillée! Elle aussi descendis de bonne humeur...hummm...ça sent bon le café!
" Quel sourire? s'exclama-t-elle ! Toi, t'as passée une bonne nuit!"
" Superbe...pas de rêve...pas de fantôme...je me sens vraiment bien!"
Je lui remplis son bol, elle en fut vraiment ravie!
Je lui tartinais deux tranches de pain rôti...nous déjeunions sans mot dire, nous n'entendions que les craquements de nos tartines rôties au beurre...pleines de bonne confiture à la rhubarbe (faite maison), telle qu'elle aimait!
" C'est toi qui l'a faite Andy?"
" Oui, j'ai toujours un pot dans ma voiture...au cas où , quand je passe chez une amie et que j'ai envie de faire plaisir, j'ai toujours un pot sous la main!"
" Ta manie de toujours faire plaisir, je te reconnais bien là!"
" Tu vois, c'est l'attention qui compte! Je t'embêtes assez souvent depuis que tu es célibataire! Tu ne viens pas très souvent chez nous quand tu as besoin d'être écoutée...de vider
ton sac, comme on dit entre nous, c'est moi qui accours!"

" Bon, venons en aux choses pratiques nous avons fait les marmottes...il est déjà 9h30, tu le laves la première? Pendant ce temps là...je vais prendre mon courage à deux mains et téléphoner à mon oiseau rare et voir si la nuit lui à porter conseil!
Tout ce que j'espère, c'est qu'il soit déjà aller pleurnicher chez François et qu'il lui a fait la leçon par rapport à son comportement! Allez, file, je te raconterai quand tu redescendras! "

" Ok! Surtout reste calme,Andy, ne t'énerve pas...ça ne sert à rien! Je te répètes, c'est que tu me dis dans ces cas là..."

Dès que Santi était sortie... j'appelai mon cher mari qui avait une voix doucereuse me demandant si j'avais bien dormi... avant même que je ne pus lui dire bonjour!
Ravie, je le sentais de bonne humeur! Il me précisait être passé chez François et qu'ils avaient parlés à mon sujet!
Il se serait plutôt étranglé que de s'excuser...mais je compris immédiatement qu'il regrettait d'avoir été si peu compréhensif et encore moins à l'écoute!

Comme toujours, je le rassurais...en lui répétant pour la millionième fois que je l'aimais...que dès que Santi en aurait terminé à la salle de bains, je ferais ma toilette, passerais chez le boucher sur ma route et que je rentrerais à la maison afin de préparer notre dîner!
Je devinais son sourire de satisfaction d'ici!

Je rassurais Santi dès qu'elle fut prête et montais à mon tour me préparer pour partir!
Elle fut ravie que la situation était calme et sereine, et moi donc...rajoutais-je!!

" T'oublies pas que demain je revois Nestor et qu'il va falloir encore négocier cette escapade avec des gants de velours?"
" Oui, c'est ça... n'oublies pas de LA présenter avec des mains de fers?"

J'avais bien compris son insinuation...à force...c'était fatiguant de devoir vivre la vie au quotidien tel un combat de boxe sur le ring!!!
Il y avait des moments où je me sentais vraiment lasse de passer notre temps à toujours négocier... comme des mômes pour un sac de billes dans une cours de récréation!

C'était toujours...comme une lutte...il était en permanence dans une attitude de domination et ne voulait faire aucun effort en dialoguant d'égal à égal!
Ce combat journalier me pompais toute mon d'énergie...je devais absolument trouver une solution!

Je finirais par partir seule une dizaine de jours en vacances...oui, c'est ça que j'allais négocier...je me sentais lasse et j'avais vraiment besoin de me ressourcer!

Demain, je voyais Nestor...je me verrais bien partir une semaine en Egypte, accompagnée par un archéologue... en prime de guide érudit...un vrai gentlemen...j'avais l'impression d'être devenue folle en une seconde....je continuais à divaguer... en chambre single évidemment...pour me rassurer de suite...comme si?? Oui,j'en étais même certaine!!!

D'où me vins cette idée si soudaine? Par lassitude ...je présume...!!
Comme des vrais jumeaux! Dès le départ, c'était mon idée...sans aucune arrière pensée! Me jeter dans la gueule du loup diraient d'autres malveillants!!!

J'étais déterminée à l'obtenir, en rentrant à la maison...ensuite je tâterais déjà le terrain lorsque j'appellerais Nestor cet après-midi... nous pouvions terminer notre conversation à ce sujet, demain!
J'étais certaine que Nestor accepterait!
Mon mari???
Combien d'heures de négociations en perspectives????
J'appréhendais....



 Chouette 02 novembre 2009 à 22:18 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Je quittais Santi et repassais comme prévu chez notre boucher habituel en rentrant à la maison!
J'étais devenue tout à coup d'humeur maussade!
Je fus reçue avec un grand sourire, j'appréciais!

Prudente, je me réfugiais dans la cuisine...préparant tranquillement le déjeuner...je n'avais aucune envie de relater ma soirée de la veille, me disant simplement que si mon mari avait envie de parler, il pouvait me rejoindre!
Peut-être que nous aborderions l'essentiel en déjeunant?
Je l'espérais secrètement!

Je fus presque étonnée de ma réaction...je n'étais pas de nature rancunière...mais après ma dernière déception, j'estimais que ce n'étais pas à moi de faire le premier pas!
Lorsque le repas fut servit, il alluma la télé...nous n'avions jamais manger en sa présence!
Je me levais pour l'éteindre!
Il se leva pour la rallumer!
Silence total, il écoutait les informations de 13h, sans même me demander mon avis! Ce qui me fis comprendre qu'il n'avait aucune envie de me parler!
Dans ce cas...je pris mon assiette et terminais mon repas seule dans la cuisine!
S'il avait décrété de déterrer la hache de guerre...pas de problème...n'y comprenant rien, je m'en fichais!
Je n'eus pas encore terminé...que François frappa à la porte-fenêtre...je sursautais à peine, mais j'étais plutôt ennuyée qu'il me trouve seule à la cuisine et mon mari seul à la salle à manger!
Il compris, sans mot dire...qu'il y avait un petit problème!
" Je le saluais et l'embrassais"
" Lui par habitude me demanda : ça va Andy?"
" Tu vois le tableau François? Il fait le gamin qui a été abandonné par sa maman... comme si j'étais partie 6 mois?"

" C'est désespérant et incompréhensible...ce matin il était tout miel au téléphone?? J'y comprends plus rien, il me désole et je suis déçue quand il rentre dans son antre comme un vieil ours!"

" Je finirais par partir prendre un peu de distance et du recul, il est devenu tellement possessif depuis que j'ai pris ma retraite, je te l'avoues, François...il m'étouffe dans tous les sens du terme!"

" Andy, je vais aller lui dire deux mots!
" François, je t'en prie, pas quand je suis à la maison! Demain après-midi...je vais au Parc, tu n'as qu'à venir dès que je serai partie! "
" Ne t'inquiètes pas, je prépare le terrain, oui, je vais voir Nestor, je sais que toi tu me fais confiance!"

" C'est une bonne idée...si je lui parle maintenant il va m'envoyer au diable! Je m'en vais, c'est mieux! Si tu as besoin...tu traverse le jardin, tu sais où me trouver, je ne bouge pas aujourd'hui, Andy!"

" Merci, François, t'es un vrai ami! Peut-être que je viendrai me faire offrir un petit cappuccino pour le plaisir de parler un peu avec toi? Ne t'étonnes pas s'il me suit pieds à talons? Je sais que je peux compter sur toi! Bisous, bonne après-midi! Il arriverait même à être jaloux de toi, son meilleur ami?"
" Eh bien, Andy, là tu n'as pas tords...j'ai déjà dû le remettre à sa place avec ses remarques, quand je prends ta défense...
" Viens seule, ça lui fera les pieds, j'aime pas quand il est injuste avec toi, tu mérite d'être mieux traitée que ça! Il y pas mal d'hommes qui seraient heureux de vivre avec une femme aussi dynamique, sociable et généreuse!"

"Hé François? Tu vas me faire rougir? Qu'est ce qui se passe! "
"Que j'en ai marre de le voir agir de cette manière avec toi! Voilà, je lui dirai demain, moi-même!!"

François parti, je réchauffais quelques minutes le reste de mon repas au micro-ondes. La porte de la salle à manger s'ouvrait... " il me semblait avoir entendu parler?"
" Ah oui, je ne radote pas encore seule, ça doit être ta télé?"

Il eut la gentillesse de débarrasser la salle à manger et sans rien dire... faire la vaisselle...j'en restais ébahie, mais ne pipais mot!
Je le laissais seule à la cuisine et pris un livre en m'installant dans le divan! J'étais en train de lire...il arrivait avec deux tasses de cafés?
Que ce passait-il? Je le remerciais, sans poser aucune question!!
C'est avec prudence...que je me demandais qu'est-ce que cela cachait?
C'était trop beau pour être vrai!
Je m'attendais toujours à un "uppercut" psychologique...avec prudence ne sachant pas d'où partirait le coup verbal!!!

J'osais lui demander s'il avait apprécié mon absence? Pour toute réponse il me demandais si je voulais être drôle?

J'éclatais de rire, je pense que c'était nerveux! Le bouquet...il se mit à rire en me disant qu'il se sentait ridicule d'avoir eut ce type de réaction!
Je surenchérissais : " maman a laissé son petit garçon tout seul à la maison? elle est pas gentille, la vilaine!!"

" Tu te trouves drôle?" Mais oui, ris avec moi...si François te voyais?"
" Je t'informes qu'il t'as vu manger seul et moi aussi par la même occasion ? "
" J'avais vraiment l'air bête quand il a frappé à la vitre!"
" C'est lui que j'ai entendu parler alors? "

" Oui, bien sûr, tu as été pris à ton propre piège...il a même pas osé venir te saluer...tu devrais savoir que quand tu fais l'ours...François lui si sociable...il te fuit, il a bien raison...parce quand tu es comme ça... tu n'es pas à prendre avec des pincettes!"

" T'es même pas capable de t'excuser quand t'es con!"

"J'attends tes excuses...oser dire à François et Santi...que tu soupçonnes Nestor et moi d'être amants? Tu te rends compte que je puisse être blessée?
Là tu deviens tout à coup muet...plutôt mourir...que d'avouer que tu as été trop loin et injuste?"
"T'attends quoi? La neige? Nous ne sommes qu'en automne!!"
Il y a plus de 20 ans que je te dis que je t'aime...et tu fais semblant de ne pas me croire!
Quand seras-tu un vrai adulte, je me le demande?"

" Bon, je tiens à te prévenir que demain je vais au Parc à 15h, voir Nestor!"
" Je te préviens de suite... pas la peine de faire ta tête de pioche, François est déjà au courant, lui il me fais confiance, et en plus il vient te tenir compagnie pour jouer aux cartes!!"

" C'est ça oui! Tu organises tout sans rien me dire..."

" T'as vu le jeu...tu recommences déjà ...allez vas-y, tête de pioche?? Remets le couvert!!"

" Si je voulais faire de travers, je ferais tout derrière ton dos! Toi, tu fais tout pour qu'un jour je ne te dirai plus rien...toi, tu serais heureux de ne plus rien savoir, que je fasse tout en cachette? idiot!"
" Donc, maintenant tu as le choix! C'est mon dernier mot!"
" C'est clair et net, attrapes ma klet Mariette!"
" C'est ça, tu peux cauzer en bruxellois, ça ne me fais pas rire quand tu te moques de mon honnêteté, mon pauvre chéri, oui tu me ferais presque pitié d'être aussi bête de te mettre de telles idées qui n'existent nulle part, que dans ta tête!"

" Bon, cette fois, c'est terminé...nous faisons la paix, ma chérie!!"
" J'attends tes excuses...je crois que là c'est le seul effort que je te demande de faire...inversons les rôles...tu dirais quoi toi...si moi je me mettais à te soupçonner dès que tu sors de la maison?
Que je puisses penser un seul instant qu'il y a une femme qui t'attends au coin de la rue!! C'est franchement ridicule de vivre au quotidien avec des idées pareilles? Tu crois pas?"

" Je t'en pries, sors de ton mutisme!"

"Je m'excuses, chérie...c'est vrai que je t'ai mené la vie dure depuis que tu es à la retraite...!"

" Attends un instant...laisses-moi m'asseoir...je risquerais de tomber dans les pommes...c'est hallucinant, je ne te reconnais pas? Mais, tu me promets...pas d'uppercut dans le dos?"

" Ter..mi...ner!!!" " Tu tiendras parole? Demain je te le fais promettre en présence de François !!"

" Pas de problème, je tiendrai parole...."
" Tu vas enfin me laisser respirer?"
" Promis.?..alors tu accepteras aussi que je parte et que je prennes 10 jours de vacances sans toi?"

" Là, je crois que tu m'en demande un peu ...!"
" De trop? C'est ça? Tu es impossible!"
" Dors une bonne nuit ...réfléchis, ma décision elle est déjà prise!
" Tu ne peux pas me refuser ça! Oui, tu ne trouves pas ça très élégant de te mettre devant le fait accompli...mais ton comportement fait que je peux aussi faire sauter un câble!Non?"

" D'ailleurs, je n'ai rien prémédité...l'idée m'est venue sur le chemin en revenant de chez Santi...j'ai trouvé que c'était à faire...j'irai! J'ai besoin de res....pi....rer!!!"

" Nous en reparlerons demain, mon chéri!"









 Chouette 04 novembre 2009 à 22:52 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Après cette longue explication je me sentais plus sereine!

Je montais dans ma chambre m'allonger, ma jambe droite était douloureuse depuis près d'une semaine! En particulier, quand je conduisais ma voiture!

J'en profitais pour mettre un peu de musique en sourdine et de continuer mon livre entamé la veille " La pluie avant qu'elle ne tombe..." de Jonathan COE.
J'avais hâte d'en connaitre la fin! Pas très friande de littérature américaine, j'étais agréablement surprise par l'histoire.
Je surveillais l'heure, afin de pouvoir téléphoner à Nestor! Je guettais le départ de mon mari chez notre dentiste.
J'entendis sa voix dans la cage d'escalier : " chérie, à tout à l'heure?"
" A tantôt!"
J'attendais qu'il démarre sa voiture...il fallait que je sois certaine de son départ!

J'avais l'impression de devenir aussi tordue que lui! Cela me déplaisais...mais comment négocier un peu de paix sans à chaque fois subir une scène?
Oui, j'étais lasse..."" Je devrais devenir je m'en foutiste!!!""
C'est possible ça, c'est possible??? J'adhère immédiatement!!!

Je téléphonais à Nestor! Une seule sonnerie, il me répondit aussitôt!
" Bonjour, ma chère Andy! Heureux de t'entendre! Comment vas-tu depuis hier?"
" Bonjour, Nestor, bien..."
" Tu as une petite voix?"
" Je me sens un peu lasse, ma jambe droite me joue des tours...je me repose en ce moment..."
" Nestor? J'ai une faveur à te demander?"
" Oui, Andy, dis toujours?"
" Aurais-tu la possibilité de prendre une dizaine de jours de congés?"
" Là, tu me surprends, Andy, oui...ça ne devrais pas poser trop de difficultés...pourquoi?"
" Je me sens presque gênée...comment te dire...j'aimerais que tu m'accompagnes... en Egypte!"

" Rien que ça? Andy...
" C'est dès que tu veux!"
" Nestor? Jamais je ne pensais que tu accepterais si vite?"
" C'est presque trop facile! Je pensais que tu allais me trouver un peu dingue?"
" Mais, plus sérieusement, nous y allons comme jumeaux, ça te dois me le promettre avant de décider ton départ?"
" Andy, c'est ce qui m'est arrivé de meilleur cette année...c'est vraiment un plaisir!"
" Promis, je m'y engage avant de partir!"
De plus la température actuelle est propice au tourisme, nous pourrons en profiter au mieux puisqu'il y a moins de touristes!"

" Nestor, j'ai déjà annoncé mon voyage à mon mari, sans lui...mais pas encore précisé que c'est avec toi que je souhaitais faire ce voyage?"
"Andy, tu as déjà fais le plus long du chemin...quand à lui annoncer que tu pars avec moi, ça c'est le plus difficile à négocier selon moi!"
" Oui, Andy, je me mets à sa place...ce n'est pas évident du tout à accepter les yeux fermés, qu'une femme comme toi parte avec un autre homme? Je te taquines, tu es ma jumelle?"
" Tu es devenue muette?...silence total?"
" Nestor, je te remercie de m'avoir promis...c'est l'essentiel pour moi!!"
Nous nous verrons demain à 15h...toi de ton côté réfléchis-y, moi je ferai de même et nous verrons ensuite si nous pouvons réellement l'envisager?"
" J'ai été ravi de t'entendre, ta proposition m'intéresse...je vois immédiatement mon planning des congés, je te dirai quoi demain? Bonne fin d'après-midi! Andy, bisous?"

" Ravie, Nestor, j'espère que nous aurons l'occasion de réaliser ce projet! Je vais déjà voir avec François, lui est toujours de bon conseil!!"
" Je lui ai promis de passer me faire un offrir un cappuccino, c'est l'occasion d'y aller pendant que mon mari est chez le dentiste! Bonne soirée à demain? Bisous!"

Oui, oui, ma vieille...l'espoir fait vivre...mais tu n'es pas encore au bout de tes peines...

Je me dépêchais d'aller prendre ce bon café chez François!
J'avais encore une bonne petite heure avant le retour de mon oiseau rare!
François ne fut pas étonné de me voir venir prendre le café!
" Assieds-toi, Andy! Tu le veux à l'italienne?"
" Bonne idée, Franscesco!! Pourquoi tu n'as pas garder ton prénom d'origine?"
" Simple et compliqué à la fois...j'avais à peine trois ans quand je suis arrivé ici, je pleurais tous les jours en rentrant de l'école : les autres enfants m'appelais : sale spaghetti!
Jusqu'à ce que je me décide avec l'accord de mes parents de me prénommer François! Voilà, tu sais l'essentiel de l'histoire!"

" Cela m'intéresse, un jour tu me raconteras tout ça plus en détail! Ce que je connais de cette histoire , c'est qu'après la guerre, l'Italie a échangé des hommes pour venir travailler dans les mines ici en échange du charbon!
C'est pas très glorieux comme démarche!"
"Eh, tu connais cette histoire toi? Andy! "
" Oui, j'ai étudié ça en sociologie, François! Ce serait une bonne idée que nous allions ensemble, mon mari, toi ton frère et tes deux soeurs à la " Cantine des Italiens "!
C'est devenu un centre à la mémoire des Italiens morts dans la grande catastrophe minière de Marcinelle!
Nous pourrions y prendre un bon repas, il y a aussi des diaporama et des films des évènements de l'époque, ça c'est plus pénible!
" Superbe idée de sortie pour le printemps prochain, Andy!
Je suis sûr qu'ils seront tous ravis de cette découverte? Merci, c'est intéressant, tu feras notre guide? "
" Ne t'inquiètes pas, il y en a sur place et même une reconstitution d'une mine à visiter sur près de 800m!
" Eh, bien ça... quand mon frère verra ça il va être très ému!"
"Tu me le rappelleras dès les premiers beaux jours! Ok, Franscesco?"
" Cela, Andy, tu peux être sûre que je ne l'oublierai pas"
" Allons-y, buvons le ce bon café!"
" Nous n'avions pas eu le temps de mettre la tasse aux lèvres...que l'oiseau rare klaxonnait à réveiller tous les vieux potes du quartier qui faisaient leur sieste...disais-je à François..."
" Pour une fois que nous étions un peu tranquille à deux, Andy, répliquait, François!!"
" Je te rassures...que je viendrai encore papoter rien qu'avec toi François, j'aimerais que tu me racontes toute l'histoire de ta famille!"
" Je peux même te l'écrire, pour la mémoire de tes frères et soeurs, tes enfants et tes petits-enfants, neveux et nièces! Les mémoires de la famille, l'essentiel était oral, maintenant à vous de l'écrire !"
" Tu ferais ça? Andy! "
" Bien sûr Franscesco, mes meilleures amies et copines sont toutes italiennes et nous faisons des tournantes de parlottes où toutes viennent raconter leur histoires familiales pour leurs descendants!"
" Il y en a qui se sont mis à écrire et d'autres, font écrire la leur par celles qui souhaitent et acceptent de le faire! "
" C'est Génial comme idée, elle est de toi! Non, de nous toutes!"
" Toi tu t'appelles , modeste?"
" Toi, Ponpon?"
" Ce soir, je dîne chez ma soeur aînée...quand je vais lui raconter ça? Elle va se mettre à pleurer ...de se rappeler tous nos souvenirs?"
" Tu as déjà rencontré mon amie Santi à plusieurs reprises, je l'ai presque obligée à enfin raconter son enfance à ses filles, elles ont 28 et 31 ans!
Elles ne connaissaient rien de l'arrivée de leurs grands-parents entre 1948 - 1950, échangés contre du charbon!"
" C'est pas facile, mais après ...que du bonheur à partager...de plus, ça fait effet de boule de neige!
" C'est normal, François, très peu de personnes ont eu l'idée de faire ce cadeau aux italiens...donc, pour ceux qui le font, je fais partie de ce groupe...ce n'est que du bonheur de les rendre heureux! Non?"
" C'est très beau, Andy, je t'embrasse!" " Topes-là! Promis!"
" Je te souhaite une bonne soirée chez ta soeur, à plus Franscesco! Bisous!"

En traversant la pelouse... je me rendis compte que je n'avais pas aborder mon projet pour l'Egypte?

J'étais simplement contente et heureuse d'avoir vus les yeux de Franscesco briller de bonheur!

La nuit...elle m'apporterait conseil...j'en parlerais demain avec Nestor!
Ce soir, une soirée tranquille avec mon mari chéri...Je me sentais calme, sereine et heureuse pour cette toute fin d'après-midi!




 Chouette 08 novembre 2009 à 22:48 Envoie un message √† Chouette Voir le profil de Chouette
Nous avons passé une superbe soirée , telle que je l'avais espérée!
Ce matin, après une très bonne nuit, nous étions tout les deux de très bonne humeur!
Nous déjeunions tranquillement, quand nous échangions au sujet de mon projet d'écrire l'histoire de François, notre ami et voisin!
Mon mari fut ravi de mon initiative, était étonné que j'avais aussi susciter Santi d'entamer le même projet avec ses filles!

Je lui annonçais par la même occasion que j'allais l'aider à s'initier au traitement de texte, puisqu'elle allait s'offrir un portable pour rédiger ses souvenirs d'enfance en narrant l'arrivée de ses parents pour ses enfants!

Un déjeuner aussi agréable? Il y avait si longtemps.... J'étais heureuse et détendue et j'étais certaine que je pouvais partir cet après midi rencontrer Nestor, sans que mon mari ne m'imposerais aucun véto! Sans même devoir parlementer ni négocier!

Je décidais de mettre le diner en route, je proposais à mon oiseau rare de passer chez le boucher, chercher notre commande! Je lui fis la suggestion de voir si François n'avait pas besoin de courses en passant!
Il ne fit aucune remarque, au contraire, il était heureux de proposer ses services...ce qui devint de plus en plus fréquent depuis que j'étais à la retraite!

Il me répondit être heureux de passer chez ses potes, que c'était agréable d'être reçu avec tant de plaisir et il me dit qu'il faisait l'expérience que depuis qu'il avait fait ce genre de démarche, il recevait plus d'amitié en retour que ce qu'il donnait de lui-même!
Il la trouvait très intéressante et il comprenait mieux pourquoi j'avais autant d'ami(e)s et de potes!

J'étais contente qu'il comprenait enfin, sans critiquer mes démarches spontanées, sans rien attendre en retour que cette manière de penser et d'agir faisait partie de ma nature.
Il s'excusait presque...d'avoir quelque fois été un peu égocentrique...acerbe dans le verbe sans tenter de comprendre que pour moi c'était naturel et en totale symbiose avec ma personnalité.

Je riais presque sous cape, j'étais contente et ravie qu'enfin il était heureux de vivre une plus grande ouverture envers les autres autour de nous! Cela me faisait plaisir et me rendais encore plus heureuse!

En rentrant des courses, il ne me restais qu'à griller la viande.
Il me raconta que Franscesco lui avait raconté sa soirée chez sa soeur, qu'elle avait pleuré, mais de joie du projet de me raconter leur arrivée chez nous pour leurs enfants!

" Andy, il était si excité et heureux, qu'il voulait m'offrir l'apéro, mais je lui ai dis que tu m'attendais...pour le diner ?"
" Il y a assez pour trois, va le chercher? "
" Tu es sûre?"
" Demandes-lui, tu verras bien! Soit, il accepte, soit il te dis non? "
Tu ne risques rien...mon chéri!"

A peine 5' plus tard, mes deux compères arrivèrent, François avec une bouteille d'apéro sous le bras!

Ils burent un petit verre ensemble, je n'en souhaitais pas et nous nous miment immédiatement à table pendant que tout était bien chaud!
Nous mangions de bon appétit!
Bien sûr, François ne parlait plus que du projet de raconter son arrivée et que je prennes des notes!

Je le rassurais, j'allais établir un avant-projet avec un agenda afin que je puisse m'organiser pour mes diverses activités.

" Oui, François, tu sais qu'il y a aussi " les Papys et Mamys conteurs " à mettre en route pour enfants malades à l'Hosto et " les Troubadours " pour les personnes âgés dans les Maisons de Repos?"

" Oui, oui, Andy, excuses-moi, j'avais oublié, pourtant tu m'en avais si souvent parlé?!" Je n'ai fais que répondre à tes questions Franscesco!

" Tiens chérie, c'est devenu une habitude? Tu l'appelles Franscesco maintenant?"
" Mon chéri, il te répondra lui-même que cela lui fait plaisir, il n'y a que ses frères et ses soeurs qui l'appellent encore comme ça!"Tu comprends?

" Je peux me permettre de l'appeler comme ça parce que c'est aussi mon ami! N'est-ce pas Franscesco?"

" Bien sûr, Andy! Tu es comme une petite soeur en plus pour moi,... depuis que ma Rosalia n'est plus, j'ai toujours pu compter sur toi...heu...vous deux!!!"

" François, tu diras à Carmella que je suis libre le jeudi de la semaine prochaine, je lui propose que nous dinions tous ensemble avec elle et tes frères ?"

" Bonne idée, Andy!Je suis certaine qu'elle et Aurellia préparerons des lasagnes et tu n'auras plus qu'à les remettre au four quand nous arriverons! Super!"
" Tu es un trésor, Franscesco!"
" Eh, eh, cria mon oiseau rare!!"
" Il n'y a pas de raison d'être jaloux, tu sais que tous, nous aimons Andy!!!
" Elle, elle ne te fais jamais de scène et tu sais qu'elle n'aime que toi! Dis, tu m'écoutes? L'oiseau rare?"
" Oui, oui, c'est vrai...mais j'apprends... progressivement...c'est pas facile!!"

" François, téléphones à Carmella et présentes-lui immédiatement ma proposition ... j'enregistrerai tout ce que vous allez raconter, ensuite je n'aurai plus qu'à tout retaper et quand j'aurai tout imprimé il vous restera qu'à relire et me donner votre accord! Nous verrions ensuite ce qu'il y a à changer ou si c'est la réalité de ce que vous avez vécu?"
Tous devenaient presque fous de joie pour le projet! Même mon mari devint curieux de connaitre toute leur histoire!
Je regardais discrètement l'heure! Il était presque 14h15...il fallait que je prépare mon départ pour ma rencontre avec Nestor au Parc!

Je montais me préparer et je saluais François et mon mari en disant que je partais au Parc rejoindre Nestor... que je serais de retour pour 18h30!

Ils trouvèrent cela tout à coup...le plus naturel du monde!!! Aucune remarque...aucun commentaire....étonnant!
J'ajoutais simplement en disant à François, qu'il n'avait qu'à s'arranger avec eux pour le jeudi suivant, que dans tous les cas pour moi, c'était ok pour le diner aux "lasagnes "!

Je saluais mes compères et filais en voiture au Parc!

En route...rêvassant...pourquoi ne partirions-nous pas tous ensemble en Egypte? Nestor deviendrait l'ami de François et de mon oiseau rare? Pas si idiot! Pourquoi pas ?
J'allais creuser et étudier la question!!!

Je me rendis vers le Musée! Dès que Nestor m'aperçut...il descendit!
" Bonjour, heureux de te revoir! Andy!"
"Eh moi donc, bonjour Nestor!"
Nous nous embrassions avec tendresse et attention, oui nous devenions de vrais amis!

" Ma chère Andy, pas possible d'avoir congé avant plus d'un mois et demi..."
" Ce n'est pas un problème, Nestor, c'est le temps nécessaire pour que je termine un projet très important pour des amis et deux autres prenant leur envol!"
" Eh, tu m'étonneras encore Andy!"
" Pourquoi? Tu me dis ça?"
" A t'entendre au téléphone nous serions partis demain?"
" Quand même pas...il faut avoir un minimum de savoir vivre, Nestor?"
" C'est à dire? "
" Cela me laissera le temps nécessaire pour préparer avec calme et sans emportement ce voyage Nestor, le temps de faire comprendre à mon mari et de réaliser ce que j'ai à promis à François et sa famille et les deux autres!"

" François? Oui, c'est notre voisin et le meilleur ami de mon mari! Je vais écrire l'historique de leurs arrivées à tous d'Italie, chez nous!"
" Génial! Comment t'es venu cette idée? Je lui parlais de Santi et de bien d'autres ami(e)s italiens et de leurs enfants!

" Je trouve ça le plus naturel du monde...personne n'a mis des mots sur ce qu'ils racontent oralement...cela fait et fera encore boule de neige...
A terme nous pouvons toucher tous les anciens bassins miniers du pays, pour que d'autres, quel que soit leur pays d'origine, que jamais ils n'oublient d'où ils viennent et que leurs enfants le sachent!

La mémoire des familles...c'est très précieux!

" D'ailleurs, mon cher Nestor, toi et moi, nous n'avons pas de père...il manque à chacun sur notre arbre généalogique? " Jamais nous ne saurons qui c'était?"

"Tu comprends pourquoi je trouve cela important...parce que toi et moi...nous ne saurons jamais! Nous sommes des arbres auxquels... il manque la branche la plus essentielle, le père! "
Sans aucune amertume, " Des arbres sans racines!"

" Andy, tu es un amour!" Comment n'ai-je jamais pensé à cela?"
















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Bon à savoir:

L'Arbre sans Racines est classée dans le genre Psychologie.

Commencée par Chouette,
le 30 septembre 2009. L'histoire est composée de 76 participations.

2 commentaires
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  • 1 Auteur:
Chouette
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