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Funérailles en bleu
Funérailles en bleu
UN DROLE DE CRIME OU L'ARME EST UN POTIRON




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 Clothilde 28 novembre 2007 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Le commissaire Lapointe fume sa pipe accoudé au bar du café appelé "FUNERAILLE EN BLEU" Il regarde sans les voir les volutes de fumée qui s'élèvent vers le plafond jauni. L'endroit, initialement et banalement s'appelait il y a quelques mois encore "AU PETIT COUP"
Une affaire mystérieuse a fortement ému la population de cette petite bourgade, jusque-là sans histoire. A trois reprises on a retrouvé devant la porte du café le corps de la personne qu'on avait enterré la veille. Elle avait été exhumée et son corps avait été badigeonné de bleu pour le plus grand émoi des famille endeuillées. On n'a pu encore mettre la main sur ce mauvais plaisantin, de plus, aucune des familles concernées ne se connaissait d'ennemi.
Afin de dédramatiser quelque peu la situation et peut-être conjurer le sort, le tenancier du bistrot a rebaptisé son établissement "FUNERAILLE EN BLEU". Les tentures mortuaires qui servaient à la fete d'Halloween sont restées accrochées en permanence et le requiem de Mozart passe en sourdine tout au long de la soirée.
Lapointe se regarde dans les miroirs embués du bar ; ses joues sont grises de barbe naissante, sa tenue est frippée et le noeud de cravate défait. Gageons que si elle le voyait Madame Lapointe ne serait pas contente du tout mais notre commissaire a veillé toute la nuit.

 Clothilde 05 décembre 2007 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Il a passé la nuit dans la maison de la victime, un certain Gaspard qui vivait seul dans une petite maison sise rue de la verte vallée, tout au bout du village. Juste après sa maison il y a un petit chemin qui mène au petit bois de sapins. On a retrouvé la victime allongée dans son jardin, la tête enfoncée dans un énorme potiron. Cétait sans nul doute le plus gros de la récolte de Gaspard qui en faisait commerce sur les marchés des alentours.
Il était couché sur le ventre, bras et jambes écartés, une seule pantoufle au pied comme s'il avait dû sortir en catastrophe. On a d'ailleurs retrouvé la seconde au pied de son lit.
Malgré l'heure matinale, 7h30 à la vieille horloge accrochée au-dessus de la porte, il y a déjà du monde et le sujet de toutes les conversations est bien entendu le crime d'hier.

 Pierrette 04 août 2008 à 18:17 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
La porte de l'estaminet s'ouvrit et une femme d'une bonne cinquantaine d'années entra.
Elle portait des cheveux mi-longs teints en blond avec repousses noires et des boucles d'oreille en métal argenté. Son tempérament était dynamique et ses yeux gris bleu pétillaient de vie.
Elle vendait : des canards, des oies, des coqs et des poules le jeudi sur le marché. Ce dont pourquoi, on lui avait attribué le surnom de : « Poulette ».

-«Salut la compagnie!» Dit-elle en prenant la direction du comptoir et en se hissant sur un haut tabouret.

Confortablement installée, elle prit une cigarette dans son sac à main et l'alluma en tirant plusieurs bouffées.

-«Gaston, donnes-moi une gueuze « Mort Subite » bien fraîche, j'ai soif !» Dit-elle au cafetier. Et puis, d'une voix forte, afin d'être entendue de tous, elle déclara :

-«Il paraît que : ni Saint Pierre et ni Satan ne veulent de ce vieux schnock de Gaspard.
Je les comprends, cet enfoiré n'était pas un enfant de chúur. Il ne pouvait s'empêcher de tenir des propos salaces. CĎétait un emmerdeur et un vicieux!"

"Notez bien !" Ajouta t'elle. "S'il m'avait demandé de coucher avec lui, j'aurai accepté pour ses picaillons. Mais pendant l'amour, j'aurais fermé les yeux et pensé très fort au beau George Clooney." Puis elle continua. "Toute cette manigance est sûrement l'úuvre d'un fantôme. Gaspard a eu suffisamment de noises avec des personnes de leur vivant. Et celles-ci ne veulent pas qu'il repose en paix.
N'est-ce pas commissaire?" Dit-elle en s'esclaffant d'un rire gras et profond et en donnant un coup de coude sur le bras de Lapointe qui était assis non loin d'elle.

-«J'...J'ai dé...dé...jà... v... vu... des....des... re... re...venants qui...qui... han... hantaient le... le... ci... cimetière.» Intervint Maurice, le fossoyeur qui était bègue.

-« Ce... ce... jour...là, tu tu ne devais pas mourir de soif!» Lui répondit Poulette avec humour.

Puis subitement et d'une manière inattendue, Poulette dit au patron du bar : "C'est quoi cette musique ? (Pour le requiem de Mozart). Juste bon pour avoir le moral dans les talons. Tu n'aurais pas des disques de Claude François dans ton juke-box?"

"Tiens ! Donnes-moi encore une « Mort Subite », au moins avec elle je verrai la vie en rose!"
Elle but son verre d'un trait et ajouta : «Gardes-en une autre bien au chaud pour tout à l'heure.» Puis elle prit congé.

Le commissaire se disait en voyant le reflet dans le miroir des tentures mortuaires, du papier peint jauni imprimé de grandes fleurs brunes ainsi que le carrelage à damier noir et blanc : "Quel contraste entre l'humour de Poulette et cette mascarade de morgue."

Un journal déposé sur le comptoir était à la disposition de la clientèle. Sur la première page, on lisait le titre suivant :

«Meurtre à Noixville. A trois reprises on a retrouvé devant la porte du café, « FUNERAILLE EN BLEU », le corps de la personne qu'on a enterré la veille. Elle avait été exhumée et son corps avait été badigeonné de bleu. En cette période d'halloween, on pense que le meurtrier pourrait être un revenant. Le commissaire Lapointe est chargé de conduire l'enquête.»

Lapointe se sentit irrité. De quoi avait-il l'air ?

Mais il était forcé d'admettre, lui qui était un vieux de la vieille et qui avait si souvent sondé l'âme humaine, que cette histoire sortait de l'ordinaire.
Il se sentit las et fatigué. Une odeur de café vint titiller ses narines, alors il commanda deux croissants et un café crème.
Lorsqu'il eut bu son café et mangé ses croissants, il regarda l'heure à sa montre. Il était neuf heures. Il était grand temps de rentrer chez lui, sa femme, Claire l'attendait.

Il releva le col de sa veste à carreaux marron, style anglais et posa son grand chapeau en feutrine noire sur la tête. Puis il sortit en disant : « Bonne journée à tous ».

Il déambula le long des échoppes : de fruits, de légumes, de poissons et de textiles. L'air transportait le parfum des aromates, l'odeur d'épices et du fumet d'escargots.
Lapointe croisa des paysans que l'on reconnaissait grâce à leurs mains calleuses, à leurs joues rouges burinées par le soleil et le vent. Dans leurs vêtements étriqués et démodés, ils faisaient leurs emplettes et l'on devinait aisément que le jour du marché était, pour eux, un délassement.

Soudain, le commissaire reconnu la voix de « Poulette ».
Dans un brouhaha de piaillements, elle aguichait, avec humour et bonne humeur, les passants.

Dès qu'elle aperçu Lapointe, elle s'écria : «Tu viens m'acheter des poulettes, commissaire.
Regardes comme elles sont belles ; ici on n'est pas trompé sur la marchandise!»
Amusé, Lapointe lui sourit. Il aimait sa spontanéité, son naturel et son humour.

Malgré la fatigue, son instinct de policier le conduisit à la rue de la verte vallée, il voulait s'imprégner, « renifler » les lieux. Quand il arriva devant la propriété de Gaspard, il poussa la vieille grille en fer forgé, couleur vert de gris, qui grinça sur ses gonds.
La beauté et le parfum délicat des roses blanches, d'un rosier liane, qui grimpait sur une gloriette captèrent son attention. Un banc invitait au repos et le commissaire s'y assit. Il voulait profiter de cet endroit romantique.

La maison était construite en jolies pierres blanches de Gobertange et sur les seuils des fenêtres des géraniums rouge vif se flétrissaient. Ils mourraient de soif.

Un doux gazouillis se fit entendre. Lapointe leva les yeux vers le feuillage léger et argenté, d'un bouquet de bouleaux. Sur une branche, un verdier au plumage vert olive s'était posé.

Comblé de plénitude par la beauté que lui offrait la nature, il se leva et inspira profondément l'air dans ses poumons. Celui-ci était chargé de l'odeur de résine qui provenait du bois de sapin tout proche.

Il emprunta un petit sentier bordé de dahlias : pompon, cactus, à fleurs de pivoines, à fleurs d'anémone, à collerette... Et en arrière plan de ces jolis massifs, des fleurs de tournesols rouges, jaunes, oranges donnaient, à l'endroit, étonnamment de lumière.
Puis il déboucha sur un potager où poussait une grande variété de légumes et de courges :
des calebasses, courgerons, courgettes, courges spaghetti, pâtissons, citrouilles, potimarrons et des potirons.
Surpris par la palette de couleurs qu'offrait le jardin, Lapointe se dit : "Gaspard était un maître jardinier, un architecte paysagiste, un collectionneur de cucurbitacées. Peut-être participait-il à des concours? Et il devait attirer bien des jalousies."

En voyant les fragments d'un gros potiron qui gisaient sur le sol, Lapointe prit son téléphone portable et appela le commissariat. Il voulait parler à l'inspecteur Renard.

Et quand il eut celui-ci en ligne, il lui dit :

-"Paul, ici Germain. Je t'appelle au sujet du meurtre de Noixville. Je voudrai que tes hommes passent au peigne fin la propriété de la victime et qu'ils ramassent, dans le potager, les débris d'un potiron. Ils doivent appartenir à l'arme du crime (potiron). Il faut les envoyer au laboratoire et les faire analyser.
Toi, tu iras voir la vieille institutrice pour lui demander si elle ne se souvient pas d'un élève qui avait une prédilection pour la couleur bleue et un goût prononcé pour l'étrange, le paranormal et la fête d'halloween.
Ensuite, tu interrogeras le vieux curé sur la vie de Gaspard.
Et tu demanderas aux organisateurs des concours de potirons, des environs de Noixville la liste des participants et des vainqueurs de l'année passée et des années antérieures.
Puis, offres toi une ballade dans le village et repères la couleur bleue partout où elle se trouve."

-"Bien patron." Répondit Renard. "Dès que je disposerai de tous ces éléments, je vous ferai un rapport."

-"Ah oui ! Insista Lapointe. Mets en poste, jour et nuit, un gendarme devant la sépulture de Gaspard."

L'inspecteur acquiesa, puis souhaita une bonne journée au commissaire.

Lapointe raccrocha son téléphone portable et le remis en poche.

-"Maintenant il faut absolument que je rentre chez moi." Se dit-il.

Chaque fois qu'il était en retard, sa femme, Claire, s'angoissait. Il la connaissait bien depuis vingt ans qu'ils étaient mariés. Elle craignait toujours le pire.

Le commissaire mit sa voiture en marche et alluma la radio. Michel Sardou chantait : « Les Vieux mariés ». L'émotion à fleur de peau, il entonna avec le chanteur : « ce soir il me vient une idée, si l'on pensait un peu à nous, un peu à nous...On s'est toujours beaucoup aimés...Et si tu me tiens bien la main, je te reparlerai d'amour...Ce soir il me vient une idée...
Content de rentrer chez lui, Lapointe se sentit de plus en plus décontracté : Il allait chausser ses charentaises, se laisser tomber dans son fauteuil en velours marron. Et sa femme viendrait s'asseoir, près de lui, sur l'accoudoir. Elle lui donnerait un baiser et lui demanderai : «Tout va bien mon chéri?».
Il la trouvait toujours aussi belle qu'au premier jour de leur rencontre. Il aimait sa chevelure rousse qui retenait la lumière, son teint de porcelaine, ses yeux couleur émeraude, ses tâches de rousseurs dans le visage qu'elle essayait de masquer avec du fond de teint.

Soudain il appuya plus fort sur l'accélérateur de son automobile. Il était pressé !

 Clothilde 12 août 2008 à 07:57 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Il parcourut sans problème la petite centaine de kilomètres qui le séparait de son domicile, l'heure de pointe étant passée. Radio nostalgie diffusait ses airs romantiques! La pluie se mit subitement à tomber alors qu'il empruntait la sortie de l'autoroute. Il arrêta la radio car ses essuies-glace faisaient un bruit infernal. Il eut une pensée compatissante pour la marchande et sa volaille. La poule mouillée ne se vendrait pas facilement. La pluie tombait de plus en plus fort. Il se gara devant sa maison. Le temps d'ouvrir la grille et de franchir l'allée, il était trempé! Claire qui avait entendu le grincement de la grille et reconnu le bruit de ses pas, lui ouvrit la porte.
- "Mon pauvre chéri, te voilà trempé." Dit-elle en lui donnant un rapide baiser. Elle l'aida à se débarrasser, lui essuya le visage, tenta de redonner forme au feutre tout cabossé.
Le commissaire se laissait chouchouter comme un enfant. Chez lui, en compagnie de Claire, il retrouvait un peu de sérénité et oubliait pour quelques heures les horreurs dont il était si souvent témoin. Mais aujourd'hui, le répit serait de courte durée, il avait à peine chaussé ses charentaises que la sonnerie de son portable retentit. Malgré le regard implorant de sa femme, il répondit :
- "Allo..."
Renard ne lui laissa pas le temps de parler.
- "Patron, il faut que vous reveniez, je suis chez l'institutrice et il y a un problème !"

 Kiwi 26 août 2008 à 20:56 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
- "Mais que se passe-t-il avec l'institutrice?"
- "Nous n'avons trouvé personne, ni dans la maison ni dans le jardin, mais il faudrait que vous veniez rapidement car la porte d'entrée était entrouverte et tout laisse à penser au vu des premiers éléments que l'institutrice en
savait un petit peu plus sur le corps de ce pauvre Gaspard."
- "Bon malgré mon envie d'aller prendre une bonne douche chaude et un bon repas j'arrive d'ici une bonne heure."
Sachant déjà que son cher mari allait repartir, Claire avait déjà préparé un bon sandwich et une thermos de café bien chaud afin qu'il puisse reprendre des forces car pour lui la soirée s'annonçait longue, froide et toujours aussi humide car il pleuvait comme "vache qui pisse". Il remit son imper encore humide et se couvrit de son feutre lui aussi encore humide et prit son casse-croûte amoureusement préparé par Claire.
- "Je risque de ne pas rentrer ce soir, je pense dormir sur place car avec ce temps mon attention sur la route diminue avec la fatigue puis toute cette affaire m'intrigue car ce n'est pas chose courante que de retrouver des corps exhumés et badigeonnés de bleu!" Il embrassa claire tendrement et se mit en route.
La route s'annonçait longue !
Il se mit à chercher une station radio moins nostalgique car radio nostalgie allait l'endormir plutôt que de le tenir éveillé.
Il prit la bretelle d'autoroute direction Noixville toujours sous une pluie battante tout en pensant à tous les éléments de cette curieuse affaire aussi étrange que soudain un curieux frisson lui parcourut le dos en entendant les premières notes du requiem de Mozart.
Etrange sensation.
- "Drôle d'histoire!" Se dit-il en coupant sa radio sur le champ.
Il s'arrêta sur une aire de l'autoroute afin de grignoter le
sandwich que Claire lui avait préparé et boire son café mais toujours cette étrange sensation d'une affaire peu banale.
Vingt minutes plus tard il arriva au "FUNERAILLES EN BLEU" pour prendre Renard qui l'attendait et tous deux partirent rejoindre le gendarme que Renard avait fait mettre en poste pour surveiller la maison de l'institutrice.
- Quel est le problème Paul avec la vieille institutrice ?
- Nous n'avons toujours pas retrouvé l'instit par contre chez elle nous avons retrouvé une vieille coupure de presse locale sur un concours de cucurbitacées dont l'un des prix aurait été emporté par notre Gaspard et devine, la coupure de presse était poignardée sur la table de la cabane du jardin. Nous avons retrouvé également une préparation à base de pigments bleu de la même couleur que le badigeon retrouvé sur Gaspard.
- Il faut faire envoyer ça au labo et attendre le résultat.

 Clothilde 27 août 2008 à 21:54 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
- "C'est déjà fait patron ! Nous aurons les résultats dans quelques heures."
Lapointe poussa la porte et entra dans la maison. Comme chaque fois qu'il entrait dans une maison vide, il avait l'impression de violer l'intimité des habitants. Aujourd'hui, plus encore car, il doutait que cette vieille personne puisse être impliquée dans cette macabre affaire. Une odeur de renfermé le saisit dès qu'il eut franchi la porte du séjour, il faisait froid et humide comme si la maison était inoccupée depuis longtemps. Pourtant d'après le témoignage des voisins, la vieille demoiselle avait été aperçue à la fenêtre de sa cuisine, le soir du crime. Au centre de la pièce, sur un tapis usé se trouvait une table ronde, recouverte d'une toile cirée jaune, quatre chaises empaillées complétaient l'ensemble. Deux armoires vitrées encadraient la cheminée. D'un geste machinal, le commissaire avança ses mains vers le vieux poêle à charbon. Il était froid mais la présence de quelques morceaux de bois et d'un peu de papier, laissait supposer que la demoiselle avait bien l'intention de revenir. Tout en allumant sa pipe, Lapointe regardait les photos qui se trouvaient en grand nombre sur les murs et les armoires. La demoiselle aimait s'entourer de souvenirs.
- "Les gars, visitez les autres pièces de la maison. J'ai ici la vie de l'instit racontée en photos. Apparemment, une vie sans histoire."
Du haut de l'escalier, Paul l'appelle :
- "Patron venez voir!"

 Pierrette 28 août 2008 à 01:37 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
Lapointe monta quatre à quatre l'escalier et entra dans la chambre de la vieille dame. Elle gisait sur son lit. Elle aussi avait été assassinée avec un potiron et son corps aussi avait été badigeonné de bleu. Le meurtrier avait découpé une citrouille pour y dessiner, en creux, un visage et l'avait déposée au pied du cadavre. Un petit mot avai été posé sur la table de nuit : "le revenant a encore frappé". "C'est une histoire surréaliste. Du moins c'est ce que veut nous faire croire le meurtrier", dit le commissaire.
Il faut déterminer l'heure de sa mort. Appelons le médecin légiste !

 Kiwi 28 août 2008 à 20:47 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
Stanpish le médecin légiste arriva une heure après. Il commença à examiner le corps de Mlle Berthe l'institutrice.
- "La mort remonte probablement à huit ou onze heures tout au plus, d'un coup violent porté à l'occiput sur la partie postérieure avec quelque chose de très lourd, sûrement un de ces potirons, il faut quand même être loufoque pour aller assassiner quelqu'un avec un potiron qui doit peser entre douze à quinze kilos et en plus tout ça est d'une
discrétion enfin....à l'orée de ma retraite je crois que je n'ai pas encore tout vu. De toute manière Lapointe je te fais passer le rapport d'autopsie au plus vite, enfin la routine quoi!"
- "Patron j'ai le labo au téléphone, les pigments que l'on a retrouvé dans la cabane du jardin, sont issus d'une préparation à base de plantes crucifères."
- "Paul tu as dit crucifère ?"
- "Oui Germain crucifère."
- "Appelé plus communément pastel c'est avec les feuilles que l'on obtient cette couleur bleue, dans des teintes plutôt douces et claires."
- "En plus connaisseur..."
- "Non c'est grâce à Claire qui utilise ce type de pigment pour ses loisirs créatifs, bref..."
- "Paul il faut demander un relevé d'empreintes sur le petit mot que vous avez trouvé sur la table de nuit, on ne sait jamais."
- "Si tu regardes bien Germain toute cette galerie de photos, il y a pas mal de photos qui sont prises sur des marchés et d'autres aussi sur des foires ou des concours de cucurbitacées."
- "Paul dès demain il nous faudra nous rendre dans les villages voisins pour rencontrer les différents responsables d'associations ou de clubs de cucurbitacées car il y en a pas mal dans la région."

 Clothilde 29 août 2008 à 09:03 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Lapointe se rendit sur le palier. Il y avait trois pièces. Les enquêteurs avaient déjà visité les lieux.
La chambre de la victime, lieu du crime et pour l'heure transformée en laboratoire, puis une autre pièce qui servait de bureau et de bibliothèque. Contrairement aux autres celle-ci semblait beaucoup plus accueillante. Il y avait des livres partout, des photos d'élèves en classe, en excursions.
Berthe aux différentes époques de sa carrière, toujours souriante. Des piles de cahiers ça et là. Et puis sur les murs de grandes affiches. Certaines datant de plusieurs années. C'étaient des publicités pour les foires annuelles aux potirons.
- "Tiens, tiens, tiens..." Se dit Lapointe en découvrant ces affiches. "Nous tenons peut-être un indice!"
Il y avait aussi la salle de bain carrelée de bleu pastel
rutilante comme si elle n'avait pas servi depuis longtemps!
Soit la demoiselle était une maniaque et faisait un grand nettoyage après chaque toilette ou bien quelqu'un s'était chargé de faire le ménage! La poubelle était vide, le panier à linge également. Les pots de crèmes bien rangés avoisinaient aux côtés d'une boîte destinée à contenir un dentier et un tube de Stéradent.
- "Stanpish, la victime a-t-elle toujours ses fausses dents?" Demanda le commissaire en rejoignant le palier.
Il n'entendit pas la réponse car son attention venait d'être attirée par quelque chose au plafond. C'était à peine visible. Le plafond était recouvert de plaques de frigolite. C'était une trappe. L'accès rendu impossible en raison de la présence d'un lourde lingère placée juste au dessous.
- "Renard, venez m'aider à déplacer cette armoire ! Il y a un endroit qui mériterait une petite visite !"
- "Les journalistes sont là patron ! Que dois je faire ?"
- "Leur interdire la porte, sacrebleu, nous ne sommes encore nulle part dans cette enquête!" hurla Lapointe.

 Kiwi 29 août 2008 à 20:12 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
Renard et Lapointe déplacèrent cette foutue armoire qui pesait un âne mort.
- "Renard je reviens, j'ai vu un escabeau dans la cabane du jardin, il va nous aider à accéder à cette trappe."
Lapointe revint avec l'escabeau tout poussiéreux.
- "Aprés vous patron je vous en prie."
- "Demande à Stanpish qu'il te prête sa torche il en a une dans sa mallette de légiste."
Lapointe monta à l'escabeau déplaça la trappe.
- "Patron! Stanpish vient de trouver des plumes, probablement de gallinacées dans les commissures des doigts de la main gauche de Berthe, bizarre quand même ici il n'y a pas de basse-cour et je viens de regarder dans le frigo,
rien, dans le garde manger, rien non plus, d'où peuvent bien provenir ces plumes?"
- "J'ai ma petite idée Renard."
Lapointe précéda Renard dans le grenier et là stupéfaction! Ils se retrouvèrent devant un musée!
- "Le musée des graines et sélections de cucurbitacées en tout genre. Des centaines de variétés, une véritable experte. Et si ces graines sont toutes stockées là-haut bien à l'abri des regards, c'est sûrement qu'il y a une bonne raison."
- "Vous avez raison patron, tous ces collectionneurs et amateurs de courges et potirons en tout genre ont tous une bonne raison de cacher et protéger leurs spécimens jusqu'au dernier moment lors de leurs foires annuelles ou leurs concours."

 Pierrette 30 août 2008 à 12:55 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
Le mobile de l'assasin était certainement de trouver la graine rare d'un super et unique potiron. Il devait être lui-même collectionneur. Il connaissait bien les victimes qui elles aussi étaient passionnées par les cucurbitacées.
Lapointe se tourna vers Renard et lui dit : "Tous ces individus se connaissent entre eux. Ils fréquentent certainement les foires aux potirons et probablement, participent aux concours. J'espère, ajouta-t-il, qu'il n'y aura pas d'autres victimes!"
L'inspecteur, interloqué, par cette sordide affaire répondit: "Mais, patron, pourquoi badigeonner les victimes en bleu?"

 Kiwi 30 août 2008 à 17:57 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
-"Très bonne question mon cher Renard! Il doit y avoir un rapport, car depuis le début de cette enquête, nous nous trouvons toujours en présence de potirons et de cucurbitacées ainsi que de cette couleur bleue. Quel rapport entre ce bleu et ces cucurbitacées?"
Lapointe et Renard rejoignirent Stanpish dans la chambre de la victime ou un parfun malsain envahissait la piece.
-"Brrr qu'il fait froid ici!" Dit Renard
-"Du nouveau Stanpish?"
-"Oui! Des traces de ton fameux pastel sous les ongles. J'en ai fini pour aujourd'hui, vous pouvez emporter le corps."
-"Bon si cela vous dit j'ai demandé au patron des "FUNERAILLES EN BLEU" de nous préparer un petit repas pour grignoter un petit peu."
Renard et Stanpish se regarderent d'un air affamé.
-"On vous suit patron."
La pluie s'etait calmée, ils arrivérent au "FUNERAILLES EN BLEU".
Un mélange d'odeurs d'alcools, de cigarettes et un brouillard de
fumée envahissaient la salle, mais il y faisait bon.
Lapointe: Bonsoir patron! Nous serons trois pour manger.
-"Très bien, installez vous à la table du fond, vous serrez tranquilles.
J'ai préparé un boeuf bourguignon fait maison bien sûr."
On entendit un "mmm" collectif.
-"Renard il est temps pour nous d'ouvrir grand les mirettes et les esgourdes, car c'est dans ce genre d'endroit qu'en laissant trainer les oreilles on apprend pas mal de choses."
C'est dans un tintamarre hilare que l'on entendit à haute voie:
-"salut la compagnie" deux "mort subite" bien fraiches s'il te plait Gaston!Et tu te sers ce que tu veux: c'est la mienne."
-"Elle ne suce pas que des glaçons la madame!" Dit Stanpish en rigolant.
-"Je vous présente Poulette." Dit lapointe à voix basse. "C'est une figure du marché, un phénomène local habitué des marchés et également des foires et concours de cucurbitacées, car j'ai remarqué qu'elle apparaîssait sur plusieurs photos chez Mademoiselle Berthe, et c'est à elle que je pensais quand tu m'as dis que Stanpish avait trouvé des plumes de gallinacées."
-"Regardes Lapointe on dirait quelle a du bleu sous ses ongles."
-"Renard tu as une vue surprenante, demain il faudra lui rendre une petite visite, mais il vaudra mieux attendre la fin de la matinée: elle aura à ce moment quelques verres dans le nez et il est fort probable quelle se lâche plus facilement à la discussion. Sur ce messieurs,je vais aller me coucher et je vous souhaite une très bonne nuit! Stanpish bonne route pour toi, et Renard à demain
matin ici même à 7h30 frais et dispo."
-"Ok patron!"
-"J'ai oublié Renard, demain nous irons voir Poulette à Brouville, car demain c'est jour de marché, et j'ai téléphoné au placier de la municipalité de Brouville qui m'a dit quelle avait un abonnement annuel pour le marché hebdomadaire du mercredi."
-"Sur ce bonne nuit Renard à demain..."

 Pierrette 1er septembre 2008 à 14:44 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
Renard regardait Lapointe et le médecin légiste qui s'empiffraient de frites et de búuf bourguignon.
Lui ne parvenait pas à avaler la moindre chose. Cet établissement avait une atmosphère de morgue avec ses tentures mortuaires et le requiem de Mozart qui passait en permanence.
Il n'avait jamais aimé le contact avec la mort, elle lui rappelait trop sa propre fin.
Au fond de lui-même, il savait qu'il n'était pas fait pour ce métier!
L'odeur du cadavre d'Emilie lui restait dans les narines.
Il avait une sensibilité à fleur de peau, qu'il essayait de masquer en jouant au macho.
-"Tu n'as encore rien mangé, insista Lapointe en regardant Renard. C'est pourtant toi qui disais avoir une faim de loup!"
-"C'est exact patron, mais j'ai l'estomac barbouillé."
-"C'est dommage pour toi. Ce plat est délicieux!"
Le commisaire et le médecin légiste se goinfraient. Au dessert, ils mangèrent à eux deux, une tarte au sucre et burent une grande tasse de café avec trois sucres. Et pour terminer le repas, ils vidèrent, d'un trait, deux verres de calva.
D'un air satisfait, le commissaire tira sa pipe de la poche de sa veste puis l'alluma. Quand à Stanpish, il fuma un gros cigare.
Indisposé par la fumée, l'inspecteur fut pris d'une quinte de toux.
Les cloches de l'église sonnèrent quinze heures. Alors le commissaire dit d'une manière inattendue : "Nous devons rencontrer le vieux curé. Il peut certainement nous apprendre des choses sur bon nombre de ses paroissiens !

 Kiwi 03 septembre 2008 à 10:30 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
Tous les trois sortirent du "FUNERAILLES EN BLEU", Lapointe et Stanpish le ventre bien rond alors que Renard, l'estomac toujours barbouillé, apprécia la bonne bouffée d'air frais qui lui remit les idées en place.
Lapointe et Renard partirent en direction du presbytère qui jouxtait l'église.
-"La sonnette ne fonctionne pas, je vais frapper."
Des pas ce firent entendre derrière la porte, et c'est une vielle femme qui ouvrit la porte.
-"Bonjour messieurs, que puis-je pour vous?"
-"Commissaire Lapointe et inspecteur Renard de la police criminelle. Nous souhaiterions rencontrer l'abbé Cottard s'il vous plait."
-"Rentrez messieurs, je vais vous le chercher. Il est à l'église en train de préparer les vêpres de l'office du soir."
Elle passa par une petite porte et revint aussitôt avec l'abbé.
-"Commissaire Lapointe, et mon collegue l'inspecteur Renard, nous enquêtons sur l'exhumation de ce pauvre Gaspard et sur meurtre de Mademoiselle Berthe l'institutrice."
-"Ah oui! Etrange affaire!" Dit l'abbé l'air pensif.
-"Auriez-vous quelque chose à nous apprendre mon père sur ces deux personnes? Avaient-elles des points communs? Sachant que le moindre petit détail pourrait avoir son importance."
-"Je connaîssais trés bien Gaspard ainsi que Mademoiselle Berthe. Deux fidèles de ma paroisse, des gens sans histoire. Des points communs? Oui: les cucurbitacées, ce sont des inconditionnels de variétés de courges et potirons en tout genre."
-"En sauriez-vous plus que nous, concernant le bleu avec lequel les deux corps ont été badigeonnés?"
-"Le bleu? Oui, c'est du pastel, et ce bleu sert lors des concours pour marquer chaque fruit qui concourt dans sa catégorie. Une fois presenté, et visé par le jury les fruits sont marqués pour ne pas qu'ils soient présentés deux fois dans des catégories différentes."
-"Déjà mon père, vous nous avez permis de faire un grand pas car ce bleu nous posait quelques soucis, et je pense qu'il faut aller voire du côté de tous ces amateurs de cucurbitacées."
-"Mon père je vous remercie pour tous ces renseignements et peut être à bientôt."

 Clothilde 06 septembre 2008 à 10:01 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Après le départ des policiers le brave abbé resta pensif. Un curieux mal être l'envahissait. Quelque chose titillait son subconscient. Cela le rendait mal à l'aise.
-"Solange, je sais que ce n'est pas encore l'heure, mais servez moi une larme de calva. Cela m'aidera à réfléchir." Il s'assit dans son fauteuil aux accoudoirs usés, fixa d'un oeil distrait le feu qui crépitait dans la cheminée et caressa d'une main toute aussi distraite le dos de son chien qui venait de se coucher à ses pieds.
-"Soyez raisonnable, mon père, vous devez encore dire votre messe!" Dit Solange en lui apportant son verre.
-"Tu as été prudente, ma bonne, il n' y a pas de danger, avec ce que tu m' as servi, je n'oublierai pas mes prières. Assieds toi un instant, nous allons bavarder un peu."
Solange obtempéra de bon coeur car le brave abbé semblait vraiment tout retourné et tant pis pour les préparatifs du souper.
L'abbé Cottard resta pensif un moment.On n' entendait que le bruit de la pluie sur les vitres et quelque part, un volet qui claquait.
-"Dis moi Solange, te souviens-tu des camps de scouts que j'orgarnisais dans mes jeunes années. Nous avons vu tout ces jeunes devenir adultes mais il y en a un dont on n'a plus jamais entendu parler. Je ne sais pas pourquoi je pense à lui aujourd'hui!"

 Pierrette 06 septembre 2008 à 15:02 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
L'abbé Cottard avait omis de raconter l'histoire du petit scout aux policiers et il se disait qu'il serait intéressant pour faire avancer l'enquête de la faire connaître. Alors, il appela le commissariat par téléphone et invita Renard et Lapointe à le rencontrer à nouveau.

Il les fit entrer dans une pièce sombre et austère qui sentait le moisi et le refermé. Le cabinet contenait une étagère où des livres religieux étaient rangé, un bureau, quatre chaises en bois et un prie-Dieu devant un Christ en croix.

« Asseyez-vous ». Dit le prêtre en désignant de la main les chaises.

Il fit virevolter d'un quart de tour sa vieille soutane noire usée jusqu'à la corde, puis il prit place à son bureau face au commissaire et à l'inspecteur.

« Je ne vous ai pas tout dit au sujet de Gaspard ! » Dit-il.

Il se signa et entama la conversation en disant : Que Dieu me pardonne, si je médis sur la famille Lemoine.

La mère de Gaspard a eu un enfant avant son mariage, un petit garçon qui s'appelait Jean.

« Gaspard avait donc un demi frère! » Intervint Renard.
« Oui! » Répondit le prêtre.

« Portait-il lui aussi le nom des Lemoine ? » Demanda Lapointe.

« Non répondit l'abbé, il avait pris le nom de la lignée maternelle : Lepetit ».

Et le prêtre de continuer : « Jean ne fut jamais accepté par les siens. Il fut toujours le bâtard, la cinquième roue du chariot. On ne manquait pas de lui répéter. Il vivait dans l'ombre de Gaspard qui souvent pour le ridiculiser le badigeonnait de bleu.
Même Mademoiselle Berthe, qui pourtant était une brave femme et une bonne chrétienne, le méprisait.
Les « Lemoine » étaient communistes et ne venaient jamais à l'église. Il se signa à nouveau et enchaîna : Ils étaient possédés par le démon !

« Voilà je vous ai tout dit ! » Conclut le vieux curé.

« Encore une chose, monsieur le curé, demanda Lapointe. Savez-vous ce qu'est devenu Jean Lepetit ? »

« Et bien... Répondit l'abbé Cottard... Dès sa majorité, il quitta Noixville et nul ne sut jamais ce qu'il était devenu.

 Clothilde 08 septembre 2008 à 22:22 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
-"Merci pour votre témoignage monsieur l'abbé." Dit Lapointe tandis que leur hôte les raccompagnait à la sortie.
"J'ai l'impression que ce brave homme ne nous a pas tout dit!" Fit remarquer Renard dès que la lourde porte se fut refermer dans un grincement sinistre.
-"C'est aussi mon avis, nous devrions retourner chez l'institutrice et chez ce brave Gaspard qui, d'après notre homme d'église n'était pas si brave que cela!" Répondit Lapointe en relevant le col de son pardessus. Le vent s'était mis à souffler. A certains endroits moins protégés, les deux hommes peinaient pour garder leur équilibre. De plus la fatigue se faisait sentir. La journée avait été longue.
Lapointe dit d'une voix lasse:
-"La nuit porte conseil ! Rentre embrasser tes enfants et passe une soirée tranquille avec ta femme. Je fais un saut au commissariat et puis je rentrerai aussi."
Les deux hommes se quittèrent au coin de la rue sans se douter que quelqu'un, caché derrière une fenêtre aux vitres crasseuses les observait depuis un moment.

 Pierrette 09 septembre 2008 à 22:13 Envoie un message √† Pierrette Voir le profil de Pierrette
En lustrant sa moustache il suivit du regard les deux policiers jusqu'à ce qu'ils disparaissent au coin de la rue. Puis il remonta son pantalon rapiécé et beaucoup trop large pour lui.
Il se sentit las. Cette affaire le fatiguait. Il alla sĎasseoir dans son vieux fauteuil voltaire en velours bleu nuit aux accoudoirs déchirés.

Lolita, la chatte ne cessait de miauler et de se frotter contre la jambe de monsieur X.
Elle semblait consciente du danger qu'encourait son maître de se faire arrêter par la police.

-"Ne pleures pas ma belle, leur enquête piétine". Dit-il. "Ils ne sont pas prêts à m'arrêter. J'ai brouillé les pistes, j'ai même mis des plumes de gallinacés dans une des mains de la vieille chipie de Berthe. Cette institutrice avait des «chouchous ». Elle nous en a fait baver, à moi et à Jean Lepetit. Et cette andouille de Gaspard qui n'arrêtait pas de nous torturer, moi et son frère. Il était moqueur, hypocrite et orgueilleux.
Chaque fois, qu'il était vainqueur du concours du plus gros ou du plus original des potirons il posait,fier comme un coq, pour la photo."
La chatte miaulait toujours. Alors il la prit et la mit tout contre lui sur ses genoux.
La bête se calma et ronronna.
Après un bon moment, monsieur X regarda l'heure à la vieille pendule murale. Il était presque midi. Il devait mettre sa soupe à chauffer et donner à manger à Lolita.
Cette après-midi, il irait au café « Funérailles en bleu ».
Dans cet établissement les nouvelles étaient nombreuses !!!

 Clothilde 12 septembre 2008 à 20:17 Envoie un message √† Clothilde Voir le profil de Clothilde
Tout en touillant sa soupe au potiron il eut une pensée ironique.
"- Dorénavant, il faudra que certains crèvent la dalle pour pouvoir avaler une seule cuillère de cette soupe!"
Il partit d'un rire sarcastique et avait hâte le soir venu de faire le compte rendu des événements à Jean le petit qui se cachait pas très loin. Une cachette découverte dans leur jeunesse et dont ils n'avaient jamais parlé. Bien sûr Jean avait quitté le pays depuis de nombreuses années, l'espace d'une vie presque. Mais lui, n'avait jamais quitté sa maison natale et régulièrement ses errances en solitaire avaient conduit ses pas jusque là. Rien n'avait changé.
Puis un jour à sa grande stupeur, Jean avait frappé à sa porte. C'était une de nuit de juillet où la pleine lune brillait d'un éclat blafard. On y voyait comme en plein jour. Il avait eu du mal à le reconnaître en cet homme amaigri, le cheveu presque rare, une barbe grise cachant une partie de son visage, les yeux creusés par la fatigue ou la maladie. Mais le regard, lui, n'avait pas changé toujours aussi fier et déterminé. Sans proférer une seule parole, Jean le repoussa dans sa maison.
-"Il ne faut pas que quelqu'un me voie!" Dit-il d'une voix enrayée par le tabac.

 Kiwi 13 septembre 2008 à 18:50 Envoie un message √† Kiwi Voir le profil de Kiwi
Lapointe et Renard se rejoignirent au "FUNERAILLES EN BLEU" et prirent deux cafés et trois croissants. (deux pour Lapointe et un pour Renard)
-"Moi si je n'ai pas deux croissants pour entamer la journée je ne démarre pas! Dis-moi hier soir est-ce que tu as remarqué, en sortant de chez l'abbé Cottard, les yeux derrière la fenêtre?"
-"Maintenant que vous me le dites patron, effectivement vous avez peut-être raison."
-"Renard je crois que tu avais raison, ce cher abbé Cottard ne nous a visiblement pas tout dit, il en sait beaucoup plus qu'il ne veut nous le faire croire, concernant ce Jean Lepetit, et sûrement d'autres choses."
-"Patron, j'ai l'intime conviction que nous avons une affaire de cucurbitacées doublée d'une affaire de moeurs familiale."
-"Et tu crois que ces deux affaires seraient liées?"
-"Oh!lala! vous savez patron, nous sommes à la campagne, et les histoires de familles en tout genre sont très fréquentes, dans ces campagnes, d'ailleurs dès cet après-midi je me rends au bureau de l'état civil de la mairie pour demander les extraits de naissance des diverses personnes impliquées sur trois générations antérieures."
-"Très bonne idée Renard je viens avec toi!"






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Bon à savoir:

Funérailles en bleu est class√©e dans le genre Policier.

Commencée par Clothilde,
le 28 novembre 2007. L'histoire est composée de 45 participations.

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