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Je ne sais plus à quoi ressemble le soleil
Je ne sais plus à quoi ressemble le soleil
Un jeune drogué se retrouve chez les fous. Il n'y a que ses rêves qui le font un peu voyager. Ils sont tous beaux et lui rappellent le temps où il était libre.




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 Papuche 28 juin 2006 Envoie un message √† Papuche Voir le profil de Papuche
Mes mains se crispèrent sur ma peau.. Je voulais l'arracher, me dévorer... Il n'y avait plus que cette solution-là. Je ne suis plus un humain. Je suis juste un gros coeur sur pattes qui ne pense plus. Je ne sais plus l'heure qu'il est ni s'il fait nuit ou jour et je ne sais même pas me repérer avec les repas, vu qu'on me sert toujours la même bouillie horriblement dégueulasse.

Impossible de me taper la tête contre le mur car ma cellule est tapissée de partout de matelas...

 Eleinad 29 juin 2006 Envoie un message √† Eleinad Voir le profil de Eleinad
Je crie, je hurle, je pleure.
Une larme coule le long de ma joue et vient mourir sur mes lèvres entrouvertes.
Le goût salé me plonge dans la mer.
Je nage sous l'eau. Ma mère m'a acheté un tuba, un masque et des palmes. Je suis le roi des poissons qui nagent sous mes yeux émerveillés.
Les crabes me frôlent.
Les vaguelettes me bercent.
Un courant me ramène sans cesse vers la plage. Le sable fin lisse ma peau. Je suis bien, comme dans le ventre de ma mère.
J'ai dix ans et je suis beau.
Une main se pose sur mon épaule et la secoue : " Réveillez-vous, vous avez de la visite ".
Je soulève difficilement une paupière. L'infirmier m'aide à m'asseoir. Une femme me sourit.
" Maman ! Tu m'as apporté un tuba ? "

 Wind 02 juillet 2006 Envoie un message √† Wind Voir le profil de Wind
"Non... ce n'est pas maman... Tu ne me reconnais vraiment pas ?"

Je me redresse et plisse les yeux pour mieux la dévisager. En effet, ce n'est pas ma mère, bien qu'elle y ressemble un peu. Elle est beaucoup trop jeune pour cela. Elle semble un peu déçue mais pourtant affiche un air attendri en me regardant : " Allons, je sais que ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus mais ne me fait quand même pas croire que tu ne reconnais pas... ta soeur ! "

Ma soeur ! Oui, c'est elle. Je la reconnais à présent. Ces yeux emplis d'émotions, ce petit nez en trompette, ces cheveux particulièrement fins, ce sont bien les siens.
La dernière fois que l'ai vue, j'avais encore 12 ans et elle devait en avoir 15. Je l'aimais bien, contrairement à mes amis qui eux disaient ne pas du tout supporter leurs frères et soeurs.
Mais c'est avec ma mère que ça n'allait pas. Elles se disputaient tout le temps toutes les deux. A la fin, je les voyais même se battre comme des furies, par terre dans la cuisine, on eut dit qu'elles voulaient s'entretuer. C'est moi qui devais intervenir pour les arrêter. Puis un jour, j'ai entendu la porte de la maison claquer. Camille était partie pour ne jamais revenir. Maman ne voulut pas m'expliquer quoi que ce soit. J'ai eu beaucoup de peine à me faire à l'idée que je ne la reverrais jamais. Et pourtant, à présent, elle est là devant moi.

"Camille ! C'est toi ?
_ Oui, j'ai dû changer en cinq ans mais figure-toi que tel que je te vois là, tu as bien plus changé que moi."

Ma soeur ! ... Ma soeur à moi ! Je m'approche pour la serrer dans mes bras, m'emplir de sa présence. Elle qui m'a tant manqué.
Mais tandis que je m'approche, elle prend un air de dégoût et recule. Puis, m'annonce à la hâte : "J'ai renoué avec maman, c'est elle qui m'a appris ton état. Je... Je n'ai pas voulu la croire. C'est pour ça que je suis là. Pauvre petit frère..." Elle éclate en sanglots.

J'ai peine à comprendre sa réaction si soudaine. Au début, en me voyant, elle souriait pourtant.

Elle ajoute ces quelques mots tout en se rapprochant de la porte : "A propos, maman, elle ne viendra pas, elle a trop honte. Trop peur de te voir comme ça..." Puis, pleurant de plus belle, elle sort. L'infirmier l'attend derrière la porte et la referme derrière moi.

Je me retrouve à nouveau seul dans cette pièce tapissée de matelas.
Je me rends compte que je suis aussi en train de pleurer. Je fonce sur le mur en criant pour tenter de me défouler. Je crispe mes mains sur le matelas. Cela ne m'aide en rien. Je m'éffondre au sol. A genoux face au mur. Je tourne les mains vers mon visage et pose me front sur le mur.
Je laisse couler mes larmes.
Elles coulent. Elles coulent sans s'arrêter. Cela me semble interminable.

J'ai enfin retrouvé ma soeur et voilà dans quel état elle me laisse.
Ma soeur... J'ai toujours espéré qu'elle revienne me consoller dans mes états de détresse. A présent elle est là et c'est pour me... C'est pour me rejeter.
Et maman aussi... Maman ne viendra pas. Elle me l'a dit.

Je pleure ainsi jusqu'à ce que l'épuisement m'emporte.
Mes dernières larmes sèchent, silencieuses.
Le sol est doux...

 Raph 02 juillet 2006 Envoie un message √† Raph Voir le profil de Raph www.raphou.net
... J'embrasse le sol... une sorte de lino renforcé...

Je suis dans le gymnase.
J'ai mal à la cheville.
Le prof s'avance alors que mes camarades ont formés un cercle autour de moi... "On s'est tordu la cheville ?"
Je me retourne et lui crache au visage. Mais je suis à terre, et le crachat me retombe dessus. Tout le monde rit, sauf le prof qui m'attrape par le col et m'entraîne à l'extérieur en me traitant de tous les noms. Tous les noms sauf le mien. Il n'avait jamais su retenir mon nom.
Un quart d'heure plus tard je suis assis devant le bureau de la directrice en train d'attendre mon tour pour me faire passer le savon de l'année.
Sauf que le savon de l'année ça fait au moins vingt fois que je me le prend cette année...
Et pourtant je suis si petit...
J'ai huit ans... je suis en CE1...

La porte s'ouvre à nouveau. Je ne vois rien, j'embrasse toujours le sol.
J'entends qu'on me pose ma gamelle devant l'entrée. J'entends qu'on tourne les talons et qu'on s'en va. J'entends le silence.

 Angel 03 juillet 2006 Envoie un message √† Angel Voir le profil de Angel
J'entends le silence qui s'est fait dans le gymnase quand j'ai finalement pris mon courage à deux mains et traversé la piste de danse pour aller demander à Myriam, la douce et jolie Myriam, la fille la plus populaire du lycée, si elle voulait bien m'accorder cette danse.
- Non mais, tu t'es regardé dernièrement dans une glace ? Tu en as du culot mon grand !!! Il n'est pas question que je danse avec toi, même si tu étais le dernier homme sur la Terre. Tu es trop grand, trop mince, tes cheveux sont trop roux, et en plus tu portes des verres tellement épais, on dirait des loupes. J'aimerais mieux mourir que d'être vue en ta compagnie. Allez, fous le camp !!
Toutes les personnes présentes retenaient leur souffle, aucun bruit, aucune musique. Levant la tête bien haute, j'ai franchi la piste de danse et sorti de cette salle. Pas de place pour les larmes, un homme ça ne pleure pas, mais j'ai mal, tellement mal que je voudrais disparaître à jamais. Je me couche sur la pelouse, loin des regards des curieux, et me berce, espérant faire cesser la souffrance.

 Eurydice 08 juillet 2006 Envoie un message √† Eurydice Voir le profil de Eurydice
Elle est toujours là, cette souffrance, toujours la même. Elle ne m'a jamais quittée. C'est la seule compagnie qui m'est offerte dans cet hôpital.

J'ai mal, mal de savoir que je les ai déçues, elles à qui je tenais tant, avant. Dans cette chambre je suis confronté à mon désespoir. Je n'arrive pas à le saisir, je ne sais pas d'où il vient ni où il m'amène.

Vite, crie ! Crie plus fort ! Il faut qu'elles t'entendent...

 Papuche 31 août 2006 Envoie un message √† Papuche Voir le profil de Papuche
Un hurlement de désespoir sort de ma gorge. J'en suis moi même étonné. C'est tout le désespoir et la tristesse que j'ai mis dans ce cri.

" C'est fini là dedans !! ", me reproche le gardien.

Je suis en sueur. J'ai envie d'me piquer. Je cherche un seringue quelque part. Rien. Je vais me blottir dans un coin de la pièce et m'endors.

Je suis sur une petite île d'herbe fraîche.
Le soleil ne tape pas, mais il est quand même présent.
Il est aussi présent dans ma tête.
Je suis heureux.
L'enfant qui dort en moi s'est réveillé.
Un oiseau arrive et dépose délicatement un nez rouge sur mon pif.
Flop.. Flop..Flop.. il s'en va laissant la magie sur moi.
Je me sens de plus en plus léger.

Et je m'envole... Où ? Je ne sais pas...

 Wind 1er septembre 2006 Envoie un message √† Wind Voir le profil de Wind
Oh ! Un nuage ! Oh ! Deux nuages ! Oh ... Des centaines de nuages !

"Ce ne sont pas des nuages mais des moutons, me dit un ange qui passe là par hasard.
- Ah oui, cest vrai, ils ont des pattes.
- Ce sont tous les moutons que tu as comptés lorsque tu n'arrivais pas à dormir. Une fois comptés, ils ne servent plus à rien et s'en vont au ciel.
- Au ciel ? Je suis donc au paradis ?
- Mais non, mon garçon, au ciel, dans le ciel, quoi ! Ils ne servent plus à rien donc ils s'envolent. Comme toi en quelque sorte."

Comme moi ? Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Je voudrais le lui demander mais l'ange n'est plus là. Il a disparu.

Mais j'aperçois l'oiseau qui m'a apporté le nez rouge qui revient vers moi, cette fois avec une perruque de clown dans le bec.
Il me la pose sur la tête et je le vois qui essaye de me pincer le nez. Je recule :

" Eh ! T'es fou ou quoi ? Tu vas me faire mal ! "

Mais il y arrive cependant et, bizarrement, je ne ressens aucune douleur. Puis il s'en va, une petite boule d'un rouge luisant à la place de la perruque.

Je ne comprends rien à cette mascarade. Je vais lui demander ce qu'il fabrique, cet oiseau de malheur !

" Eh ! Le corbeau ! Qu'est-ce que tu fabriques à la fin ? Tu pourrais pas m'expliquer un peu ? "

L'oiseau se retourne, hésite, puis ouvre le bec et laisse tomber son Babibel :

" Mais t'es con ou quoi ! J'essaye de te faire te rappeler de bons souvenirs et toi, tout ce que tu trouves de bon à faire, c'est d'aller voir les anges. Tout le monde sait pourtant qu'ils ont la langue fourchue ! Le nez rouge, c'était pour que tu te rappelles ce temps où tu faisais des tours de magie à tes amis, déguisé en clown. Ils étaient heureux et toi tu l'étais encore plus. Mais, non, tu ne veux pas te rappeler. Je t'ai apporté une perruque à la place du nez en espérant que ça marche mieux mais, apparemment, ça ne marche pas. Tant pis pour toi. La prochaine fois, je ne t'aiderai pas. On ne m'y reprendra plus ! "

L'oiseau s'en va.

Il me laisse tout seul.

" Non, tu n'es pas tout seul, je suis là, moi ! ", me dit l'ange.

Je me retourne, il est là, à me sourire malicieusement :

" Tu te rappelles quand tu devais réciter devant toute la classe cette fable de La Fontaine que tu n'as jamais réussi à retenir ? Le maître t'avait bien engueulé après, te ridiculisant devant toute la classe. Tu l'adorais, ce maître, pourtant ... "

ASSEZ ! Assez ... Je n'en peux plus ...
Je ne veux plus de ce rêve. Il n'est pas beau.
Tout tourne autour de moi.
Le ciel tourne.
Tout autour de moi.
Je tombe.

J'ai mal au crâne. Lentement j'ouvre les yeux. Je suis encore dans cette pièce. Enfermé. Le désespoir s'empare de moi à nouveau.
Si même mes rêves ne sont plus beaux...

Mais j'aperçois quelque chose de l'autre côté de la pièce, par terre, quelque chose de rouge.
Quelque chose de rouge et qui brille. Qui brille comme un soleil...

 Wind 02 juin 2007 Envoie un message √† Wind Voir le profil de Wind
Je m'en approche.
Le nez de clown ! Que fait-il là ?
Je m'en saisis et le pose au milieu de mon visage.
Je me rappelle...





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Je ne sais plus à quoi ressemble le soleil est class√©e dans le genre Maracas.

Commencée par Papuche,
le 28 juin 2006. L'histoire est composée de 9 participations.

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