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Horreur des samedis en avril 2008
Horreur des samedis en avril 2008
Mika.



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 Mika 05 avril 2008 Envoie un message √† Mika Voir le profil de Mika www.legow.tk
Avant de commencer à raconter juste une petite question... Vous connaissez le sud Aveyron? A part le viaduc de Millau, le roquefort, José Bové et le Larzac! Je parle de cette campagne désolée où vous pouvez passer des heures sur des routes défoncées sans croiser personne. Ces hameaux déserts où les ruines de pierre rouge envahies par les arbres surgissent au détour des chemins... De ces collines où le regard se perd et où ne se distingue que rarement la cheminée fumante d'une ferme isolée...Vous connaissez réellement le sud Aveyron? Ces labyrinthes de petites routes qui se ressemblent toutes et qui serpentent par monts et par vaux... Un pays magnifique, sauvage mais où la solitude vous prend à la gorge dès que vous sortez du village pour vous enfoncer dans cette nature verdoyante.

C'est en ces lieux que Jules fut envoyé prospecter un été. Vendeur ambulant de matelas! Son nouveau patron en lui donnant les clés de la fourgonnette lui avait lancé un tonitruant "Tu sais ils sont arriérés là-bas dans leurs fermes... Y'en a qu'ont même pas l'électricité! A mon avis avec tes matelas premiers prix super confort tu vas faire un tabac!"...Jules s'était dit bon plan! "Au fait c'est pas la peine de prendre un portable! Y'a rien qui capte là-bas!" Avait rajouté le boss en refermant la portière sur son nouveau vendeur. "Et puis y ont leur langue à eux tu sais...va falloir te faire comprendre!"...Putain c'est quoi ce pays!

 Mika 12 avril 2008 Envoie un message √† Mika Voir le profil de Mika www.legow.tk
21h. Le soleil vient de disparaître derrière la colline boisée. La camionette est en rade depuis plus d'une heure et aucune voiture n'est encore passée. Pas même un tracteur. Le désert rural dans toute sa splendeur. Seuls quelques lapins curieux sont venus voire Jules assis contre le pare-choc avant la tête dans les genoux.
Il est pas mécano Jules. Il n'y connaît rien à vrai dire. Son truc à lui à l'origine c'est l'enthomologie: les petites bestioles à six pattes! Si il a accepté ce job c'est que dans cette branche y a pas énormément de boulot et qu'il faut bien gagner un minimum sa vie! Donc il est là, planté comme une souche sur le bord de la route avec la nuit qui commence à tomber. Loin au dessus une buse trace de larges cercles dans le ciel qui s'obscurcit.
Jules ne sait plus quoi faire. Pas de réseau! Pas de ferme à moins de 15km: la dernière il l'avait quittée en urgence! Le fermier, un vieux aigri aux vêtements élimés l'avait menacé et il avait filé pendant que le vieillard encore vert était parti chercher son fusil... Donc hors de question d'y retourner!... Donc pas âme qui vive succeptible de lui filer un coup de main. Seul au monde en somme! De plus, le secteur étant dépourvu de boîte de nuit, il n'espérait même plus qu'un fêtard nocturne ne s'attarde sur les routes..."Ils préfèrent picoler leurs propres jus bien peinards chez eux!...D'ailleurs n'acceptes jamais les verres de bibine qu'ils te tendent!".Les mots du boss résonnent encore dans sa mémoire....Quoiqu'une bonne eau-de-feu ne serait pas de refus! C'est qu'il commence à peler ici!
Avec l'obscurité, le froid saisit l'air nocturne. C'est le comble! Il a une cargaison complète de super matelas mais même pas un duvet sous lequel se glisser... Et point de blouson! Eté oblige! C'est donc en T-shirt et en short que Jules observe les étoiles s'allumer une à une.
LA RADIO! Comme un flash. Jules se lève et allume la radio de la camionette. Il se sentira moins seul. Une voix qui rompra le silence oppressant de cette pampa où seul le chant strident du grillon vient troubler l'air immobile..Déception! Une seule fréquence est captée dans ce trou paumé..."Trafic Info bonsoir!...Plusieurs kilomètres d'embouteillages sur l'A10. Un accident sans gravité à provoqué le bloquage des deux voix de circulation. Des milliers de véhicules et leurs occupants sont immobilisés sur..." Veinards crache Jules en éteignant le poste.
Sur la colline derrière laquelle le soleil a disparu une lumière s'allume. Jules la remarque. C'est une habitation. Cachée au milieu des arbres et dans l'ombre du soir il n'avait pu la déceler auparavant. Deux kilomètres à vol d'oiseau... Et un sentier qui zèbre la forêt de chênes verts semble y mener. Il attrape sa lampe torche dans la boîte à gant et file vers ce phare qui l'attire comme la lumière attire le papillon.

 Mika 19 avril 2008 Envoie un message √† Mika Voir le profil de Mika www.legow.tk
Le sentier est en fait un ancien chemin carrossé. Il permettait aux agriculteurs d'aller de la route aux parcelles déboisées de la ligne de crête. A l'enchevêtrement de ronces et aux troncs d'arbres renversés en travers il n'a pas été emprunté depuis des dizaines d'années. De jeunes chênes poussent au milieu entravant encore plus l'avance laborieuse de Jules.
A peine a-t-il quitté le bitume et s'est engagé sur le chemin que la lumière a disparu derrière le couvert boisé. Ne reste alors plus qu'à suivre le sentier.
Jules progresse difficilement. Les ronces tailladent ses jambes et ses bras nus. Le sol recouvert de feuilles et de débris végétaux est inégal. Creusé de sillons profonds et de roches affleurantes. Le fin pinceau lumineux de la torche est insuffisant à démasquer les pièges. Il ne compte plus le nombre de fois où il s'est écroulé lourdement.
Cela fait presque trois quart d'heure qu'il marche péniblement. Une douleur lancinante tétanise ses cuisses sous l'effort et le froid engourdissant de la nuit. Les lacérations sur ses membres le brûlent. A force de scruter la faible zone éclairée par la torche ses yeux lui vrillent la cervelle.
Le chemin fait un brusque virage. La maison apparaît. Elle n'est plus qu'à deux cents mètres. L'espoir redonne un coups de fouet à Jules qui presse le pas. Tout en avançant il lève le regard de la tâche lumineuse faiblarde de sa lampe pour fixer la lueur dansante de la vieille bâtisse. Son pied droit se coince alors sous une racine. Il perd l'équilibre et chute. Une vive douleur lui transperce la cheville. En tombant il s'est écrasé sur sa lampe de poche. Elle s'est éteinte. Définitivement...
L'obscurité se referme sur lui. Couché dans les ronces il dégage son pieds douloureux et se redresse. La lumière de la maison vient en fait d'un brasero qui se consume sous un mur de pierre borgne. Il se relève et tâte sa cheville. Une belle entorse! Foutue camionnette! Foutue mécanique! Quoiqu'il en soit il faut continuer même si ça fait mal...
Maintenant qu'il n'a plus la lumière rassurante de sa torche Jules prend conscience de l'immensité insondable de l'abîme obscure qui l'entoure. La forêt est silencieuse. Seul une légère brise secoue les feuille. Le moindre de ses mouvements provoque un vacarme énorme. La peur du noir pourtant si risible l'étreint et le force à marcher le plus vite possible.
Qui s'est déjà promené de nuit dans la forêt sait de quoi je parle. Ce sentiment d'être perdu au milieu de nulle part. De ne distinguer que des formes vagues et des bruits inconnus. Cette sensation d'être épié en permanence, d'être l'intrus bruyant et impuissant de ce monde nocturne où l'homme n'a plus sa place.
Jules panique. Il court presque en direction du brasero. Des silhouettes floues se meuvent autour des flammes. Il crie. Appelle au secours...
Les silhouettes se dispersent dans l'obscurité. Les derniers mètres sont les plus durs. Jules crie toujours mais les êtres ont disparus et ne reviennent plus. Qui sont-ils? Pourquoi fuient-ils? Ces questions taraudent Jules alors qu'il quitte le vieux sentier et débouche sur un sol régulier de terre battue. Plus personne... Ils sont tous partis se cacher. Il s'approche prudemment des flammes pour se réchauffer. Alors qu'il se penche sur le vieux bidon métallique qui sert de foyer son coeur se soulève. Au milieu des braises des os se consument. Un crâne humain à la peau couverte de cloques partiellement carbonisé le fixe de ses orbites vides alors que se dégage du feu une atroce odeur de chaires brûlées.

 Mika 24 septembre 2008 à 11:36 Envoie un message √† Mika Voir le profil de Mika www.legow.tk
-« J'hallucine !... J'te croyais pas moi ! » S'étonne Thomas en ouvrant de grands yeux. « J'pensais que tu m'pipautais ! »

Le jeune homme abasourdi regarde successivement Jules assis en face de lui derrière les deux tasses de cafés et le journal qu'il tient en main.

-« Alors tout ce que tu m'as raconté était vrai ? »

Plusieurs mois ont passé et c'est sous le soleil d'automne, assis à la terrasse d'une brasserie parisienne dans les derniers relents de chaleurs estivale, que Jules montre à Thomas un exemplaire d'un journal de province daté d'il y a quelques semaines.

-« Et oui ! » Sourit péniblement Jules. « La gendarmerie de là-bas a mis du temps à me l'envoyer mais voilà ! T'as le fin mot de l'histoire. »

Une étrange appréhension saisit Jules alors qu'il se remémore sa fuite effrénée dans l'obscurité après sa macabre découverte. Il avait cru devenir fou. Il avait traversé la forêt comme une flèche avec la certitude de ne pas s'en sortir vivant. Il avait senti le souffle de la mort qui le suivait. Nombre de fois il avait trébuché dans le noir... Et c'est en sang et exténué qu'il avait débouché sur la route d'asphalte défoncée. A bout de forces il s'était écroulé... C'est le collecteur de lait qui l'avait ramassé au petit matin dans son camion citerne alors qu'il effectuait sa tournée des fermes. Voyant l'état du jeune homme il l'avait amené à l'hôpital. La gendarmerie avait pris sa déposition et depuis plus de nouvelles. Jules avait alors repris sa vie de citadin bien décidé à ne plus mettre les pieds à la campagne... Jusqu'à ce matin où il avait trouvé ce journal dans sa boîte aux lettres. L'expéditeur avait pris soin de marquer la page où s'étalait l'article le concernant.

« Sordide histoire de famille : un touriste de passage dans notre belle région a fait une macabre découverte. Alors qu'il était en panne de véhicule, recherchant un peu d'aide, le jeune homme s'est dirigé vers la ferme de ****, dont les occupants sont bien connus du pays pour leur inhospitalité et leur cadre de vie désuet. En effet, deux générations vivaient en autarcie dans cette antique ferme sans eau courante ni électricité, complètement coupés de l'extérieur. Il a avertit la gendarmerie locale après avoir trouvé des restes humains en train de se consumer dans un brasero. Sur place la maréchaussée a retrouvé des os calcinés sommairement enterrés dans le potager et constaté la disparition de l'aïeule de la famille. Après enquête les enfants et petits enfants ont avoué avoir voulu faire disparaître le corps de leur grand-mère décédée de vieillesse afin de continuer à percevoir sa retraite mensuelle. Une sordide histoire de famille qui, espérons-le, ne nuira pas au tourisme dans notre verdoyante région. »

-« Moi en tout cas je suis pas prêt d'y remettre les pieds ! » S'exclame Jules en frottant nerveusement les cicatrices profondes de ses genoux meurtris par la fuite nocturne dans la forêt.





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Horreur des samedis en avril 2008 est classée dans le genre Gore & Horreur.

Commencée par Mika,
le 05 avril 2008. L'histoire est composée de 4 participations.

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