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Un enfant pas comme les autres
Un enfant pas comme les autres
Un jour un enfant découvre une jeune fille muette dans les ruines dune église




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 Daffieh 21 mai 2006 Envoie un message à Daffieh Voir le profil de Daffieh
Suite à la mort de leurs parents, 2 frères et 1 soeur vivent à la campagne chez leur grand-mère. Un jour d'été, Charles le plus petit se découvrit des pouvoirs impressionnants qu'il ne connaissait pas encore. Alors se prenant pour un monstre il décida d'aller dans les ruines de l'église pour être seule. Mais là-bas il y découvrit une jeune fille muette.

 Tmds 16 octobre 2007 Envoie un message à Tmds Voir le profil de Tmds
Charles aperçut la jeune fille, elle semblait effrayée, apeurée mais elle ressentait un sentiment de soulagement en voyant Charles.
Les enfants eurent du mal à se comprendre vu que la jeune fille était muette mais ils trouvèrent un moyen de discuter par dessin.
La fille qui se prénommait Julia avait le même problème que Charles. Elle pensait être un monstre mais en fait ses pouvoirs étaient magiques. Elle pouvait disparaître alors que Charles lui pouvait guérir.
La jeune fille habitait une vieille ferme avec ses parents et ses deux surs à côté de chez la grand-mère de Charles.

 Mirakle 23 décembre 2007 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Alors que les enfants faisaient plus ample connaissance en dessinant leurs histoires respectives, le Grand Casamov exultait dans son sépulcre. Son long corps rachitique se tournait et se retournait dans son tombeau. Il se sentait plus à l'étroit que jamais. Ses guenilles le démangeaient et ses yeux momifiés revenaient progressivement à la vie. Des étincelles cramoisies parcouraient son squelette décharné. Une vitalité nouvelle lui redonnait son dynamisme d'antan et surtout, sa soif de vengeance. Profitant de ce regain d'énergie, il brisa les chaines qui lui enserraient les poignets et les chevilles. Se servant de ses quatre membres libérés il fit pivoter le couvercle de son sarcophage et jaillit tel un dément. Il était vivant, à nouveau ! Assez vivant pour retrouver tous les descendants des Carnevallon et leur faire payer son état pitoyable.

Jadis, le Grand Casamov était un artiste. Même Houdini venait le voir en cachette pour lui demander de lui enseigner son savoir. A son apogée, le Grand Casamov était un très bel homme qui cumulait les conquêtes féminines et qui amassait une fortune. Tout le monde venait assister à ses représentations. Chaque spectacle était unique, chaque spectacle était grandiose. Son secret ? Un pacte. Un accord avec la face obscure de l'humanité. Son prix ? Le sang d'innocentes victimes sacrificielles : ses conquêtes...

Tout cela fonctionnait à merveille jusqu'à sa rencontre avec Adélaïde Carnevallon. Une somptueuse jeune femme au charme fou qui, pour la première fois de la vie de Casamov, l'avait séduit au point de l'empêcher de commettre son sacrifice. Elle avait des pouvoirs de séduction et elle s'en était servi sur lui.

Les Carnevallon sont une vieille famille qui, depuis des siècles, a étudié l'occulte et en a percé certains arcanes. Ces connaissances leur ont fourni des pouvoirs stupéfiants. Chaque lignée de la famille dispose d'aptitudes qui lui sont spécifiques et qui se transmettent de génération en génération : à chaque transmission les pouvoirs s'accroissent ou se spécialisent.

Pour vaincre le Grand Casamov, toute la famille s'était associée. Il en allait de la vie d'Adélaïde. Cette alliance avait portée ses fruits et Casamov en avait payé le prix fort puisqu'il s'était retrouvé piégé et banni du monde des vivants. Momifié, il avait été imbibé d'huile de morflavie, une essence rare qui figeait le vivant. Puis il avait été enchainé et enfermé dans un sarcophage d'albâtre.

A présent qu'il était libre et en vie, même s'il ne retrouverait probablement jamais sa vie lascive et facile, il comptait bien retrouver tous les Carnevallon. Son but utlime était la vendetta et il ne serait pas facile de bloquer longtemps le Grand Casamov, le roi, l'empereur de l'évasion.

 Guiguitte 26 décembre 2007
Julia et Charles étaient si occupés à faire connaissance qu'ils ne prêtèrent pas attention au bruit qui se fit pourtant distinctement entendre derrière le pan de mur lézardé, pas plus qu'ils ne virent glisser furtivement pas très loin d'eux une sombre silhouette, instantanément happée par la végétation environnante.

Les ruines de l'église n'étaient pas très loin du château des Carnevallon, demeure majestueuse, à flanc de montagne, noyée dans la verdure et d'où émergeaient deux larges tours symétriques. Ce n'est jamais sans une sorte de crainte diffuse que les habitants du village jetaient les yeux sur l'impressionnante bâtisse et c'est toujours en baissant la voix que l'on évoquait à son propos de bien étranges histoires.

La chambre d'Adélaïde qui occupait l'étage supérieur de l'une de ces tours était vaste et chaleureuse, toute de tentures de velours, de somptueux rideaux retenus par des embrasses et meublée avec un goût exquis. La jeune femme pouvait-on encore la qualifier ainsi passait beaucoup de temps à lire et elle était confortablement assise devant la cheminée dont les flammes irisaient la moire de l'édredon recouvrant le lit sculpté à baldaquin. Les années passant, Adélaïde qui ne s'était jamais mariée, n'avait rien perdu de sa beauté. Ses cheveux clairs, retenus en chignon par quelques savantes épingles, ornaient un visage doux au teint diaphane que mettait en valeur le vieux rose de sa robe bordée de dentelle grise et sur son cou gracile, un collier de trois rangs d'améthyste le disputait au violet de ses yeux.

Depuis quelques jours, elle était inquiète, sans qu'elle ait vraiment su dire pourquoi...

 Mirakle 05 janvier 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Au travers du feuillage dru, le Grand Casamov espionnait les enfants. Il émanait d'eux quelque chose d'étrange, une sorte d'aura surnaturelle. Ces enfants disposaient de facultés extraordinaires, il en était sûr. Peut-être des dons qui lui seraient d'un grand secours ? Mais il n'y avait pas que ça. Casamov ressentait un certain malaise en leur présence ; comme si tout son organisme éprouvait de la répulsion pour eux. Ce dernier point n'était pas sans l'intriguer davantage.

Julia avait réussi à communiquer avec Charles par l'écrit. Du fait de son handicap, elle avait toujours sur elle un petit carnet et un crayon. Prise d'une sympathie irraisonnée pour Charles, elle avait commencé à raconter sa vie. Charles, lui aussi, ne s'expliquait pas l'élan qui le portait avec fougue vers elle. Il n'avait jamais connu de telles sensations.

C'est en voulant se redresser pour s'installer plus confortablement que Julia s'écorcha le bras gauche dans les ronces. Quelques gouttes de sang perlèrent et tombèrent dans les herbes. A la vue du liquide écarlate, le Grand Casamov éprouva une joie quasi extatique pourtant il parvint à se maîtriser pour ne point révéler sa présence et tenter d'en apprendre davantage. Sa curiosité se transforma en surprise lorsque Charles passa ses mains sur la blessure légère et qu'elle disparut ! Pas la moindre cicatrice résiduelle : l'avant-bras de Julia était redevenu intact. Julia elle-même n'en revenait pas.

Voilà un pouvoir éminemment utile pensa Casamov, un pouvoir susceptible de me rendre mon apparence d'antan. Il était sorti de son caveau depuis près d'une heure et ses forces lui revenaient rapidement mais il était tourmenté par son physique qui restait celui d'une momie desséchée. Comment pourrait-il jamais séduire à nouveau dans son état ? Cet enfant pourrait lui rendre ce qu'il a perdu après cinquante ans dans un sarcophage. S'étant déplacé silencieusement tout autour des enfants pour vérifier l'absence de témoin gênant, le Grand Casamov bondit avec maestria de sa cachette...

 Mirakle 11 janvier 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Charles et Julia s'attendaient presque à tout sauf à se retrouver devant une grande silhouette dégingandée et poussiéreuse comme tombée du ciel. Le spectacle aurait effrayé même le plus aguerri des exorcistes. Sous le coup de la surprise les deux enfants se rejetèrent en arrière. Lorsqu'ils réalisèrent que la chose devant eux était bien réelle, Charles s'évanouit et Julia... disparut ! Le Grand Casamov n'en croyait pas ses yeux. L'espace où s'était recroquevillée la jeune fille était vide : elle n'avait pas pu se cacher dans les feuillages en si peu de temps, à sa barbe. Pendant quelques longues secondes, le visage de la momie s'orienta tous azimuts pour tenter de repérer une once de piste. Rien. Casamov était avant tout pragmatique. Ne parvenant pas à élucider ce mystère, il se baissa et se saisit du corps inerte de Charles. L'ayant calé sous son bras droit, il se retourna et se dirigea calmement mais l'esprit contrarié vers le cimetière avoisinant. L'empereur de l'évasion venait d'assister à un numéro parfaitement incompréhensible pour lui.

A vingt pas de là, Julia observait la scène, cachée parmi les branches hautes d'une yeuse. La créature emportait son nouvel ami vers une destination inconnue et ce n'était pas très rassurant. La peur avait poussé Julia à utiliser son pouvoir de téléportation. Un don qui l'avait maintes fois tirée de l'embarras mais auquel elle détestait avoir recours. Pour elle, ce don avait un parfum déplaisant de sorcellerie et chaque fois qu'elle en usait, elle se sentait malsaine, presque maléfique. Néanmoins cette fois-ci, vu les circonstances, elle fut prête à reconnaître qu'il était parfois salutaire. En silence, par téléportations successives et à bonne distance, Julia entreprit de suivre l'entité décharnée au précieux colis. Casamov, s'interrogeant encore sur ce qu'il venait de voir, ne remarqua pas la discrète filature dont il faisait l'objet.

Le pressentiment qui taraudait Adélaïde Carnevallon atteignit son paroxysme au moment où les enfants furent confrontés au Grand Casamov. Sans qu'elle sût déterminer les raisons de son malaise, elle eut la conviction soudaine que quelque part, des membres de sa lignée étaient en danger. La force de son ressenti lui laissait même entendre que le péril était géographiquement tout proche. Elle laissa tomber le livre qu'elle tenait et s'élança vers le balcon de sa chambre. Depuis cet endroit, elle bénéficiait d'une vue imprenable sur toute la région.

 Mirakle 19 janvier 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
A plusieurs lieues de là, dans un manoir sans âge, Marushka Setimova exultait devant sa glace. Elle brandissait une boule de voyance en cristal où s'estompait, dans un brouillard nacré, la silhouette de Casamov.
« - Je tiens ma vengeance et j'ai dorénavant le pouvoir !! Ha ! Ha ! Hurr ! Hurla-t-elle à son double dans le miroir. Sa voix rauque résonna dans la pièce et son rire s'étouffa dans un râle de jouissance.
- Le sortilège a fonctionné, j'ai ramené à la vie Andreï. Ca a été difficile. J'ai dû faire des sacrifices mais ça en valait la peine... ». Ce faisant, elle jeta un il torve sur le moignon rose qui terminait son bras gauche.

De cette femme probablement centenaire émanait encore une vitalité qui faisait sûrement défaut à nombre d'adolescents. Pourtant sa maigreur cadavérique, son teint blafard et sa peau plus que fripée auraient pu faire croire à une pathologie qui faisait efficacement son travail de sape. Toutefois, son regard vivace en disait long sur son caractère et sur ses motivations profondes. Ses serviteurs avaient l'habitude d'y lire de la dureté, du machiavélisme, de la détermination et une totale démence. Pourtant leur dévouement lui était indéfectiblement acquis. Tous la craignaient plus que la mort elle-même car ses colères étaient synonymes de souffrances pour la première personne qu'elle pouvait croiser. Certains se rappelaient le cas du vieux Sergueï qui avait eu le malheur de provoquer son ire en effleurant malencontreusement sa précieuse boule de cristal. Après cet incident, tremblant d'angoisse mais mu par la seule force de l'obéissance, il était monté dans l'appartement de Setimova. Il avait présenté son dos dénudé ainsi qu'un fouet à sa maîtresse. Les domestiques racontèrent qu'en se basant sur les cris inhumains qui suivirent pendant de longues minutes, ils ne doutèrent pas que Sergueï devait maudire le jour de sa propre naissance. Du reste, son existence fut sérieusement remise en question par tous à la fin de son calvaire. En effet, dans les secondes qui suivirent, Setimova descendit au salon comme si de rien était. Sa mise était parfaite et son visage ne trahissait aucune émotion. Elle semblait s'être reposée toute une nuit. Elle exigea qu'on lui fit un thé dans son samovar de Kiev puis se plongea dans un missel noirâtre. Plus jamais personne ne revit le supplicié ; comme si Sergueï n'avait jamais existé...

Marushka Setimova, reposa délicatement la boule sur son socle en velours sombre placé sur un semblant d'autel en marbre. L'ensemble était situé au centre d'un pentacle gravé à même le sol. Reculant de deux pas pour s'extraire du motif magique, de sa main droite elle décrivit une sorte d'arabesque et une lumière jaune inquiétante prit possession de l'orbe de divination. Le sort de protection était activé. Puis elle se retourna et se dirigea vers une étagère encombrée d'ouvrages plus antédiluviens les uns que les autres. A la hauteur de ses yeux se trouvait un portrait déjà ancien, un daguerréotype qui représentait un bel homme dans la force de l'âge : Andreï Casamov. Dix jours plus tôt, après une éprouvante cérémonie occulte nocturne, elle avait fait le voyage dans son coche personnel jusqu'au cimetière de Dricht. Le jour ne s'était pas encore levé et déjà elle avait localisé le tombeau de Casamov. Le monument était scellé et personne ne pouvait plus y pénétrer. Seule la lumière, avec modestie, avait encore ce droit à travers de petits vitraux sales et étroits. A l'aide d'une pierre prise au milieu des tombes avoisinantes, Setimova en avait fracassé un pour s'aménager une ouverture. Par cette embrasure de fortune, elle avait jeté un curieux paquet ensanglanté et sans attendre davantage, était repartie avec son équipage. Dans sa chute à l'intérieur du sépulcre, le ramassis de chiffons sanguinolents avait révélé son contenu : une main, une très vieille main gauche fraîchement tranchée...

 Mirakle 26 janvier 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Charles était toujours inconscient lorsque Casamov le déposa sur le catafalque où gisaient les restes de son sarcophage. Revenu à la vie, Casamov disposait d'une vigueur et d'une force hors norme qui lui avait permis de réduire à néant ses entraves. Il en avait aussi bénéficié pour sortir de ses gonds la porte qui jadis scellait son sanctuaire mortuaire. A présent qu'elle était retournée dans son antre, la momie fixait avec attention le jeune enfant cherchant à percer son secret. Est-ce qu'elle pourrait réellement recouvrer son apparence d'antan avec l'aide de cet enfant ? Faisant le tour du catafalque, Casamov marcha sur quelque chose de tendre, d'un peu caoutchouteux mais coriace. Il examina ses pieds nus. Les années passées dans son cercueil avaient fragilisé ses vêtements et ses chaussures. Ces dernières avaient vite rendu l'âme lors de ses pérégrinations dans les environs. Son pieds droit marchait sur ce qui apparaissait comme un bout de corps. Ses articulations encore un peu raides craquèrent lorsque Casamov se baissa pour ramasser l'objet de sa curiosité. Sans la moindre surprise, il constata qu'il tenait une vieille main humaine. Les yeux vifs de Casamov examinèrent en détail la chose. Il alla jusqu'à l'humer pour l'identifier. Soudain, Casamov poussa un cri guttural et ses pupilles se dilatèrent jusqu'à remplacer quasiment les iris. Il venait de reconnaître une marque, un tatouage qui ornait la paume de la vieille main : le signe secret de la Confrérie des Nécromants. Dans sa panique, la momie se recula brusquement et lâcha la relique.

Le Grand Casamov venait de comprendre les circonstances de son retour dans le monde des vivants. Il venait aussi de réaliser qu'il ne serait bientôt plus complètement libre de ses agissements... Il était manifeste que dorénavant il serait la chose de la terrible confrérie qu'il avait fréquentée dans sa jeunesse révolue. Le sacrifice d'une main laissait penser que le maître de l'ordre aurait une terrible emprise sur lui et qu'il avait un but d'une rare importance. Il n'avait certainement pas rappelé Casamov d'entre les morts pour ses beaux yeux.

Le roi de l'évasion avait connu la Confrérie, dans des circonstances dramatiques, au démarrage de sa carrière déjà fulgurante. Au début, Casamov, doué pour s'évader naturellement des pièges et des systèmes qu'il concevait pour ses numéros, ne faisait nullement appel à d'occultes capacités. A l'époque, il était encore un véritable artiste. Un être noble, imaginatif et aventureux. Puis un jour, lors d'une répétition à Bucarest pour un nouveau tour avec une scie circulaire qui devait découper un coffre immergé où Casamov était enchaîné, un accident se produisit. L'armature métallique qui tenait la scie en marche au-dessus de Casamov céda et la lame trancha net les deux bras de l'artiste. Sur le moment, Casamov sidéré ne ressentit rien. Miroslav et Radovan, les deux techniciens qui travaillaient avec lui depuis toujours, se précipitèrent à son chevet, juste au moment où il s'évanouissait. Miroslav réduisit l'hémorragie en faisant deux garrots au niveau des coudes de Casamov. Radovan, quant à lui, était parti chercher du secours auprès du médecin du quartier, le docteur Ichtenfeld. Malheureusement, ce dernier se trouva vite impuissant face à la blessure de Casamov. Selon lui, il était promis à la mort d'ici deux ou trois heures. Radovan et Miroslav qui devaient tout à Casamov, refusèrent de baisser les bras ; ils allèrent jusqu'à menacer de mort le docteur s'il ne parvenait pas à sauver leur patron. Ichtenfeld tenta de repousser les limites de l'impossible mais ses connaissances étaient trop limitées ; ce cas le dépassait complètement. Radovan, fou de douleur et dans un état second sortit alors son couteau, prêt à exécuter sa menace et mettre un terme à la carrière d'Ichtenfeld. Paniqué, pleurant, implorant tous ses saints, le médecin finit par lâcher qu'il connaissait peut-être un ultime moyen non orthodoxe.

 Mirakle 09 février 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Dans les bas quartiers de Bucarest, sur les bords de la Dâmbovita, existait un célèbre lupanar, le Vlad Tepes. C'est devant ce sordide lieu de perdition que s'arrêta en toute hâte une carriole. Une vieille bâche grise cachait son contenu aux yeux des rares passants non encore couchés malgré l'heure tardive. Deux hommes en descendirent et frappèrent selon un certain code à la porte d'entrée. Il faisait sombre et ce commerce était des plus discret. L'un des deux hommes resta à la porte tandis que l'autre retourna à la charrette. Un troisième individu bondit de l'attelage et entreprit de soulever délicatement la toile. Celle-ci révéla le corps d'un homme tremblant en proie au délire et copieusement couvert de sang : Andreï Casamov. Il était couché sur une civière de fortune. Miroslav, remonté sur la carriole, fit glisser le brancard jusqu'à ce que Radovan fût en mesure de le tenir fermement. Le docteur Ichtenfeld, demeuré à l'entrée du Vlad Tepes, leur fit signe de se dépêcher. Dans un silence quasi religieux, ils transportèrent Casamov à l'intérieur.

Casamov fut conduit dans une arrière-salle éclairée par un unique candélabre et pratiquement vide de meuble ; il y avait seulement une très longue table d'environ six mètres de long. L'absence de chaise était notable et renforçait le sentiment de désaffection de la salle. L'homme qui avait ouvert la porte de cet établissement glauque était grand et massif. Il portait un tatouage singulier sur le front : une orbe que surplombait une main squelettique. Radovan et Miroslav n'étaient pas des enfants de chur mais ils ressentirent une profonde inquiétude en remarquant ce détail. Sans dire un mot le colosse leur fit comprendre qu'ils devaient déposer Casamov sur la table. Ils s'exécutèrent en silence comme si faire le moindre bruit les eut mis en danger. Apparemment satisfait, l'homme les abandonna dans la pièce, les laissant perplexes sur la suite des événements. Le docteur Ichtenfeld éprouvait manifestement un grand malaise ; il se rongeait les ongles, jetant des coups d'il effrayés du côté de la porte d'entrée. Radovan n'avait rien manqué de ces simagrées. Imaginant un possible péril, surveillant le jeu des ombres projetées, il gardait sa main sur la garde de son poignard, prêt à toute éventualité.

Après un quart d'heure d'attente angoissée, entre les gémissements de Casamov et l'absence de tout autre source de bruit. Une femme masquée fit son entrée avec le colosse sur ses pas. Elle portait une robe sombre à la couleur imprécise sur laquelle reposait un pendentif : une orbe abritée par une main décharnée. Le visage de la nouvelle arrivante était dissimulé par un masque argenté typique du carnaval de Venise. Il n'était pas possible de déterminer l'âge de cette femme mais sa voix, par ses inflexions, imposait l'obéissance absolue.
- Vous m'avez amené un homme jeune bien mal en point. Fit-elle après avoir examiné Casamov.
Radovan s'avança de quelques pas mais dû vite s'arrêter devant l'air dur que pris le tenancier.
- Madame, le docteur Ichtenfeld nous a conseillé de nous adresser à vous pour sauver notre patron : Le Grand Casamov. Vous avez sûrement entendu parler de lui, non ?
- Oui, je connais sa réputation.
- Le docteur Ichtenfeld se déclare impuissant pour le sauver. Pouvez-vous nous aider ?
- C'est possible.
- Que vous faut-il ? De l'argent ? Combien ?
- Taisez-vous ! Laissez-moi réfléchir. Tiago, reconduit le docteur et donne-lui ce qu'il mérite.
- Bien maîtresse. Chuchota le colosse.
Sans trop de ménagement, Tiago empoigna le médecin et le conduisit à l'extérieur de la pièce. Miroslav et Radovan crurent entendre un bruit mat et étouffé mais ils n'en n'auraient pas mis leur main à couper. Après quelques minutes, toujours dans un silence oppressant, Tiago revint se poster derrière sa maîtresse.
- Je peux éviter que la vie n'abandonne votre maître. Mais il y a un prix à payer. Un prix des plus élevés. Dit la femme.
- Quel est-il ? Demandèrent simultanément les deux acolytes de Casamov.
- Il me faut... une autre vie...
- Une autre vie ? Que voulez-vous dire ? Demanda Radovan alors qu'il entrevoyait déjà la réponse.
- Il faut sacrifier quelqu'un pour sauver votre Grand Casamov. Précisa la femme.

 Mirakle 22 février 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Miroslav et Radogan en restèrent coi. Ils regardèrent comme s'ils ne comprenaient pas les paroles qui venaient d'être prononcées. La méthode non orthodoxe évoquée par le docteur Ichtenfeld prenait tout son sens à l'aune des derniers événements. C'est le moment que choisit Casamov pour émettre un râle et balbutier quelques mots. La femme s'approcha de lui pour mieux comprendre. Radovan et Miroslav en avaient fait autant. Hélas, ce que disait Casamov ne semblait avoir aucun sens, il était la proie d'un délire dû à sa fièvre. Son organisme tout entier luttait contre la mort car il avait perdu énormément de sang et les garrots étaient peu efficaces.
- Casamov va mourir. Dit la femme se redressant et toisant les deux hommes abattus.
- Vous êtes sérieuse quand vous dites qu'il vous faut la vie d'une personne pour sauver la sienne ? Demanda encore incrédule Miroslav.
- Je ne plaisante jamais. Lança durement la matrone.
Joignant le geste à la parole elle leva la main en direction de Miroslav. Aussitôt il s'écroula les mains à sa gorge comme s'il luttait contre un étrangleur invisible. Radovan, le couteau en avant, bondit sur la femme mais l'énorme Tiago parvint à l'intercepter, à le désarmer et à le plaquer au sol, le temps qu'il assiste à la mort de son ami.
- Pourquoi ? Hurla Radovan
- Il fallait une vie et j'ai choisi la sienne. Vous êtes venus pour que je sauve votre maître. C'est donc à moi de déterminer les moyens adéquats pour y parvenir.
Elle s'avança vers Miroslav, dégrafa sa chemise et à mains nues, elle entreprit de récupérer son cur. L'opération fut une véritable boucherie. Voir cette femme en robe dépecer le corps de son ami mit Radovan, réduit à l'impuissance par Tiago, dans un état de démence : il hurlait, pleurait, maudissait, priait, jurait, criait en vain. C'est alors qu'il remarqua sous la poussière du sol, un énorme pentacle rouge sombre. Il recouvrait la quasi-totalité de la surface de la pièce.

La femme approcha un brasero initialement caché sous la table, y jeta le cur de Miroslav et incanta dans une langue gutturale inconnue : un feu de couleur verte démarra. Il commença à attaquer lentement le muscle cardiaque donné en offrande. Entre temps, la femme avait entrepris de recoudre les deux avant-bras de Casamov. Bien que plaqué au ras du sol, Radovan pouvait voir que la silhouette de la sorcière était nimbée d'une aura verte similaire au feu qui rongeait le cur de son ami. Il imagina qu'il s'agissait de l'énergie vitale de Miroslav qui par l'intermédiaire de l'enchanteresse infusait dans les blessures de Casamov. Cette scène épouvantable et le poids de Tiago qui lui écrasait les reins eurent raison de la conscience de Radovan. Avant qu'il ne s'évanouisse dans une de sorte de brouillard, il cru voir les deux mains de Casamov se lever et se tendre vers lui...

 Mirakle 21 mars 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
C'est une douleur lancinante dans les poignets qui réveilla Radovan. Une solide chaîne le maintenait attaché, les bras au-dessus de la tête. Il était affalé contre un mur jauni et sale, dans une petite cellule. Un soupirail étroit laissait passer la pâle lumière de la lune. Complètement éveillé, Radovan entreprit de se détacher, en vain. Ses poignets étaient entravés par des fers apparemment soudés de sorte qu'il ne pouvait écarter les bras. La chaîne, quant à elle, était assujettie à un anneau solidement fixé entre les pierres apparentes d'une paroi. Une porte massive en bois constituait l'unique accès à la pièce. Radovan ne pouvait s'en approcher à cause de la longueur réduite de ses entraves.

Alors que Radovan trépignait s'interrogeant sur son devenir, la porte s'ouvrit dans un grincement sinistre. Casamov en personne entra, suivi de la femme masquée flanquée de Tiago. D'abord surpris, Radovan ne tarda pas à constater un changement dans la personnalité de son patron ; il semblait distant, un peu hautain voire franchement méprisant. C'est la femme qui parla la première :
- Vous voyez ? Votre vénéré patron est de retour et en un seul morceau...
En effet, Andreï Casamov tenait dans ses mains un objet long enveloppé dans une étoffe pourpre.
- Maître, comment allez-vous ? Demanda Radovan
- Je vais très bien Radovan et il faut que je t'en remercie, ainsi que Miroslav...
- Cette femme vous a dit ce qu'elle a fait à Miroslav pour vous sauver ?
- Oui et je l'en remercie elle aussi car il lui a fallu bien du courage pour affronter les forces occultes et me ramener ici alors que j'étais à l'orée de la mort.
Jamais le Casamov qu'avait connu Radovan n'aurait pu prononcer de tels mots. Autrefois, c'était un homme bienveillant et généreux. L'individu qui se tenait devant lui n'avait pas l'âme du Grand Casamov.
- Vous n'êtes plus vous-même. Je le vois bien. Dit Radovan dans un soupir.
- En effet, je suis plus vigoureux que jamais et j'ai une dette envers Madame Marushka Setimova ici présente. Casamov désigna avec élégance la femme masquée.
Setimova s'avança pour faire face à Radovan. Tiago était là pour s'interposer si Radovan tentait un geste désespéré. La femme porta la main à son masque et le retira très lentement. Radovan poussa un cri de surprise et ne put s'empêcher de détourner les yeux. Le visage de Setimova était horrible : le nez et les lèvres n'existaient plus et une caricature de paupière encadrait chaque il. La lèpre était passée par là voilà quelques années...
- Comme je te le disais Radovan, j'ai une dette vis-à-vis de ma bienfaitrice. Je me dois de lui rendre son visage d'antan et toi, Radovan, tu seras l'instrument de cette restitution. Ce faisant, Casamov jeta au loin le tissu qui enveloppait ce qu'il portait, révélant une dague ouvragée très allongée. Il s'en saisit avec une extrême dextérité et la plongea avec rapidité dans le ventre de son ancien assistant. Radovan mourut en silence. Son agonie dura plusieurs minutes pendant lesquelles il fixa sans broncher les yeux de son bourreau. Son regard exprima tantôt de la défiance puis de la colère et du mépris et enfin, alors que sa vie le quittait définitivement, de la compassion. Même la nouvelle personnalité de Casamov en fut ébranlée, quelques instants.

Au terme d'une cérémonie sordide semblable à celle qui avait suivi le décès de Miroslav mais avec Casamov comme orchestrateur, Marushka Setimova recouvrit son beau visage, celui qu'elle arborait avant sa terrible maladie. Dans un coin de la pièce, au fond d'un brasero, un cur achevait de se consumer au milieu de flammes... vertes.

 Mirakle 27 avril 2008 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
Tous ces souvenirs étaient revenus avec fulgurance dans l'esprit de Casamov. Sous le coup de ses émotions, la momie s'était figée, le regard fixé sur un vitrail, plongé dans le vague. Casamov n'avait jamais refait ce voyage dans le temps et donc sur le changement qui s'était produit en lui depuis lors. N'avait-il été qu'une marionnette aux mains des Nécromants depuis cette époque ? Son sommeil prolongé de cinquante ans puis ce choc face à cette main tranchée lui faisaient voir les événements passés sous un nouveau jour. Depuis Bucarest, il n'avait jamais plus eu de liberté. Son libre arbitre avait été confisqué et il ne s'en était pas rendu compte. Ses rêves de gloire qui se réalisaient alors avaient masqués la réalité. Les crimes qu'il avait commis, l'arrogance qui avait été la sienne, sa déchéance morale, il en était responsable mais il savait aussi qu'il n'aurait pas pu faire autrement. Il était sous le joug des Nécromants et ils revenaient le chercher après toutes ces années. Que lui voulaient-ils ? Pourquoi le réveiller ? Le sacrifice d'une main était révélateur de l'importance que Marushka Setimova lui accordait.

Au dehors, Julia restait tapie derrière une pierre tombale massive en granit. Pour se rassurer, elle serrait très fort un vieux crucifix qu'elle avait trouvé. Elle ne distinguait pas bien ce qui se déroulait dans le sépulcre de Casamov. La chose semblait immobile, debout. Son inactivité rendait les événements encore plus étranges. Quant à Charles, elle distinguait son corps posé sur le catafalque du tombeau. Lui aussi ne bougeait pas. Julia cherchait du regard une aide éventuelle qui pourrait se présenter dans le cimetière. Le silence régnait sur les lieux et aucun visiteur ne troublait cette apparente sérénité. Elle devait agir seule si elle voulait sauver son nouvel ami aux pouvoirs stupéfiants. Il lui fallait trouver un stratagème pour soustraire Charles aux mains desséchées de la créature manifestement morte ... et pourtant vivante.

Charles fit un mouvement involontaire alors qu'il se réveillait. Ne venait-il pas d'avoir un horrible cauchemar ? Il ouvrit les yeux pour constater que, dans la pénombre ambiante, l'être morbide de son rêve lui faisait face. Charles poussa un hurlement de terreur et recula en s'appuyant sur ses avant-bras. Les yeux exorbités, il examinait le visage de Casamov, guettant une réaction d'hostilité. Rien ne vint. La momie jetait sur lui un regard empli de bonté. Ce fait nouveau augmenta le trouble de Charles.
- Q... Que me voulez-vous ? Osa-t-il demander
Casamov entrouvrit la bouche, comme pour parler, mais il ne put émettre qu'un son guttural mal articulé, un gargouillement sinistre. Cette ébauche de parole empreinte de douceur renforça le sentiment de Charles : la créature ne semblait pas lui vouloir de mal.

Le cri de Charles avait alarmé Julia. Son sang n'avait fait qu'un tour ; elle ne pouvait pas tergiverser plus longtemps. Charles courrait un danger et elle se devait de le sauver immédiatement. Une idée lui était venue. Une idée risquée car elle n'avait jamais tenté ce qu'elle s'apprêtait à faire : se téléporter en emmenant avec elle un autre être vivant. Le danger qu'elle jugeait imminent l'incita à braver son anxiété, il fallait jouer le tout pour le tout.

Pendant une fraction de seconde, Casamov cru voir une jeune fille enlacer le garçon avec lequel il tentait de communiquer puis, les deux disparurent en un clin d'il. La momie avança la tête pour examiner minutieusement l'endroit où se trouvait Charles quelques instants auparavant. Elle palpa le catafalque, fouilla du regard l'intérieur du sépulcre : elle était désormais seule. Casamov s'approcha de l'entrée défoncée et jeta des coups d'il à l'extérieur, dans l'espoir d'apercevoir l'enfant qui lui paraissait incarner son salut. Le Grand Casamov avait été rappelé à la vie comme instrument d'une sombre machination, d'un plan funeste dont il ignorait tout. Mais Casamov savait au moins une chose : il ne comptait pas se laisser manipuler, cette fois.

 Mirakle 23 octobre 2011 à 21:40 Envoie un message à Mirakle Voir le profil de Mirakle
La lettre était arrivée par la poste tôt ce matin là, en même temps que le laitier. Mme Hillwater l'avait glissée sur le plateau du petit déjeuner sans y faire aucune allusion. Elle savait son maitre observateur et suffisamment curieux pour la parcourir dans les plus brefs délais.

En effet, Sir Jason Scotwild ne se lassait pas des nouvelles du monde en particulier lorsqu'elles lui étaient adressées par le très docte directeur du cimetière de Lodeville. Scotwild s'était littéralement jeté sur la lettre en déchirant l'enveloppe à l'aide de son coutelas de poche de la guerre du Soudan.

La lettre, écrite d'une fort belle manière, disait en substance que des phénomènes ésotériques dépassant l'entendement s'étaient déroulés dans le cimetière de Lodeville. Le directeur priait Sir Scotwild de venir de toute urgence en sa qualité de chasseur de démon et autres activités occultes.





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Commencée par Daffieh,
le 21 mai 2006. L'histoire est composée de 13 participations.

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