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Miroir mon beau miroir
Miroir mon beau miroir
Miroir magique dis-moi où tu m'emmènes.....




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 Tonio77 19 février 2008 Envoie un message √† Tonio77 Voir le profil de Tonio77
Julie et Ryan avaient l'habitude de fouiller dans les antiquités de leurs parents.
Un beau jour Julie trouva un miroir décoré de pleins de diamants de toutes les couleurs plus belles les unes que les autres.
Elle dit :
- Hé ! Ryan regarde ce miroir !!!
- Oui, mais où l'as-tu trouvé ? Papa et maman ne nous ont jamais parlé de ce miroir répondit-il.
- Tu sais déjà qu'ils nous disent pas beaucoup de choses, donc..., rétorqua Julie
- Ok mais surtout ne TOUCHE A RIEN, parce que je ne veux pas que tu le casses, car après tu vas encore trouver une excuse bidon comme celle du vase, tu avais dit que tu voulais faire un rugby avec, alors surtout ne le touches pas."
Mais Julie ne l'écouta pas et elle fit tout l'inverse de ce que lui disait son frère.

 Dielorelei 06 mai 2008 Envoie un message √† Dielorelei Voir le profil de Dielorelei
Elle tourna et retourna le miroir de toutes les façons, examinant et tripotant les diamants étincelants dans le rayon de soleil qui tombait de la lucarne du grenier.
-Ce ne sont sûrement pas de vrais diamants, dit-elle, sinon, cela coûterait une fortune!
-Laisse ce truc, dit Ryan, il est plein de poussière !
-Attends, il suffit de l'essuyer, répliqua Julie qui, se saisissant d'un mouchoir en dentelle qui se trouvait au-dessus de la malle, entreprit de frotter le miroir.
Celui-ci retrouva une apparence brillante et Julie, l'ayant posé sur le plancher, se regarda dedans.
-Viens voir, Ryan, si ce miroir est beau, une fois nettoyé !
Ryan s'approcha, et tous deux se regardèrent dans la surface miroitante.
-Et toutes ces pierres, murmura Julie en pianotant sur les gemmes colorées, ne sont-elles pas superbes?
A peine avait-elle prononcé ces mots qu'un vent violent se leva dans le grenier, une mini tornade semblant surgir du miroir, qui les enveloppa tous deux en une fraction de seconde.
Incapables de parler, ils se sentirent aspirés par le vortex qui s'était créé et en un instant ils furent happés à l'intérieur du miroir et propulsés sans ménagement dans un endroit inconnu.
-Aïe ! c'est quoi, ça ? fit Ryan quand il put reprendre ses esprits.
-Oh mon Dieu, oh mon Dieu, dit Julie en se remettant péniblement debout on est où là, et que s'est-il passé?
-C'est plutôt à toi de me le dire, cria Ryan, tu as tripoté les pierres du miroir, et maintenant, on est au milieu de nulle part ! Mais qu'est-ce que tu as fait ?
-Ah ! ne commence pas à crier, bougonna Julie, j'ai juste appuyé au hasard sur ces fichues pierres, je ne savais pas que ça déclencherait l'ouverture sur un monde parallèle!
-Un monde parallèle, hein? et on sort comment de ton monde "parallèle"? continua Ryan, furieux, et comment on le retrouve, notre monde à nous?
Julie jeta un regard autour d'elle : manifestement, ils étaient seuls dans une sorte de parc traversé par un ruisseau qui serpentait dans l'herbe.
-C'est étrange, il n'y a personne, dit-elle, il faut voir ce qui se trouve au delà de ce parc !
-C'est ça ! Enfonçons-nous dans l'absurde encore plus, dit Ryan et allons à la rencontre du premier danger venu!
-Mais qu'est-ce que tu veux faire, à la fin! On a été catapulté ici, par je ne sais quel hasard, il ne nous reste plus qu'à nous en sortir !
-le "hasard" comme tu dis, porte un nom et même deux : ton insatiable curiosité et ton penchant manifeste à faire le contraire de ce que l'on te dit !
-Ah! écoute, si on passe notre temps à nous disputer, on ne sortira jamais d'ici! On y est arrivé grâce à un miroir, on en sortira grâce à un autre miroir!
-Tiens! Et d'où te vient cet éclair de génie?
-Cela me semble la logique même, une action déclenche toujours une réaction, donc une autre action identique devrait déclencher une réaction identique!
-Sauf si au lieu de retourner dans notre monde, on repart dans une autre dimension, et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps!
-Mais qui te dit qu'on a quitté notre monde, fit Julie, je reconnais les arbres, le ruisseau, le ciel, donc on doit toujours être sur notre bonne vieille planète!
-Tu oublies une chose, fit Ryan d'un ton sinistre, on a quitté un monde au début du printemps, et là, les arbres sont complètement verts! Et il fait chaud!
-Tu crois qu'on aurait voyagé dans le temps? Raison de plus pour savoir à quelle époque nous sommes! Viens, sortons d'ici!

 Martin 06 mai 2008 Envoie un message √† Martin Voir le profil de Martin
- Tu crois que c'est l'été ici dans ce monde, dit Julie, parce ce que les arbres sont verts et qu'il fait chaud.

 Dielorelei 07 mai 2008 Envoie un message √† Dielorelei Voir le profil de Dielorelei
-Je trouve que ça fait longtemps que l'on marche, dit Ryan au bout d'un moment, et nous n'avons pas encore vu de sortie! Et je dirais même qu'il me semble reconnaître cet arbre, là, avec la mousse tout autour du tronc, nous sommes déjà passés devant tout à l'heure.
-Tous les arbres se ressemblent, répliqua Julie, continuons, je ne vois rien d'autre à faire!
Ils commençaient néanmoins à être fatigués, et Ryan décida de s'asseoir pour se reposer un peu.
-Et je commence à avoir faim, et j'en ai assez de marcher, j'ai l'impression qu'on tourne en rond.
-Ryan, il faut absolument sortir d'ici!
-Ah oui? Et comment? Ca fait des heures qu'on marche! Et on en est au même point!
Découragé, Ryan se laissa aller sur le dos, contemplant le ciel d'un bleu immuable, sans le moindre petit nuage.
-Quelle heure est-il, maintenant?
-Ma montre indique 15 heures, et si je ne me trompe pas, il était à peu près cette heure là quand nous sommes montés dans le grenier!
-Comment peux-tu en être sûre?
-Parce que l'horloge qui est dans le salon s'est mise à sonner quand nous sortions, et machinalement j'ai compté 3 coups.
-Ce qui voudrait dire que, soit ta montre est arrêtée, soit nous sommes dans un monde où le temps n'existe pas.
-Ma montre n'est pas arrêtée, la trotteuse marche!
-Dans ce cas, pourquoi le temps n'avance-t-il pas, c'est un vrai cauchemar!
-Ne commence pas à paniquer, Ryan, il y a une explication rationnelle à tout!
-Surtout dans un monde d'où on ne peut sortir! Je me demande ce que fait mon Ange Gardien, lui qui est censé me protéger! S'il-vous-plait! Faites nous sortir, cria Ryan , en désespoir de cause. Je veux rentrer chez moi!
-Ryan! Regarde, regarde, là!
-Quoi? Quoi? Qu'est-ce que tu as vu?
-Dans les fourrés, j'ai vu quelque chose bouger!
Tous deux se mirent debout et s'avancèrent vers l'endroit où Julie avait détecté un mouvement.
-Il n'y a rien, fit Ryan, je ne vois rien!
Julie continuait d'avancer, quand elle s'arrêta d'un coup. Ryan, qui la suivait de près, buta contre son dos.
-Mais...commença-t-il.
Sa soeur lui fit impérativement signe de se taire.
Devant eux, crinière au vent, un grand et magnifique cheval blanc, un antérieur levé, semblait les attendre.
-A qui est ce cheval, murmura Ryan, pétrifié, son cavalier ne doit pas être loin!
Julie s'approcha de l'animal, posant sa main sur son encolure, elle murmura doucement en le caressant:
-Où est ton maître, gentil cheval, conduis-nous à ton maître!
Le cheval secoua sa crinière argentée, fit trois pas en arrière, comme s'il les incitait à le suivre, et attendit.
-Tu veux que nous te suivions, dit Julie, alors nous allons te suivre, montre-nous le chemin!
Mais le cheval se mit à hennir, comme si ce n'était pas ce qu'il attendait.
Il s'approcha d'eux en présentant son flanc, et Ryan, comprenant dans un éclair, dit à sa súur:
-Il veut que nous grimpions sur son dos!
-Il n'y a pas de selle , mais nous allons nous aider avec cette branche d'arbre sur laquelle nous allons monter.
Le cheval, semblant comprendre, se rapprocha de l'arbre, et Julie et Ryan grimpant sur une branche basse, purent enfourcher le cheval.
Celui-ci tourna sa tête vers eux, les regardant de ses doux yeux bruns, semblant dire: "attention, nous sommes prêts, accrochez-vous bien à moi"
Julie se cramponna à son frère qui lui-même s'agrippait fermement à la crinière. Après avoir encensé deux ou trois fois, le cheval s'élança.
Il allait à une vitesse vertigineuse, et les deux adolescents virent défiler les arbres, les buissons, les ruisseaux et les clairières à une rapidité inouïe. Le vent de la course les empêchait de parler, et ils étaient trop préoccupés à se maintenir sur l'animal pour échanger leurs impressions.
Au bout d'un temps qu'ils n'auraient su déterminer, le cheval ralentit son allure, et c'est au pas qu'il s'approcha d'une vaste grotte.
Là, il tourna de nouveau sa tête vers eux, et Ryan comprit qu'ils devaient descendre. Ils se laissèrent glisser à terre, et le cheval, après un petit hennissement, disparut à leurs yeux.
-Qu'est-ce qu'on fait, maintenant, murmura Ryan, on entre dans la grotte?
-Ce n'est peut-être pas prudent, fit remarquer Julie, c'est tout noir, la-dedans!
-Si le cheval nous a amenés là, au pied de la grotte, c'est pour que nous y entrions, répliqua Ryan avec logique.
Après avoir hésité, Julie et son frère s'approchèrent de l'entrée.
Il faisait très sombre à l'intérieur, et ils avancèrent à tâtons, faisant très attention où ils mettaient les pieds.
-Il ne faut pas qu'on se perde, dit Julie, parce qu'on ne voit rien, ici. Il nous faudrait quelque chose, pour baliser le chemin et nous servir de repère, au cas où nous voudrions ressortir.
-Et tu suggères quoi?
-J'ai une idée.
Ce disant, Julie enleva son tricot et se mit patiemment à mordiller un coin du lainage.
-Tu fais quoi, là, à ronger ton tricot, fit Ryan, tu te prends pour une mite?
-Mais non, idiot, dit Julie, j'essaie de le détricoter pour avoir le brin de laine! entier, si possible!
Au bout d'un moment, elle finit par mettre à jour un rang de tricot qu'elle s'empressa de détricoter.
-Tiens, dit-elle à son frère, voilà le début du rang de tricot, fais-en une pelote, et évite de casser le brin de laine, sinon, fais un núud solide.
-Tu crois qu'on aura assez de longueur pour parcourir toute la grotte, pour peu qu'elle soit aussi vaste que le parc!
-Moi je dirais forêt, parce que l'étendue était immense!
Tout en parlant, l'une détricotait tandis que l'autre formait une grosse pelote. Arrivée au bout du tricot, Julie chercha un endroit où elle pourrait nouer le début de la pelote.
-Là, ça me semble bien, fit-elle en entortillant la laine autour d'une petite saillie arrondie, et maintenant, va devant, Ryan, et fais attention à ne pas casser le brin! surtout, fais attention! Et ne laisse pas échapper la pelote!
-Oui, oui, j'ai compris, je vais faire attention!
Ils se mirent en route prudemment, Ryan déroulant sa pelote avec précaution, et Julie suivant son frère en le tenant par sa veste.
-Tu as encore de la laine, dit-elle après qu'ils eurent marché durant ce qui leur parut une éternité
-Plus beaucoup, fit Ryan, et je ne vois pas de lumière, nous sommes toujours dans le noir, il faudrait peut-être ressortir, AAAHHHH!!! au secours!
Et Ryan se sentit précipité sur une pente sans qu'il put se retenir, Julie dégringolant derrière lui.
Ils glissèrent en s'écorchant aux parois mais rien ne pouvait freiner leur chute.
Celle-ci s'arrêta enfin et les deux adolescents se retrouvèrent, moulus, dans une entrée circulaire éclairée par une déchirure dans la roche.
-La sortie, là! fit Ryan en se mettant debout. Aie! bon sang, quelle chute! Nous avons de la veine de nous en être sortis! ça va, Julie?
-A peu près, je dois avoir des bleus partout! Je me demande sur quoi on va déboucher, maintenant!"

 Dielorelei 12 mars 2009 à 18:05 Envoie un message √† Dielorelei Voir le profil de Dielorelei
-De toute façon, on ne peut plus faire marche arrière, le fil de la pelote s'est cassé dans la chute, il ne reste plus qu'à sortir d'ici, on n'a pas le choix. Je vais passer le premier, tu me suis en faisant attention, accroche toi à mon sac à dos.
Ryan ne quittait pratiquement jamais son sac à dos, sa soeur prétendait même qu'il devait dormir avec. En l'occurrence, il révélait toute son utilité, avec tout ce que Ryan entassait dedans: cela allait de la torche électrique au bâton de colle en passant par quelques clous et l'incontournable couteau suisse.
-Je me demande bien pourquoi tu n'as pas utilisé ta lampe, dans la grotte, tout-à-l'heure, dit Julie.
-Parce qu'elle n'aurait peut-être pas tenu assez longtemps et que nous aurons peut-être des situations plus critiques où elle nous sera plus utile, rétorqua Ryan.
le garçon passa la tête par l'ouverture de la grotte.
-Eh bien!
-Quoi?
-Il va falloir soit descendre, soit monter. Et je crois qu'il va être préférable de monter.
Tous deux contemplèrent le paysage qui s'offrait à leurs yeux.
La grotte s'ouvrait à mi-hauteur d'un escarpement rocheux qui s'étendait à perte de vue, bordant un lac dont les eaux immobiles reflétaient un ciel gris et menaçant.
Ils sortirent de la grotte, et Ryan descendit le rocher le plus proche tandis que Julie évaluait l'escalade qu'ils devraient faire pour atteindre la terre ferme.
-L'ascension ne devrait pas être trop difficile, dit-elle en grimpant un rocher ou deux, la pente n'est pas très abrupte et ça ne semble pas très haut.Viens, Ryan, ne perdons pas de temps, je ne me sens pas très à l'aise, ici.
Et Julie se mit à escalader les rochers en cherchant çà et là un appui sûr pour poser ses pieds, quand elle entendit son frère crier. Se retournant, elle vit Ryan en fâcheuse posture: il avait glissé et se tenait accroché à une roche: manifestement, il n'arrivait pas à rétablir son équilibre.
-Attends, ne bouge pas, j'arrive, dit Julie en redescendant prudemment.
-Dépêche toi, je me sens comme attiré vers le bas, comme si on me tirait!
-Attrape ma main, je vais t'aider à remonter.
Et Julie réussit à saisir la main de son frère qui n'arrivait pas à quitter la roche où il se cramponnait.
-Lâche la roche, Ryan on n'y arriverait pas si tu restes accroché!
-Je te dis que quelque chose m'empêche de remonter, comme si une force invisible me retenait!
Julie s'arc-bouta sur un rocher et tira désespérément sur le bras de son frère qui ne bougea pas d'un pouce, bien qu'il fit des efforts surhumains pour se hisser au niveau de sa soeur.
-Oh mon Dieu, fit Julie, tu es sûr que tu n'es pas retenu par quelque chose?
-Non, je te dis, c'est comme si j'étais aspiré vers le bas! Ne lâche pas ma main, surtout!
Julie était en nage à force de tenter de hisser son frère.
-Mais qu'est-ce qu'on va faire? si je te lâche tu tombes, on ne va pas passer l'éternité collés à cette fichue roche!
oh! s'il-vous-plaît, quelqu'un, aidez-nous!
-Il n'y a pas grand-monde, je te signale, dit Ryan d'un ton sinistre.
-Oh mon Dieu, voilà un aigle! Il ne manquait plus que ça! qu'est-ce qu'on va faire, cria Julie paniquée en voyant un immense rapace se diriger vers eux.
Le grand oiseau arrivait silencieusement vers les deux adolescents qui, pétrifiés, ne faisaient pas un geste.
L'aigle arriva droit sur Ryan qui instinctivement rentra la tête dans ses épaules. Les serres puissante de l'oiseau accrochèrent le sac à dos du garçon et sans effort le souleva des rochers. Julie lâcha la main de Ryan qui, tel un paquet suspendu aux serres de l'aigle, fut amené en haut de l'escarpement rocheux tandis que Julie hurlait le nom de son frère, terrorisée à l'idée que le grand rapace envisageait peut-être de faire un repas improvisé.
L'aigle lâcha Ryan en douceur sur le sol et retourna vers Julie qui grimpait frénétiquement de roches en roches, sans se soucier des écorchures qu'elle récoltait sur les aspérités des pierres. Levant la tête, Julie croisa le regard d'ambre de l'oiseau.
Celui-ci plana au dessus de Julie, semblant l'accompagner silencieusement dans sa laborieuse ascension. A mesure qu'elle montait, Julie se sentait plus légère, et son frère vint obligeamment à son secours en l'aidant à franchir les derniers rochers.
Julie se laissa tomber sur l'herbe près de son frère.
L'aigle décrivit encore quelques cercles au-dessus d'eux et remonta dans les airs.
-Merci! crièrent Julie et Ryan en même temps en agitant les mains pour lui dire adieu.
L'oiseau tourna la tête vers eux et les regarda, puis sans effort, d'un battement de ses ailes immenses, remonta comme un flèche vers le ciel.
-Eh bien, en voilà une aventure! dit enfin Julie, encore essoufflée par sa montée. Je n'ai jamais fait d'escalade aussi rapidement! J'ai cru que l'aigle allait te dévorer tout cru!
-Crois-moi si tu veux, mais à aucun moment je ne me suis senti en danger pendant que l'aigle me tenait dans ses griffes, dit Ryan comme si le fait d'avoir été remorqué par un oiseau était un épisode des plus banals.
-Ses serres. On dit des serres pour un rapace. Les griffes, c'est pour les chats.
-Merci pour la leçon de français, c'est le moment, vraiment !

 Dielorelei 23 mars 2009 à 21:56 Envoie un message √† Dielorelei Voir le profil de Dielorelei
Julie écarta d'un geste de la main la remarque acerbe de son frère.
-En attendant, il faut prendre une décision, dit-elle, et essayer de trouver quelqu'un pour nous renseigner. Il doit forcément y avoir des gens quelque part, j'aperçois un château dans le lointain, tu vois bien ce que je vois, Ryan?
-Je vois une forêt qui borne l'horizon tout au loin et ce qui me semble être un village groupé autour d'une église, et beaucoup d'arbres. Attends.
Et Ryan se mit à farfouiller dans son sac à dos d'où il extirpa une paire de jumelles. Il fit une mise au point rapide et examina les alentours.
-Oui, c'est bien un village, il y a des maisons et je vois des gens qui vont et viennent. Tiens, regarde.
A son tour, Julie observa ce que lui montrait son frère. Puis se tournant, elle scruta la lande qui bordait le lac: c'était un paysage lugubre et froid qui ne semblait pas avoir de fin. A l'horizon, du côté du lac, la terre semblait rejoindre les eaux sombres et immobiles.
-Allons par là, dit-elle à Ryan en montrant le village. Plus vite on se mettra en route et mieux ça vaudra.
-Il y a une sacré trotte, dit Ryan, tiens, prends ça.
Et Ryan tendit à Julie une barre chocolatée qu'il venait de tirer du sac.
-Ryan, dit Julie la bouche pleine, che ne dirais plus chamais de mal de ton chac à dos, il nous chauve la vie, j'avais faim. Quechque tu as encore dans ton chac?
-Des tas de bricoles très utiles, dit Ryan. Allons, en route.
-Tu as une idée de l'heure qu'il peut-être?
-Ni de l'heure ni du jour. Si comme je le crois nous sommes dans une dimension différente, aucun calcul ne peut être utile. Nous avons quitté la maison à trois heures, mais il est peut-être dix heures du matin, va savoir.
-Je vais péter un plomb, dit Julie.
-Tu ne vas rien péter du tout, rétorqua Ryan, péremptoire. Dis-toi qu'à chaque difficulté, il suffit qu'on demande de l'aide pour l'obtenir: Ce qui semble vouloir dite que notre arrivée ici est une erreur et que quelqu'un nous protège. Donc on devrait, à un moment ou un un autre retourner dans notre monde.
-Mais comment? On y est peut-être, dans notre monde!
-A mon avis non. Le miroir nous a aspirés dans un monde inconnu, et il faut trouver la porte qui fait la jonction entre nos mondes. A moins de trouver un miroir identique qui nous renverra d'où l'on vient.
-D'où te vient cette faculté de raisonnement, tout à coup? dit Julie ébahie.
-Tu oublies que c'est moi le scientifique de la famille, dit Ryan sans aucune modestie. Donc mon inconscient enregistre et mon cerveau interprète.
-Waouh. Alors là, respect. Vraiment. Je compte sur toi pour nous sortir de là.
-Ce qu'il faut que je comprenne, c'est la valeur du temps ici par rapport au temps qu'on a quitté. On sait que les parents sont partis pour dix jours chez nos grands parents. Donc ils ne risquent pas de remarquer notre absence tout de suite, ça nous laisse une marge.
-Mais ils vont sûrement téléphoner pour savoir si tout va bien.
-Ils l'ont fait en arrivant chez Papy et Mamy. Donc ils ne vont pas recommencer tout de suite. Au pire, ils laisseront un message.
-Et si on les appelait? Tu as bien ton portable!
-Hein? D'univers à univers, ça ne risque pas de passer!
-Essaie tout de même!
En bougonnant, Ryan sortit son portable de sa poche et l'alluma.
-Regarde, pas de réseau. Le contraire eut été étonnant.





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Miroir mon beau miroir est classée dans le genre Aventure.

Commencée par Tonio77,
le 19 février 2008. L'histoire est compos√©e de 6 participations.

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